Arrêtons je te prie de mettre des bâtons dans les roues de ceux qui veulent éxister au grand jour ce n'est pas ainsi que l' on pratiquera une économie dynamique.
Le statut d'AE me pose plusieurs problèmes.
Le premier, c'est que c'est un cache-sexe de l'écroulement de la création d'entreprise en France à partir de 2007. Un pur objet de communication du gouvernement pour ne pas dire la réalité économique. Cf la stat de l'INSEE jointe (*)
Le deuxième, qui est essentiel, c'est que je suis convaincu que c'est un remède pire que le mal. On ne peut pas être un salarié la semaine et un entrepreneur le week-end. Créer une entreprise est une activité à temps plein. Quand je dis à temps plein, je veux dire que, lors des premiers mois, on s'arrête de travailler pour dormir.
Un créateur d'entreprise se lance dans l'aventure comme un nageur s'élance sur le plongeoir : à un moment il faut y aller. Le statut d'auto-entrepreneur, en permettant de conserver les deux avantages : le confort du salariat et les revenus de l'AE, fige l'entrepreneur dans cet entre-deux. Et le plongeur, sans cesse, rebondit sur sa planche, sans jamais s'élancer.
C'est pourquoi je suis partisan d'une limitation dans le temps de ce statut.
Le troisième, c'est que la volonté de transformer chaque individu en entrepreneur est une grave erreur. Ce statut, risqué, ne correspond qu'à un type de personnalité assez peu fréquent. Et contraindre quelqu'un qui n'en a aucune envie, d'adopter ce statut, c'est prendre un grand danger : comment la personne supportera-t-elle le stress de ce statut ?
J'ai fait beaucoup de prosélytisme, lorsque j'ai créé mon entreprise. J'ai rapidement cessé, réservant mon enthousiasme et mes encouragements à ceux qui souhaitaient se lancer.
(*) Je cherche la stat de conversion des AE. Combien, depuis 2008, ont-ils créé leur entreprise, quel CA réalisent-elles et combien de temps durent-elles ? Et quelle est la part d'activité réellement créée ? Car un salarié externalisé en AE, j'appelle cela de la casse sociale, pas de l'"
économie dynamique".