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Auteur Fil de discussion: Résolution du F6/D3  (Lu 13950 fois)
remi56
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« le: Mars 02, 2008, 14:42:44 »

Comment expliquer la différence de résolution entre des photos argentiques faites avec le F6 (portra 160 NG par exemple) et D3, avec les mêmes objectifs?
Pourtant, scanné à 4000 Dpi, cela donne un équivalent de 22 Mpix.

Est-ce dû au fait que les molécules photosensible du film ont une dimension spécifique plus grande qu'un photosite du capteur du D3. Je trouve ce phénomène assez étrange, parce que la surface sensible d'un film est un continuum alors qu'elle est discrète sur un capteur.

j'essaierai de faire des tests qui illustrent ce phénomène, mais je crois que nous l'avons tous constaté.
Quelqu'un a une idée?
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kochka
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« Répondre #1 le: Mars 02, 2008, 14:52:56 »

Les capteurs unitaires sont régulièrement et parfaitement localisés. Ils ne se superposent pas. les grains (groupes de molécules colorées), si.
 On pourrait scanner une dia à 250 million de pixels que cela ne changerait rien. Les grains seraient plus net, mais toujours superposé entre eux.
 La pelloche, c'est du multicouches.
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kazimodo
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« Répondre #2 le: Mars 02, 2008, 14:58:28 »

Comment pratiquiez-vous, avant les ordinateurs, pour modifier l' accentuation (masque flou, passe haut ) des photos argentiques ?

Je profite ce ce fil, sorry si je pollue un peu.

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seba
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« Répondre #3 le: Mars 02, 2008, 15:04:14 »

Je me suis amusé à reproduire côte à côte les pixels résultants d'un D200 et un détail de film N&B courant, à la même échelle.
Difficile a priori de dire lequel des deux a potentiellement le pouvoir résolvant le plus élevé.
Certaines émulsions ont un grain beaucoup plus petit que ça.
En tout cas le film n'est pas un continuum, vu que c'est une suspension de cristaux de sels d'argent dans la gélatine, et après développement l'argent a une autre forme que les cristaux de sels d'argent (plutôt dendritique) ce qui fait un peut "éclater" le grain.

Je pense que certaines caractéristiques du film sont néfastes pour la résolution, comme l'épaisseur de la couche (ou des couches), la diffusion et l'irradiation.
Trois choses qui, je pense, ne peuvent pas se produire pour un capteur.
Pour un film couleur, les choses empirent vu l'empilement de nombreuses couches et le mode de formation des colorants.

Une surface sensible constituant un vrai milieu continu est très résolvante (résines photosensibles ou diazoiques).


* CaptFilm.jpg (119.97 Ko, 1000x667 - vu 476 fois.)
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seba
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« Répondre #4 le: Mars 02, 2008, 15:21:26 »

Voici une image comparée entre le capteur du D200 et une émulsion à très haut pouvoir de résolution (collodion).
Là le capteur est battu à plate couture.


* Stan7.jpg (55.71 Ko, 2000x667 - vu 477 fois.)
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remi56
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« Répondre #5 le: Mars 02, 2008, 17:30:26 »

Merci pour cette discussion intéressante.
Ma question était pure curiosité, parce que je ne pense pas que la résolution, dans certaines limites, soit une fin en soi. Dans le même esprit, j'aime beaucoup le D3 pas uniquement pour sa résolution, mais pour son rendu très "rond". J'ai pris hier quelques photos dans la cathédrale de Chartres, qui est assez mal éclairée pour mettre en valeur les magnifiques vitraux, et le rendu en haute sensibilité, après pas mal de boulot sous NX, est vraiment beau, très doux, avec un "grain" très agréable (par rapport au D2X par exemple). J'en montrerai quelques unes quand j'aurai terminé le travail.
Impossible en argentique, sans pied.

Pour revenir au fil, la suite de ma comparaison concerne le n&b. Je continue à prendre mes photos en couleur au D3 et le n&b en argentique (F6 et MF); la sensibilité chromatique du film (triX dans mon cas) est assez différente de celle d'un bon capteur, et crois qu'en 150 ans, cela a créé des habitudes visuelles inconscientes. Avez vous essayé la conversion numérique? en êtes vous satisfaits?
Question colatérale (?), pavenez-vous à penser en n&b quand vous avez un appareil numérique? (moi je ne peux pas, comme au temps ou je faisais de la diapo: sachant qu'il y avait un film couleur dans l'appareil, je regardais de manière très différente).

Désolé de faire dévier le fil, mais je trouve intéressant d'échanger des idées sur ces techniques et approches mixtes que beaucoup d'entre nous pratiquent.
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chelmimage
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« Répondre #6 le: Mars 03, 2008, 08:50:56 »

Je pense que certaines caractéristiques du film sont néfastes pour la résolution, comme l'épaisseur de la couche (ou des couches), la diffusion et l'irradiation.
Trois choses qui, je pense, ne peuvent pas se produire pour un capteur.
peut être qu'un est pas loin d'avoir des phénomènes qui y ressemblent avec dans l'ordre, la profondeur des photosites, la matrice de Bayer et le débordement des photosites et contamination du voisin en cas de saturation..
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