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Auteur Fil de discussion: quel espace couleur optimal pour tirage chez PhotoWeb ?  (Lu 2525 fois)
nicomax
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« le: Octobre 14, 2010, 09:51:00 »

salutatous,

suite à divers avis et conseils je m'oriente vers un écran HP ZR24W (qui n'est pas Wide Gammut mais sRVB)... mais je suis encore indécis !

je souhaite réaliser des "livres photo" chez PhotoWeb chez qui on peut télécharger leurs profils :
http://www.photoweb.fr/produit/livre-photo/livre-photo-style-portrait.asp

j'ai trouvé un site qui propose un tutoriel sur comment préparer ses photos pour PhotoWeb :
http://blog.aube-nature.com/?2006/04/05/14-photoshop-preparer-un-fichier-pour-tirage-photoweb

dans ce tutoriel, il est dit que l'idéal soit que ses photos soit en Adobe RGB, puis qu'ensuite on leur applique le profil propre à PhotoWeb, d'où ma question :

si je calibre (avec sonde Eye One Display 2) cet écran HP ZR24W, le tirage de mes "livres photo" sera tout de même honorable ?
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Manu_14
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« Répondre #1 le: Octobre 14, 2010, 10:36:54 »

Hello,
Tu t'éviteras bien des soucis en restant restant en sRVB de la prise de vue à l'envoi à Photoweb.

L'espace Adobe 98 n'a d'intérêt que si tu imprimes toi-même (l'espace de l'imprimante est plus large que le sRVB, ce qui n'est pas le cas de la tireuse qu'utilise Photoweb)

Si tu souhaites utiliser le profil Photoweb, fais une conversion dans le profil  et surtout pas l'application du profil.

Manu
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STB
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« Répondre #2 le: Octobre 14, 2010, 10:54:27 »

et je pense que tu confond profil d'affichage et espace de travail...
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StB
Manu_14
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« Répondre #3 le: Octobre 14, 2010, 11:08:39 »

La différence est plus sémantique que pragmatique, deux façons de décrire le même concept. Ton image en Adobe incorpore bien un profil qui décrit l'espace Adobe.
A l'inverse, tu pourrais tout à fait travailler dans ton espace imprimante ou dans ton espace écran (très déconseillé toutefois). C'est ce qu'on faisait avant qu'Adobe n'introduise la notion d'espace de travail.

Manu
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nicomax
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« Répondre #4 le: Octobre 14, 2010, 11:09:39 »

Citation
Si tu souhaites utiliser le profil Photoweb, fais une conversion dans le profil  et surtout pas l'application du profil

effectivement, le tutoriel en question le précise bien.

Citation
et je pense que tu confond profil d'affichage et espace de travail

c'est vrai que j'ai un peu de mal dans la compréhension et l'agencement de toutes ces informations liées à l'étalonnage écran et profils ICC... et cela tant que je n'aurais pas mis en pratique l'étalonnage...

il faut donc que je passe à la pratique...
je pense donc acquérir cet écran HP ZR24W  Sourire
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Inka
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« Répondre #5 le: Octobre 14, 2010, 11:15:12 »

c'est vrai que j'ai un peu de mal dans la compréhension et l'agencement de toutes ces informations liées à l'étalonnage écran et profils ICC... et cela tant que je n'aurais pas mis en pratique l'étalonnage...
il faut donc que je passe à la pratique...

Avant la pratique, bien maîtriser la théorie n'est pas un mal : http://www.profil-couleur.com/
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nicomax
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« Répondre #6 le: Octobre 14, 2010, 11:25:00 »

je prend note  Clin d'oeil
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Nikojorj
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« Répondre #7 le: Octobre 14, 2010, 11:53:05 »

si je calibre (avec sonde Eye One Display 2) cet écran HP ZR24W, le tirage de mes "livres photo" sera tout de même honorable ?
Le calibrage et profilage d'un écran est tout simplement indispensable; sans, le rendu des tirages sera toujours plus aléatoire.
L'i1D2 me semble un très bon choix, le ZR24W aussi dans cette gamme de prix.

Pour la théorie, "real world color management" par fraser et al. (dispo sur amazon US par exemple) est une référence très abordable.
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nicomax
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« Répondre #8 le: Octobre 14, 2010, 12:19:49 »

je pense acquérir l'ouvrage "La gestion des couleurs pas à pas" aux éditions eyrolle, de Jean Delmas :
http://www.eyrolles.com/Audiovisuel/Livre/gestion-des-couleurs-pas-a-pas-9782212125795

j'ai également trouvé cet article (10 pages d'explication) sur "La gestion des couleurs sur ordinateur" :
http://www.astrosurf.com/luxorion/rapport-gestion-couleur.htm
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pgrat
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« Répondre #9 le: Octobre 14, 2010, 13:34:37 »

je pense acquérir l'ouvrage "La gestion des couleurs pas à pas" aux éditions eyrolle, de Jean Delmas :
http://www.eyrolles.com/Audiovisuel/Livre/gestion-des-couleurs-pas-a-pas-9782212125795

Excellent ouvrage, très facile d'accès ! Ne le manquez pas !
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Inka
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« Répondre #10 le: Octobre 14, 2010, 15:48:39 »

Le calibrage et profilage d'un écran est tout simplement indispensable

Juste pour chicaner, j'ai connu un photograveur réputé qui étalonnait des reproductions de peinture sur un écran monochrome, tout à la pipette.
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nicomax
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« Répondre #11 le: Octobre 14, 2010, 18:35:59 »

Pour celles et ceux qui ne possèdent pas Photoshop ou autres solutions payantes, je viens de tomber sur une page très intéressante qui propose une solution GRATUITE de conversion par lot de profils couleurs pour Jpeg... et ceci justement dans le cadre de la conversion de fichiers au profil Photoweb.

ici : http://fotopassion.fr/convertir-profil-icc-photo-photoweb-gratuit/
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Steph en Bretagne
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« Répondre #12 le: Novembre 30, 2010, 18:55:05 »

Hello,

Je me greffe un peu tard mais je viens de remarquer que Photoweb avait refait (très bien) ses explications sur la colorimétrie :
- calibration: http://www.photoweb.fr/atelier/atelier_photo_36.asp
- profils avec photoshop & the gimp : http://www.photoweb.fr/atelier/atelier_photo_36.asp

Par contre, je suis un peu inquiète parce qu'avec écran calibré, gestion des couleurs comme indiquée par Photoweb et soft proofing avec profil livre photo, il faut vraiment ajouter beaucoup de contraste pour un résultat agréable. Quand on regarde la photo sans le profil photoweb, ça flash à fond (plus qu'avec mes anciens réglages).

Quelqu'un a testé ?
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Steph en Bretagne
Sansame
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« Répondre #13 le: Décembre 01, 2010, 11:27:39 »

Il y a longtemps que je n’avais pas visité les pages de PhotoWeb consacrées à la gestion des couleurs. Ce fil m’a donné envie d’y aller voir de plus près et ce que j’y ai lu reste bien médiocre, en particulier dans le  modes de rendu et l’épreuvage.

Paramétrage de « Couleurs » dans Photoshop :

Adopter sRGB comme espace de travail RVB par défaut, pourquoi pas si on destine ses images uniquement au Web ou à un tirage « grand public ». Encore que...
Mais préconiser le mode de rendu par défaut « Perception » est la plupart du temps un mauvais choix pour une photographie (préférer en général « Colorimétrie relative »).
Conseiller en outre l’option « Compensation du point noir » vient en contradiction avec le choix du mode de rendu « Perception » (cette option est faite avant tout pour le mode « Colorimétrie relative »).

Paramétrage de Personnaliser les conditions d’épreuvage dans Photoshop
Il est maladroit de cocher l’option « Conserver les numéros d’épreuvage ». Cette option, imposant la conservation des « nombres RVB », empêche toute conversion permettant de simuler, sur le périph de simulation (écran ou imprimante locale à jet d’encre) ce que sera l’impression définitive (chez l’imprimeur ou au labo). Cette option ne peut donc être mise en oeuvre que sur un fichier après conversion vers le profil PhotoWeb, ce qui est une mauvaise procédure. Il est en effet dangereux de suivre une procédure qui impose de faire les corrections d'images sur le fichier d'impression, c'est à dire le fichier obtenu après la conversion d'impression (risque d’écrasement du fichier original et non application des corrections sur le fichier original).
Il faut donc plutôt  décocher cette option, épreuver à partir du fichier "original" (sRGB ou Adobe RGB) et remplir l’option mode de rendu par le mode de rendu qui sera employé dans l’impression définitive, c’est à dire le mode de rendu que le client adoptera quand il convertira son image sRGB vers le profil Photoweb. C’est ainsi d’ailleurs que l’on pourra voir les différences entre ce que l’on obtient avec le conseil (pas très bon) de PhotoWeb (mode de rendu « Perception ») et le mode de rendu « Colorimétrie relative » + "Compensation du point noir".
J’ajoute que, si le profil PhotoWeb le permet (les profils de sortie ne le permettent pas tous), Photoshop dégrise l’option « Simuler la teinte du papier ». Alors il est bon de la cocher.
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Sansame
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« Répondre #14 le: Décembre 01, 2010, 14:26:20 »

Il y a longtemps que je n’avais pas visité les pages de PhotoWeb consacrées à la gestion des couleurs. Ce fil m’a donné envie d’y aller voir de plus près et ce que j’y ai lu reste bien médiocre, en particulier dans le  modes de rendu et l’épreuvage.

Vous vous faites du mal, là !  Clin d'oeil
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Pascal Méheut
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« Répondre #15 le: Décembre 02, 2010, 11:39:25 »

Par contre, je suis un peu inquiète parce qu'avec écran calibré, gestion des couleurs comme indiquée par Photoweb et soft proofing avec profil livre photo, il faut vraiment ajouter beaucoup de contraste pour un résultat agréable. Quand on regarde la photo sans le profil photoweb, ça flash à fond (plus qu'avec mes anciens réglages).

Sauf à avoir de l'expérience, il vaut mieux éviter de faire des corrections en mode soft-proofing. En effet, il essaie de te donner le rendu du papier qui a une dynamique plus faible qu'un écran. Ca te donne donc un résultat plat à l'affichage.
Mais une fois imprimé, c'est bon.

Si tu corriges sans pouvoir faire des sorties de controle, tu vas avoir quelque chose qui sera sans doute trop contrasté au contraire.

Avec Photoweb, je travaille simplement : je prends mes photos, je convertis tout dans leur profil (Batch Photoshop ou BatchICC pour ceux qui n'ont pas Photoshop complet), j'envoie et c'est tout.
Le résultat est très proche de ce que j'ai sur mon écran calibré.

Le mieux est de faire des essais sur des tirages simples avec le profil adapté et de vérifier que tout va bien, qu'on ne fait pas d'erreur de workflow avant de commander un bouquin.
Et pour comprendre l'usage du soft-proofing, il vaut mieux avoir une imprimante, prendre un papier dont on a le profil, imprimer, comparer avec l'écran en mode normal puis passer en soft-proofing. Faire qques corrections, réessayer... Bref se familiariser avec le fonctionnement de cette option qui n'est pas intuitive contrairement à ce qu'on pourrait croire.
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Pio2001
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« Répondre #16 le: Décembre 05, 2010, 01:02:47 »

Bonjour Sansame,
Cela fait longtemps que je n'étais pas venu, et je tombe sur ce sujet.

Je vois que Photoweb a sorti un nouveau profil pour tirages classiques (Photoweb v3.0).

Mais préconiser le mode de rendu par défaut « Perception » est la plupart du temps un mauvais choix pour une photographie (préférer en général « Colorimétrie relative »).

Tout dépend des profils. Il faut tester le rendu relatif de ce profil en particulier pour savoir ce qu'il donne. Testé en simulation sur une image jaune (zoom sur lever de soleil brumeux), les rendus des hautes lumières (jaune - orangé) sont les mêmes en percetif et en relatif sur le profil Photoweb v3.0 (alors qu'ils sont radicalement différents sur le profil générique Fuji Frontier sRGB DPII, par exemple).
En revanche les basses lumières sont gérées différemment. Peu modifiées à la conversion en relatif, elles sont éclaircies et rougies en mode perceptif. A vérifier sur tirage réel, mais le débouchage est une bonne chose pour le rendu Fuji Frontier Crystal Archive Supreme, généralement bouché, par contre, les noirs de Photoweb sont déjà un peu rouges. A moins que cela n'ait changé depuis et que ce nouveau profil s'y adapte, cela les rendrait encore plus rouges.
L'option de compensation du point noir n'a strictement aucun effet en mode perceptif dans Gimp.

Le problème des dégradés orangé-jaune-blanc qui postérisent est aussi violent que jamais, en perceptif comme en relatif. Dans ce cas de figure, je préfère toujours utiliser le profil générique Fuji, qui permet de l'éviter en mode perceptif (mais pas en relatif)... ou alors pas de profil du tout : le rendu Frontier par défaut n'est pas une fumisterie. Aucune rupture de ton, aucune postérisation.

Il est maladroit de cocher l’option « Conserver les numéros d’épreuvage ». Cette option, imposant la conservation des « nombres RVB », empêche toute conversion permettant de simuler, sur le périph de simulation (écran ou imprimante locale à jet d’encre) ce que sera l’impression définitive (chez l’imprimeur ou au labo).

C'est plus compliqué que cela. Ce procédé est proposé comme une alternative à la conversion. Il s'agit de simuler directement le tirage que l'on aura sans gestion icc.
Photoweb, comme tout labo travaillant sur Frontier, n'utilise pas de profil. C'est un cas particulier de machine imprimant sans gestion icc. C'est pour cette raison qu'il faut bel et bien cocher "conserver les numéros d'épreuvage" si on veut savoir ce que donnera un tirage sans conversion. On simule alors directement la sortie brute à l'écran.

Il faut donc plutôt  décocher cette option, épreuver à partir du fichier "original" (sRGB ou Adobe RGB) et remplir l’option mode de rendu par le mode de rendu qui sera employé dans l’impression définitive, c’est à dire le mode de rendu que le client adoptera quand il convertira son image sRGB vers le profil Photoweb.

C'est une option à utiliser avec la première méthode : non seulement on convertit dans le profil Photoweb à la fin, mais en plus on simule ce que cela donne auparavant.
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Sansame
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« Répondre #17 le: Décembre 05, 2010, 12:55:06 »

Bonjour Pio2001. Nous ne sommes dont morts ni l’un ni l’autre... Quelques compléments pour mieux illustrer ma position.

Tout dépend des profils.... L'option de compensation du point noir n'a strictement aucun effet en mode perceptif dans Gimp.
 
En général, le mode perceptif, qui désature toutes les couleurs, y compris les « couleurs imprimables » est mal adapté à la conversion d’impression d’une photographie. Je trouve donc que le conseil donné par PhotoWeb d’adopter le mode perceptif et la compensation du point noir est un mauvais conseil. Je préconise plutôt le mode Colorimétrie relative avec compensation du point noir. Mais il peut y avoir des cas particuliers d'images possédant des zones significatives très saturées pour lesquelles des essais pourront montrer que le mode perceptif donne un meilleur résultat.
Pour ce qui concerne l’option de compensation du point noir, le choix est assez simple à comprendre. Le mode perceptif comprenant une mise en correspondance du noir cible et du noir source, cette option n’a aucun sens avec lui. En revanche, pour le mode Colorimétrie relative, qui ne dispose pas naturellement de cette  mise en correspondance des noirs, cette option est utile voire indispensable..
Gimp ne fait rien quand on commet l’erreur de choisir la compensation du point noir en mode perceptif. Eh bien, Gimp a raison ! En revanche, Photoshop permet cette combinaison, ce qui, en première approche est aberrant. On sais cependant pourquoi puisque Adobe le dit explicitement : cette option de compensation permet  de « corriger » ( ?) le comportement de certains profils perceptifs défectueux ( ??). On entre ici dans les méandres de la « correction » d’image ou de profil avec la gestion des couleurs, et là, j’ai du mal à suivre car si un profil est mauvais, il faut le refaire, ou, à la rigueur, le modifier avec un éditeur de profil...

Photoweb, comme tout labo travaillant sur Frontier, n'utilise pas de profil. C'est un cas particulier de machine imprimant sans gestion icc. C'est pour cette raison qu'il faut bel et bien cocher "conserver les numéros d'épreuvage" si on veut savoir ce que donnera un tirage sans conversion. On simule alors directement la sortie brute à l'écran.
 
Une machine n’utilise pas de profil. Le profil décrit simplement son comportement et c’est dans la « conversion d’avant impression » qu’on fait intervenir le profil. C’est donc avant l’expédition du fichier au labo, au moment de la conversion de l’image dans le profil fourni par le labo, que le comportement colorimétrique de la machine est intégré dans la chaîne de tirage.
Je sais bien que la méthode « d’épreuvage » préconisée par PhotoWeb n’est pas à proprement parler « fausse », mais elle est trés maladroite. Elle impose en effet de faire les corrections d’images sur le fichier obtenu après la conversion d’impression, ce qui est baroque et imprudent. Il est bien meilleur de corriger l’original (ou une copie) de l’image dans son espace d’origine, et de simuler à l’écran, si on le souhaite, le futur résultat imprimé avec la fonction d’épreuvage intégrée dans Photoshop.

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Sansame
noodles
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« Répondre #18 le: Décembre 05, 2010, 13:38:52 »

Bonjour tout le monde.
 
Il y a pas mal de temps que je n'ai pas fait de commandes chez Photoweb. Mais quand je le faisais, ils conseillaient une fois la photo convertie dans leur profil de décocher la case "profil icc" lorsqu'on l'enregistre pour l'envoi à leur labo. Est-ce toujours d'actualité car je vois pas cette recommandation sur leur site ou alors j'ai loupé quelque chose ?
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Sansame
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« Répondre #19 le: Décembre 05, 2010, 15:06:06 »

Noodles : Les laboratoires dont nous parlons ici fournissent le profil de leur machine à leurs utilisateurs mais "ils ne font pas de gestion des couleurs" : ils ne font aucune conversion colorimétrique des fichiers qu'on leur envoie. C'est à l'utilisateur de faire, avant l'envoi du fichier, la conversion de l'image de son espace d'origine  vers l'espace du labo. Dans cette procédure, le labo imprime "aveuglément" l'image en faisant l'hypothèse que ses consignes ont été suivies par le client, c'est à dire que la conversion ad hoc a été faite. Il est donc inutile d'incorporer le profil dans le fichier envoyé au labo. Les nombres RVB doivent être corrects, c'est à dire doivent résulter de la bonne conversion, mais il est inutile de le "prouver" en incorporant le profil dans le fichier.
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Sansame
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« Répondre #20 le: Décembre 05, 2010, 16:22:38 »

Merci Sansame, c'est bien compris.
bonne fin de journée.
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cagire
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« Répondre #21 le: Décembre 05, 2010, 16:30:49 »


Avec Photoweb, je travaille simplement : je prends mes photos, je convertis tout dans leur profil (Batch Photoshop ou BatchICC pour ceux qui n'ont pas Photoshop complet), j'envoie et c'est tout.
Le résultat est très proche de ce que j'ai sur mon écran calibré.

Pareil, en précisant pour ma part une conversion relative avec compensation point noir.

Ne pas se soucier alors de ce qui s'affiche à l'écran, les tirages seront très proches de ce que l'on avait au départ sur un écran duement étalonné.
Toujours pratiquer de la façon la plus simple possible, à moins d'avoir une expérience confirmée, et même... le profil écran quand on a une série importante de photos à tirer c'est le moyen le plus sûr de se planter, expérience ou pas ; c'est utile pour vérifier certains points lors de travaux un peu plus pointus que la moyenne mais dans ce cas mieux vaut bien maîtriser pour ne pas se prendre les pieds dans le tapis.
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aristocat
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« Répondre #22 le: Décembre 05, 2010, 18:00:54 »

passionnant ce fil

si j'ai bien compris, je shoote en AdobeRVB, après post-traitement, je convertit dans le profil de photoweb en mode relatif de préférence avec compensation du point noir. J'enregistre mon image sans inclure le profil et j'envoie.

Pour aller plus loin, si je souhaite utiliser le soft-proofing sur mon image en AdobeRVB post-traitée, je n'ai pas bien compris l'utilisation de l'item "Preserve numbers" : faut-il la cocher ou pas ?

Qu'en est-il des deux options : simulate paper color et simulate black ink

merci



* Proof Setup.jpg (77.74 Ko, 595x270 - vu 646 fois.)
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« Répondre #23 le: Décembre 05, 2010, 18:48:31 »

Je sais bien que la méthode « d’épreuvage » préconisée par PhotoWeb n’est pas à proprement parler « fausse », mais elle est trés maladroite. Elle impose en effet de faire les corrections d’images sur le fichier obtenu après la conversion d’impression, ce qui est baroque et imprudent.

Je suis bien d'accord qu'il est "baroque" de faire des retouches sur une image qui a été convertie. Mais ce n'est pas ce dont parle Photoweb. Il est bien question de faire des retouches sur l'original (alors en sRGB, espace implicitement attendu par le labo) tout en simulant le résultat à l'écran, et non sur le fichier converti.

Ne pas se soucier alors de ce qui s'affiche à l'écran, les tirages seront très proches de ce que l'on avait au départ sur un écran duement étalonné.

Je crois qu'il faut au contraire bien se soucier de ce qui apparaît à l'écran !
Cette recommandation semble partir du principe que le logiciel n'a pas d'espace de travail. Il faudrait alors ne pas se soucier de ce qu'on voit, comme dans l'explorateur Windows, une visionneuse de base, ou l'interface de téléchargement des images vers leur site. Je pense que c'est cela qu'ils voulaient dire. Dans ces programmes, les couleurs seront toutes déformées. Et il ne faut pas s'en soucier.
Mais directement dans Gimp, Photoshop ou tout autre logiciel gérant les couleurs, immédiatement après la conversion, l'espace de travail est devenu l'espace Photoweb, et on a automatiquement à l'écran une simulation du tirage. il faut bel et bien surveiller ce qui arrive ici si on veut éviter les problèmes.

En effet, cette histoire de "conversion" est elle même complètement "baroque et imprudente". Ce que fournit Photoweb n'est PAS le profil de la machine. C'est le profil de leur chaîne graphique étalonnée.
On oublie que leurs tireuses sont dûment étalonnées pour traiter fidèlement nos clichés. Et le profil d'entrée est clairement spécifié par Fuji : on attend du sRGB, pas du Photoweb.

La notion même de "profil de chaîne graphique étalonnée" peut paraître aberrant : si la chaîne graphique est étalonnée avec un espace d'entrée bien défini, alors ce profil ne sera qu'une réplique du profil d'entrée (sRGB) aux erreurs d'étalonnage près... sauf pour les couleurs hors gamut. Et c'est bien pourquoi ce profil existe à la base : pour qu'on sache quelles couleurs on va perdre, et c'est tout !

Par conséquent, la recommandation de Photoweb de faire simplement une simulation avec préservation des valeurs numérique est la recommandation la plus logique. Cela coupe simplement les couleurs non imprimables. Ils oublient juste de préciser que toutes les images qu'on leur envoie doivent obligatoirement être en sRGB.

C'est la recommandation de convertir dans leur profil qui est illogique. Il n'est censé servir qu'à prévisualiser les couleurs non imprimables. Normalement, il ne devrait rien y avoir à convertir : les tireuses sont étalonnées ! Le fait qu'elles ne gèrent pas les couleurs signifie en pratique qu'elles sont bloquées sur le sRGB en entrée. Pas qu'elles impriment n'importe quoi.

Alors pourquoi convertir ? C'est assez compliqué.
Le problème de base, c'est que d'une part, le papier argentique a un gamut de couleurs très faible, et d'autre part, les primaires cyan-magenta-jaune sont significativement décalées par rapport aux secondaires correspondante du sRGB, aussi bien en teinte (le jaune qui devient orangé, bien connu), qu'en luminosité (les pigments sont très denses). Il s'ensuit que la conversion du sRGB vers les pigments du papier est un cauchemard. Les espaces colorimétriques ne rentrent pas du tout l'un dans l'autre, et des déformations importantes du gamut sont nécessaires.

Fuji a fait des compromis très intelligents. Le jaune primaire sRGB a été peu ou prou associé au pigment jaune du papier, en ne corrigeant pas la dérive vers l'orangé. Conserver la teinte d'origine aurait posé des problèmes de banding importants, ou alors une désaturation sévère. C'est ce qui arrive quand on utilise le profil générique Fuji Frontier pour imposer une correspondance colorimétrique des jaunes. Convertir dans leur profil, c'est dire "je ne veut pas du rendu Fuji, je veux le rendu icc par défaut". En intention de rendu colorimétrique relatif, banding terrible sur toute photo de soleil, lampe, feu, flamme. En intention de rendu perceptuel, désaturation importante. Notez que les profils fournis par Photoweb, ou ceux que l'on peut faire avec un logiciel d'étalonnage en faisant tirer une mire, ne propose que la première option. Le rendu perceptuel (qui est défini dans le profil, attention ! Le moteur de conversion ne fait que lire les instructions données dans le fichier icc) est quasiment identique au rendu relatif (défini, lui, par le moteur de conversion. C'est un correspondance mathématique simple).
Fuji a également pris le parti de laisser le vert très sombre, plutôt que de le désaturer. J'ai un jour eu à en pâtir sur une photo prise d'un intérieur éclairé par des lampes vertes. En dehors de ce cas de figure, j'ai eu beau chercher des photos de pelouse et de végétation brillantes, rien à signaler, on n'atteint jamais le vert primaire pur.

En somme, Fuji a inventé une intention de rendu qui n'est ni perceptuelle, ni relative, mais spécialement adaptée au gamut étroit du papier argentique. Ils ont fait ça très bien, et cela marche dans la plupart des cas de figure.
Convertir dans un profil fourni par un labo, c'est dire "Stop ! Fuji n'a pas fait du bon boulot !" Moi, je veux une intention de rendu relative, ou perceptuelle par défaut".

C'est pour cela que je dis qu'il est "baroque et imprudent" de convertir dans le profil fourni. Et c'est pour cela que Photoweb propose en parallèle l'option "prévisualisation avec conservation des valeurs", sur fichier sRGB. C'est la façon la plus prudente de procéder : on regarde d'abord si le rendu Fuji convient au cliché.
Il arrive que ce ne soit pas le cas. Alors on stoppe la prévisualisation, on convertit dans le profil fourni, ou dans un profil générique Frontier pour voir si ça marche mieux. Je trouve d'ailleurs les profils génériques, disponibles chez Fujifilm.de, plus fiables que les profils associés aux labos ! Les noirs, difficilement mesurés par les densitomètres, sont mieux gérés, et on a un véritable rendu perceptuel à disposition.
Ou plus simple, exactement comme tu le dis, Sansame, on simule sans conserver les valeurs, normalement, pour voir si ça marche mieux, avant de convertir.

Je peux reposter les cas de figure emblématiques, si cela vous intéresse.
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« Répondre #24 le: Décembre 06, 2010, 15:00:11 »

Pio2001 : En résumé, tu conseilles avant toute chose de regarder ce que devient le fichier (sRVB ou  AdobeRVB ?) post-traité en cochant "prévisualisation avec conservation des valeurs". Faut-il choisir alors mode perceptif ou relatif ?
Si le résultat convient on envoie le fichier tel quel sans conversion dans le profil photoweb.

Dans le cas contraire, on simule sans conserver les valeurs en perceptif ou relatif puis on convertit.
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Pio2001
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« Répondre #25 le: Décembre 06, 2010, 21:55:23 »

En résumé, tu conseilles avant toute chose de regarder ce que devient le fichier (sRVB ou  AdobeRVB ?) post-traité en cochant "prévisualisation avec conservation des valeurs". Faut-il choisir alors mode perceptif ou relatif ?

En agissant ainsi, tu ne réalise qu'un affichage calibré sur ton écran. C'est là qu'il faut se poser la question : ton écran doit-il être calibré en perceptif ou en relatif ? Moi dans Gimp, en calibrant avec une Eye One Display 2, profil matriciel icc v2, relatif me donne un meilleur résultat. Perceptif me décale les noirs.
Mais cela peut sans doute varier selon le logiciel, le logiciel de calibration, le type de profil...

Si le résultat convient on envoie le fichier tel quel sans conversion dans le profil photoweb.

Dans le cas contraire, on simule sans conserver les valeurs en perceptif ou relatif puis on convertit.

...si la simul est satisfaisante.

De cette façon tu anticipes les problèmes potentiels. Et avec un peu d'habitude, tu finis par ne plus vérifier que certaines rares images susceptibles de mal passer.
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« Répondre #26 le: Décembre 07, 2010, 08:06:38 »

je place tout de suite ce fil dans mes favoris...

vous parlez de l'impression sur Frontier, en est-il de même pour les livre photos qui je crois sont imprimés sur HP Indigo ?
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Pascal Méheut
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« Répondre #27 le: Décembre 07, 2010, 10:44:48 »

vous parlez de l'impression sur Frontier, en est-il de même pour les livre photos qui je crois sont imprimés sur HP Indigo ?

Tu prends le profil pour les livres et tout est pareil.
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Sansame
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« Répondre #28 le: Décembre 11, 2010, 17:43:14 »

Pio2001 :
En effet, cette histoire de "conversion" est elle même complètement "baroque et imprudente". Ce que fournit Photoweb n'est PAS le profil de la machine. C'est le profil de leur chaîne graphique étalonnée. On oublie que leurs tireuses sont dûment étalonnées pour traiter fidèlement nos clichés. Et le profil d'entrée est clairement spécifié par Fuji : on attend du sRGB, pas du Photoweb.

Il ne faut pas confondre le réglage d’une tireuse et son étalonnage. Pour un appareil de sortie, une tireuse par exemple, la gestion des couleurs met en oeuvre un principe très simple : on « règle la tireuse », on construit ensuite son profil (lequel représente le comportement de la tireuse ainsi réglée) puis on utilise ce profil pour qu’elle produise les couleurs souhaitées, c’est à dire qu’on convertit les images dans le profil de la tireuse.

Ceci dit, dans le monde des mini labs (mais aussi dans celui de l’imprimerie), l’usage est de définir  des réglages standards pour que la machine s’approche au plus près d’un comportement colorimétrique donné, représenté par un profil « standard ». Par exemple, il est banal, en Europe, qu’un imprimeur règle sa presse pour que son comportement soit le plus proche possible du comportement représenté par le profil FOGRA39.

Cette approche « à l’envers » de la gestion des couleurs a des justifications industrielles faciles à comprendre : tout document converti dans le profil FORGA39, peut être indifféremment imprimé par tout imprimeur proclamant qu’il règle ses presses sur FOGRA39. On peut donc donner un document à n’importe quel imprimeur réglant sa presse sur ce profil standard... De même, toute photo définie dans sRGB peut être indifféremment envoyée à n’importe quel labo revendiquant l’adhésion de ses machines à sRGB...

Maintenant, ça ne veut pas dire que le comportement colorimétrique de la presse ou de la tireuse soit rigoureusement conforme à son profil nominal, c’est à dire FOGRA39 pour une presse et sRGB pour un mini lab. L’imprimeur curieux et amateur de gestion des couleurs peut donc, pour vérifier l’adéquation de sa presse à son profil standard, étalonner sa presse ce qui permet de connaitre son profil réel. Bien entendu, ce profil s’avère toujours différent de FOGRA39. Un peu différent si la presse est bien réglée, très différent si elle est mal réglée ou que sa conception la rend difficile à régler sur FOGRA39.

Si on dispose du véritable profil de la machine, c’est à dire de celui qui est issu d’un véritable étalonnage, on obtient TOUJOURS de meilleurs résultats que si l’on fait confiance au réglage standard, c’est à dire si on convertit ses documents dans FOGRA39 au lieu de les convertir dans le profil réel.

Conclusions :

1 - Si on a la chance qu’un labo fournisse le profil de sa « machine » il faut en profiter. Il est toujours meilleur de convertir les images dans ce profil, plutôt que de se contenter du profil standard, ici sRGB, réputé correspondre au réglage de la machine. Cette consigne, qui ne connait aucune exception, fait bien entendu l’hypothèse que l’étalonnage a été fait correctement, et que le profil en question est donc exact. Si le profil est défectueux, mieux vaut aller faire la sieste que de s’escrimer à faire de la gestion des couleurs avec de l’épreuvage par dessus le marché... Et si on découvre que les tirages de fichiers définis dans le vrai profil de la machine sont moins justes que ceux de fichiers définis dans sRGB, c’est que le profil de la machine a été mal fait.

2 - Si on veut prévoir ce que le comportement colorimétrique réel de la machine fera de nos images, il faut utiliser la fonction d’épreuvage de Photoshop ou de ses concurrents, car elle est tout simplement faite exactement pour ça.
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Sansame
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« Répondre #29 le: Décembre 11, 2010, 17:50:51 »

Il ne faut pas confondre le réglage d’une tireuse et son étalonnage. Pour un appareil de sortie, une tireuse par exemple, la gestion des couleurs met en oeuvre un principe très simple : on « règle la tireuse », on construit ensuite son profil (lequel représente le comportement de la tireuse ainsi réglée) puis on utilise ce profil pour qu’elle produise les couleurs souhaitées, c’est à dire qu’on convertit les images dans le profil de la tireuse.

Ainsi que toute la suite...

Voici un post parfait, bien écrit et sans erreur, ça fait du bien  Clin d'oeil
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Pascal Méheut
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« Répondre #30 le: Décembre 11, 2010, 21:33:41 »

Ainsi que toute la suite...

Voici un post parfait, bien écrit et sans erreur, ça fait du bien  Clin d'oeil

C'est vrai qu'expliquer rapidement comment la calibration fonctionne et l'intérêt d'utiliser le profil précis du périphérique d'impression est particulièrement pertinent parce que pratiquement jamais fait, que ca aide concrètement les gens qui posaient des questions sur le fil et j'en passe  Roulement des yeux
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Pio2001
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« Répondre #31 le: Décembre 12, 2010, 17:04:53 »

Bonjour Sansame,

Merci pour ces précisions sur le réglage des machines.

1 - Si on a la chance qu’un labo fournisse le profil de sa « machine » il faut en profiter. Il est toujours meilleur de convertir les images dans ce profil, plutôt que de se contenter du profil standard, ici sRGB

Ici, la pratique m'oblige à nuancer : non, ce n'est pas toujours meilleur. Souvent, mais pas toujours.

Voici un contre-exemple pourtant pas si rare puisque c'est un sujet naturel :



Rangée du haut : scans des tirages réalisés par le labo Gris Souris sur Frontier, papier Fuji DPII.
Rangée du bas : épreuvage (soft proofing) des tirages à l'aide du profil générique Fuji_Frontier5-sRGB_CA-DPII_V3

La colonne de gauche montre le tirage tout simple, sans gestion des couleurs.
La colonne du centre le tirage avec conversion en mode perceptuel.
La colonne de droite le tirage avec conversion en mode relatif (sans compensation du point noir).



On voit que la conversion corrige la dominante rouge du tirage brut. En revanche, elle ne fonctionne qu'en perceptif, et retire l'impression de lumière qui se dégage du dégradé original. En relatif, elle introduit un color banding important. De plus, le jaune tire un peu sur le vert sur le tirage réel, ce que la simulation n'anticipe pas.

On peut se demander si le profil est inadapté. Ce n'est pas le cas puisque le simulation est conforme au tirage : la machine se comporte exactement comme le prévoit le profil (à l'exception d'une légère dérive verte sur le jaune). Il est remarquable que le profil soit si bien adapté alors que ce n'est pas le profil du labo, mais un profil générique valable pour tous les appareils Frontier alimentés par ce papier.

Voici ce que cela donnerait chez Photoweb, en simulation seulement, avec en haut le profil fourni par le labo (Photoweb v3.0), en bas un profil réalisé par un professionnel en se basant sur des tirages de mires (Profilicc). Cette fois, le mode relatif est utilisé avec compensation du point noir.



Le color banding est nettement pire. De plus, on n'a pas de mode perceptuel véritable. Dans les deux cas, c'est un rendu relatif que l'on obtient.

On peut toujours incriminer les profils, mais apparament, il n'y a pas moyen de s'en procurer d'autres : chez le labo, chez le constructeur, et chez un pro indépendant, c'ets le même résultat. De plus, comme je le disais plus haut, le profil prédit bien le comportement de la machine. Il est absurde qu'un épreuvage puisse mettre en évidence un profil inadapté. Il ne montre que les limites d'un espace colorimétrique donné et d'une intention de rendu donnée.

Alors ? Bug dans le moteur ICC ? Espaces Lab mal conçu ? (le cas est connu dans le bleu-violet,et Bruce Lindbloom demande que l'espace Lab soit remplacé par un espace correspondant mieux à la vision humaine... ceci dit rien à signaler dans le jaune).

J'ai tenté d'étudier le problème, qui est visible aussi en imprimerie offset, sans moyens particuliers (pas de sonde, pas d'éditeur de profil).

Pour moi, le color banding est mathématiquement inévitable. Nous avons un dégradé qui part, en sRGB, du jaune-orangé vers le jaune pur, puis du jaune pur vers le blanc :



Si on projette cet ensemble de couleurs sur l'espace colorimétrique d'impression, comme le fait un moteur icc en rendu relatif, voici ce qu'on obtient :



Comme le jaune primaire de l'espace sRGB n'est pas de la même teinte que le jaune primaire de l'espace de tirage, on est obligé de redescendre sur l'axe de la luminosité avant de remonter vers le blanc. Le halo autour du soleil est fichu, car il est interrompu par une bande sombre.

Même problème mesuré sur le profil de sortie d'un écran cathodique, en simulation :



Pour éviter d'avoir à redescendre en luminosité, on peut massivement désaturer les couleurs, pour ne plus avoir à se déplacer sur l'extrême bord du gamut. C'est ce que fait le rendu perceptuel, qui ne fonctionne que dans les profils fournis par Fuji. Ou alors "prendre le virage avant le trou". C'est ce que fait la Frontier par défaut. D'où des jaunes trop orangés.

Ceci est un cas particulier où utiliser le profil du labo est néfaste. Il existe d'autres cas où c'est bénéfique. On en a parlé très en détail ici http://www.chassimages.com/forum/index.php/topic,33371.msg543332/topicseen.html

Pour tous les avatars de ce problème de jaune, y compris en imprimerie, voir ici ce que j'ai pu constater à mon niveau : http://forum.hardware.fr/hfr/Photonumerique/Technique/profils-enquete-lejaune-sujet_16916_1.htm
Mon point de vue actuel sur ce problème est que d'un côté la forme des espaces colorimétriques introduit du banding, d'un autre, les sondes et colorimètres ne mesurent pas le jaune de façon assez précise pour notre oeil (ça tire vers le vert chez tout le monde), et enfin, les problèmes d'illuminant de référence et de métamérisme viennent empirer le tout.
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Nikojorj
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« Répondre #32 le: Décembre 12, 2010, 21:09:27 »

Voici un contre-exemple pourtant pas si rare puisque c'est un sujet naturel :
Belle démonstration (dont je retiens que pour ce genre de chose on n'est jamais mieux servi que par soi-même).
J'imagine que l'affichage des couleurs hors gamut fait une grosse tache grise sur la chose, non? Ce qui permet au moins d'être prévenu.
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Pio2001
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« Répondre #33 le: Décembre 13, 2010, 00:42:26 »

Très juste !

Je n'y pense jamais, car dans Gimp, quand on commence à travailler en simulation d'impression, on oublie toujours de la désactiver avant de quitter, et on ne s'en rappelle plus quand on ouvre d'autres images ensuite. Du coup, je simule toujours soit en attribuant le profil à l'image (équivalent de conserver les valeurs), soit en convertissant provisoirement pour voir (équivalent du soft proofing normal). De cette façon, on ne se retrouve jamais en simulation au démarrage suivant de l'application.

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Otto Fokusse
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« Répondre #34 le: Décembre 13, 2010, 11:58:27 »

Bonjour Sansame,

Merci pour ces précisions sur le réglage des machines.

Ici, la pratique m'oblige à nuancer : non, ce n'est pas toujours meilleur. Souvent, mais pas toujours.

Voici un contre-exemple pourtant pas si rare puisque c'est un sujet naturel :



Rangée du haut : scans des tirages réalisés par le labo Gris Souris sur Frontier, papier Fuji DPII.
Rangée du bas : épreuvage (soft proofing) des tirages à l'aide du profil générique Fuji_Frontier5-sRGB_CA-DPII_V3

La colonne de gauche montre le tirage tout simple, sans gestion des couleurs.
La colonne du centre le tirage avec conversion en mode perceptuel.
La colonne de droite le tirage avec conversion en mode relatif (sans compensation du point noir).



On voit que la conversion corrige la dominante rouge du tirage brut.


J'ai une question bête: par rapport à quelle référence tu juges qu'il y a une dominante rouge ?
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« Répondre #35 le: Décembre 13, 2010, 16:18:00 »

Bonjour Otto, ce n'est pas une question si bête.

Ici, vous ne pouvez vous baser que sur l'accord entre mon scanner, un bas de gamme non calibré, mais avec tous les réglages de couleur neutralisés, et le profil générique, qui tous deux donnent un rendu plus rouge que l'original quand on place les images côte à côte. Je n'ai fait que monter le gain des scans (ajustement du point blanc) pour que l'histogramme vienne jusqu'au blanc. A la base, le scan du soleil était gris.

De mon côté, je peux voir le tirage réel, soit sous lampe à incandescence "lumière du jour", soit en lumière naturelle (c'est un peu moins fiable sous éclairage artificiel ordinaire, car on est vers 2800 K, et les lampes économiques produisent en plus une sorte de métamérisme gênant sur les tirages argentiques). Et je peux comparer ce tirage à l'affichage sur écran calibré. L'écran est calibré à 6000 K et l'ampoule est normalement vers 4500 K, mais le rendu est bon si on regarde l'un et l'autre séparément. L'oeil s'adapte.
Il ne serait pas valable de placer tirage et écran côte à côte si l'éclairage du tirage n'est pas calibré à la même température de couleur que l'écran. L'oeil ne peut pas s'adapter aux deux en même temps.
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« Répondre #36 le: Décembre 13, 2010, 16:33:46 »

Bon, ça, c'est la théorie.

La pratique : je viens de ressortir les tirages, ça tombe bien, en ce moment, il n'y a pas de Soleil, la lumière de la fenêtre ne doit pas être loin de 6000 K. Si vous voulez chipoter, je viens de la prendre en photo, je peux la dématricer à 6000 K (mais il faut compter la teinte des lentilles de l'objectif).

De visu, c'est le tirage brut qui correspond le mieux à l'affichage de l'original. Les tirages convertis ne sont pas assez rouges !

Je n'ai pas d'explication, et le nombre d'inconnues est tout de même un peu grand pour pouvoir conclure. En plus, cela fait un an que l'écran a été calibré, avec une sonde de location.

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Sansame
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« Répondre #37 le: Décembre 13, 2010, 22:05:00 »

Voici un contre-exemple pourtant pas si rare puisque c'est un sujet naturel :

Cet exemple de photographie un peu extraordinaire confirme que, dans les cas relativement rares ou une photographie comporte une zone significative de couleurs très saturées, ou, plus précisément, saturées au point d’être hors du gamut d’impression, il peut être préférable de choisir une conversion dans le mode perceptif.

Les 6 premières images montrent :

1 - Que la gestion des couleurs permet de traiter une anomalie bien connue des mini labs Frontier : le rendu « orange » des « jaunes primaires ». Il ne s’agit pas d’une dominante rouge, qui décalerait aussi les autres couleurs, en particulier les blancs, mais plutôt d’un écart spécifique de comportement du mini lab par rapport à sRGB dans la zone des couleurs proches du jaune de la ColorChecker classique (4e case de la 3e ligne : Lab = 81,8, -3,24, 80,3). Pour confirmer cette dérive, il suffit de donner à tirer à un labo une mire synthétique ColorChecker. Quand on applique le profil réel d’un mini lab au lieu de sRGB, cette dérive des jaunes disparait ou est très atténuée.

2 - Que, pour les assez rares photographies qui présentent une zone significative (c’est à dire étendue et « signifiante ») de couleurs très saturées, c’est à dire saturées au point d’être hors du gamut d’impression, il est justifié d’adopter le mode perceptif et non le mode relatif. Le mode perceptif donne alors en effet des dégradés faux mais plausibles alors que le mode relatif donne d’horribles à-plats totalement irréalistes. On voit bien ce phénomène autour de la tache blanche. Cette tache est cernée par une zone très importante de couleurs hors gamut d’impression et se transforme en un horrible paté cerné de transitions brutales.

3 - Que la simulation par soft proofing fonctionne pas mal. Elle simule bien le dégradé produit par le mode perceptif et à peu près bien l’artefact hors gamut produit par le mode relatif (comment avez vous obtenu les images de la 2e ligne ?). Par contre, on ne peut pas déduire de cette assez bonne conformité du proofing que le profil est correct. En effet, un profil foireux générant une dominante verte donnerait cette dominante aussi bien sur les tirages scannés que sur le proofing...

CONCLUSION : pour une telle image, il faut convertir dans le profil fourni par le labo, mais appliquer (une fois n’est pas coutume comme disait ma mère) le mode perceptif et non le mode relatif.

Les 6 images suivantes sont plus difficiles à interpréter. Je sais que PhotoWeb fabrique ses profils avec des produits X-Rite (on trouve la signature LOGO dans le profil que j’ai téléchargé sur son site). J’ai cru d’abord que le profil était matriciel car les conversions entre profils matriciels (sRGB est matriciel) sont forcés en mode relatif, quel que soit le mode demandé par l’utilisateur... mais j'ai vérifié que le profil est bien un profil basé sur les tables et non un profil matriciel. J’ai contrôlé aussi que, contrairement à ce qui arrive parfois, les contenus des tables des modes perceptif et relatif étaient bien différents... A la vision des images, j’ai pourtant l’impression que les deux conversions sont selon le mode relatfif. Curieux.

Vous parlez de « banding ». Mais attention, les artefacts (les espèces d’à-plats) générés par le mode relatif ne sont pas à proprement parler du banding mais sont dus aux couleurs hors gamut d’impression. Ils provoquent, un peu comme le banding mais plus massivement, une rupture brutale dans les dégradés aux frontières entre les couleurs hors gamut et les couleurs in gamut.

Le banding est un phénomène assez différent provoqué par l’arithmétique de conversion des nombres entiers RVB. Dans votre image un peu extraordinaire, il est possible qu’un tel banding « numérique » s’ajoute au désastre causé par les couleurs non imprimables.

CONCLUSION : Je ne comprend pas pourquoi vos deux conversions supposées perceptive et relative donnent à peu près le même résultat. Mais s’il y a du banding numérique, une seule solution et elle est efficace : il faut travailler avec une résolution tonale de 16 bits au lieu de 8 bits. Les risques de ruptures numérique (dues au banding mais pas celles dues aux zones non imprimables) sont alors repoussés très loin, mais vraiment très très loin.
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« Répondre #38 le: Décembre 13, 2010, 23:45:06 »

Entièrement d'accord, sauf sur un point : un profil foireux parce qu'il ne reproduit pas le comportement de l'appareil auquel il se rapporte ne peut pas simuler son propre foirage. Il simulera autre chose, mais correctement.

3 - Que la simulation par soft proofing fonctionne pas mal. Elle simule bien le dégradé produit par le mode perceptif et à peu près bien l’artefact hors gamut produit par le mode relatif (comment avez vous obtenu les images de la 2e ligne ?).

Dans Gimp, j'ai changé le profil d'affichage. Au lieu de mon profil écran, j'ai choisi sRGB. J'ai conservé le rendu relatif. Et j'ai laissé activée la gestion des couleurs.
Pour simuler l'impression brute, j'ai attrubué le profil à l'image.
Pour simuler les impressions avec conversion, j'ai simplement converti l'image, en perceptif, puis en relatif.

Ensuite, j'importe les captures d'écran avec comme espace RVB par défaut le sRGB, avant de sauver en jpeg pour le forum.

La première image a donc subi Fuji -> (relatif) -> sRGB.
La seconde sRGB -> (perceptif) -> Fuji -> (relatif) -> sRGB.
La troisième sRGB -> (relatif) -> Fuji -> (relatif) -> sRGB.
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« Répondre #39 le: Décembre 14, 2010, 11:24:49 »

Mon exemple est totalement irréaliste mais prenons le cas particulier d’un profil basé sur une table qui résulterait d’une erreur de mesure de cases sur la mire : au lieu de mesurer la case verte, l’utilisateur a mesuré la rouge et réciproquement.

La table de ce profil foireux, en face du vert objectif définie en Lab dans le fichier de mire, contiendra une couleur RVB Rouge erronée dans l’espace de l’imprimante. Quand on cherchera à imprimer une image sRGB dont la couleur est le Vert de la mire, le profil dira à l’application qu’il faut injecter le trio RVB Rouge à l’imprimante, ce qui fera un rouge sur le papier.

Maintenant si on examine l’image sRGB Verte précédente sur un écran, on la verra verte car l’écran étant, contrairement à l’imprimante, bien étalonné, son profil demandera à l’application d’injecter à l’écran un vert RVB donné par le profil d’affichage comme le mieux placé pour imprimer notre vert cible théorique.

En revanche, il me semble que si on examine l’image en soft proofing, l’application va prendre le profil d’impression (foireux) « à l’envers » et lui demander quelle couleur absolue Lab correspond au vert cible du fichier sRGB. Il va trouver le rouge Lab de la mire pris par erreur à la place du vert. L’application va ensuite demander au profil d’affichage quel trio RVB il faut injecter à l’écran pour représenter au mieux cette couleur absolue Lab. Et comme l’écran a été bien étalonné, le profil d’affichage va répondre par un trio RVB rouge. L’image en soft proofing sera donc rouge.
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« Répondre #40 le: Décembre 15, 2010, 04:09:16 »

Je ne crois pas. En soft proofing, on simule l'impression. Le logiciel va donc partir de l'espace de travail pour aller dans l'espace d'impression, puis afficher le résultat, donc repartir de l'espace d'impression, vers l'espace d'affichage cette fois.

Il part donc du vert de l'image, mettons (0, 255, 0).
Il regarde l'espace de travail : c'est sRGB.
Il utilise donc le fichier sRGB.icc pour obtenir la teinte Lab : "vert primaire".
Il regarde ensuite le profil d'impression : c'est Epsmarknaze.
Il utilise donc le fichier epsmarknaze.icc pour savoir s'il existe une définition correspondante à ce vert primaire Lab, ou quelle est la plus proche qui sera utilisée le cas échéant. Là, au lieu d'obtenir le quadruplet correct CMYB (100, 0, 100, 0), il obtient le quadruplet foireux (0, 100, 100, 0) qui désigne un rouge secondaire d'imprimerie.
Sachant que c'est tout ce que l'imprimante pourra faire avec son gamut réduit, il affiche ce résultat à l'écran. Pour cela, il replonge dans le fichier Epsmarknaze.icc pour connaître la vraie couleur que l'imprimante va choisir, exprimée en Lab. Mais comme le profil est foireux, cela lui renvoie la couleur Lab d'origine, à la réduction de gamut près : "vert salade" (et non rouge secondaire, comme un profil d'impression correct).
Ensuite, il doit afficher, donc il regarde le profil de l'écran : c'est Lasso
Il va donc chercher le fichier Lasso.icc pour trouver le triplet associé à la couleur Lab "vert salade" : c'est (20, 225, 20).

...et le soft proofing "semble" fonctionner, puisque d'un vert primaire, l'épreuvage simule une sortie vert salade. On ne se rend compte de l'erreur que lorsque l'imprimante reçoit l'ordre d'impression (0, 100, 100, 0).
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« Répondre #41 le: Décembre 15, 2010, 09:18:56 »

Sauf que... dans le profil Epsmarknaze, il y a deux matrices : de l'espace de connection vers l'imprimante d'une part, mais aussi l'inversion qui sert pour le softproofing. 
J'en conjecture donc l'hypothèse suivante : comme ces deux matrices sont calculées au moment de la construction du profil, il est donc probable que l'erreur y soit répétée deux fois et que le softproofing rende bien le rouge s'il s'agit d'une erreur de mesure. S'il s'agit d'une erreur de calcul par contre il est possible qu'elle soit transparente (enfin j'en sais rien quoi Tire la langue ).
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« Répondre #42 le: Décembre 15, 2010, 10:52:30 »

Sauf que... dans le profil Epsmarknaze, il y a deux matrices : de l'espace de connection vers l'imprimante d'une part, mais aussi l'inversion qui sert pour le softproofing. 

Très juste. Le profil d'affichage est en général matriciel et est donc naturellement réversible. En revanche, pour un profil d'impression basé sur des tables, il est vrai qu'il y a, pour chaque mode de rendu (sauf absolu), deux tables chargées de fonctionner dans chacun des deux sens. Elles répondent aux deux questions suivantes :

1 - Quelle couleur Lab imprime l'imprimante quand je lui injecte les trois nombres RVB ?
Cette table est utilisée pour l'épreuvage. Pour chaque trio RVB du fichier d'impression, la table donne la couleur absolue Lab imprimée. Et c'est cette couleur Lab qui est proposée ensuite au profil d'affichage pour qu'il l'affiche le plus fidèlement possible.

2 - Quels nombres RVB dois-je injecter à l'imprimante pour qu'elle imprime la couleur la plus proche possible de la couleur objectif Lab ?
C'est la table utilisée pour l'impression normale.

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Sansame
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