Pages: 1 [2]  Toutes   Bas de page
  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: Vais peut être devoir "changer de statut" l' année prochaine ....  (Lu 1857 fois)
Vbloc
Hyper actif
*
Messages: 1 301


WWW
« Répondre #25 le: Novembre 28, 2010, 12:06:11 »

Faire des mariages c'est vendre des tirages donc tu es commerçant, la nuance artisan n'a que peu d'intérêt.
John Edouard ANDERSON
Que vend un photographe de mariage ?
C'est une bonne question.

Du papier-photo avec de sels d'argent posés dessus ?
Des pixels ?
Des souvenirs ?
Des émotions ?
Une oeuvre d'art ?

Et qui décide ?
La réponse des AGESSA est simple : relèvent des AGESSA les photos qui intéressent d'autres personnes que la famille de la personne photographiée. La photo de mariage en est donc exclue du régime, tout comme la photo scolaire, de maternité ...
C'est une définition claire qui permet d'éviter le débat sur la définition d'une oeuvre artistique.

Pour répondre à la question artisanat/commerce, la réponse est claire : la photo de mariage dépend de la chambre des métiers. C'est donc un travail artisanal. Ce serait du commerce si le photographe vendait les mêmes photos à tous leurs mariages ! Des mauvaises langues diront que certains n'en sont pas loin et qu'il serait parfois plus pertinent de parler, dans leurs cas, de photo industrielle, tant est vaste leur production de bouses formatées.

Pour moi, la distinction des AE, que j'ai exposée plus bas, dépend du taux de marge. Je pense que Novelli a préféré cette distinction à une imposition sur le résultat, qui rendait le statut subitement plus compliqué. Mais, quand une loi est simple, elle est souvent injuste. Et les petits malins jouent sur la distinction artisan/commerçant.
Signaler au modérateur   Journalisée
Vbloc
Hyper actif
*
Messages: 1 301


WWW
« Répondre #26 le: Novembre 28, 2010, 12:20:26 »

Arrêtons je te prie de mettre des bâtons dans les roues de ceux qui veulent éxister au grand jour ce n'est pas ainsi que l' on pratiquera une économie dynamique.
Le statut d'AE me pose plusieurs problèmes.

Le premier, c'est que c'est un cache-sexe de l'écroulement de la création d'entreprise en France à partir de 2007. Un pur objet de communication du gouvernement pour ne pas dire la réalité économique. Cf la stat de l'INSEE jointe (*)

Le deuxième, qui est essentiel, c'est que je suis convaincu que c'est un remède pire que le mal. On ne peut pas être un salarié la semaine et un entrepreneur le week-end. Créer une entreprise est une activité à temps plein. Quand je dis à temps plein, je veux dire que, lors des premiers mois, on s'arrête de travailler pour dormir.
Un créateur d'entreprise se lance dans l'aventure comme un nageur s'élance sur le plongeoir : à un moment il faut y aller. Le statut d'auto-entrepreneur, en permettant de conserver les deux avantages : le confort du salariat et les revenus de l'AE, fige l'entrepreneur dans cet entre-deux. Et le plongeur, sans cesse, rebondit sur sa planche, sans jamais s'élancer.
C'est pourquoi je suis partisan d'une limitation dans le temps de ce statut.

Le troisième, c'est que la volonté de transformer chaque individu en entrepreneur est une grave erreur. Ce statut, risqué, ne correspond qu'à un type de personnalité assez peu fréquent. Et contraindre quelqu'un qui n'en a aucune envie, d'adopter ce statut, c'est prendre un grand danger : comment la personne supportera-t-elle le stress de ce statut ?

J'ai fait beaucoup de prosélytisme, lorsque j'ai créé mon entreprise. J'ai rapidement cessé, réservant mon enthousiasme et mes encouragements à ceux qui souhaitaient se lancer.

(*) Je cherche la stat de conversion des AE. Combien, depuis 2008, ont-ils créé leur entreprise, quel CA réalisent-elles et combien de temps durent-elles ? Et quelle est la part d'activité réellement créée ? Car un salarié externalisé en AE, j'appelle cela de la casse sociale, pas de l'"économie dynamique".


* auto-entrepreneur creation entreprises insee.jpg (20 Ko, 400x319 - vu 269 fois.)
Signaler au modérateur   Journalisée
vernhet
Hyper actif
*
Messages: 3 801


« Répondre #27 le: Novembre 28, 2010, 12:29:08 »

tout le monde sait que ce statut a été créé pour légaliser le travail au noir et permettre au fisc de récupérer trois sous dessus. Mais ça reste du travail au noir ?
Signaler au modérateur   Journalisée
PHBFR
Hyper actif
*
Messages: 1 033


« Répondre #28 le: Novembre 28, 2010, 13:14:50 »

Citation
La réponse des AGESSA est simple : relèvent des AGESSA les photos qui intéressent d'autres personnes que la famille de la personne photographiée. La photo de mariage en est donc exclue du régime, tout comme la photo scolaire, de maternité ...
C'est une définition claire qui permet d'éviter le débat sur la définition d'une oeuvre artistique.

Pour répondre à la question artisanat/commerce, la réponse est claire : la photo de mariage dépend de la chambre des métiers. C'est donc un travail artisanal. Ce serait du commerce si le photographe vendait les mêmes photos à tous leurs mariages ! Des mauvaises langues diront que certains n'en sont pas loin et qu'il serait parfois plus pertinent de parler, dans leurs cas, de photo industrielle, tant est vaste leur production de bouses formatées.
Que vient faire l'Agessa dans tout cela ?
tu 'as pas répondu quelle est la différence entre artisan et commerçant ?
La chambre des métiers ? elle ne sert à rien et n'impacte ni ton statut social ni ton statut fiscal.

Tu es en BIC (comme son nom l'indique Bénéfices Industriels et Commerciaux)
La seule distinction qui a de l'intérêt est prestataire de service ou commerçant BNC ou BIC pour ceux qui sont en entreprise individuelle. (Je ne parle pas des AE.)

Si tu te met en société tu la distinction est également à opérer quand tu gères la TVA.


Citation
On ne peut pas être un salarié la semaine et un entrepreneur le week-end. Créer une entreprise est une activité à temps plein. Quand je dis à temps plein, je veux dire que, lors des premiers mois, on s'arrête de travailler pour dormir.
Un créateur d'entreprise se lance dans l'aventure comme un nageur s'élance sur le plongeoir : à un moment il faut y aller. Le statut d'auto-entrepreneur, en permettant de conserver les deux avantages : le confort du salariat et les revenus de l'AE, fige l'entrepreneur dans cet entre-deux. Et le plongeur, sans cesse, rebondit sur sa planche, sans jamais s'élancer.
tu as raison lancer une entreprise c'est 14heures par jour weekend compris, mais je ne crois pas que des statistiques indiquent la proportion des autoentrepreneurs qui se consacrent à plein temps et ceux qui restent salariés par ailleurs ?
Le fait de se lancer à moitié est peut être pour certains le moyen d'aller plus loin ou d'arrêter, cela ne me choque pas.

Citation
c'est que la volonté de transformer chaque individu en entrepreneur est une grave erreur.
personne n'est forcé, beaucoup en rêvent sans savoir ils ont là le moyen d'essayer

John Edouard ANDERSON
Fashion beauty photographer Paris / Bruxelles
http://www.edouard-anderson.com
Signaler au modérateur   Journalisée
Vbloc
Hyper actif
*
Messages: 1 301


WWW
« Répondre #29 le: Novembre 28, 2010, 20:32:20 »

tu 'as pas répondu quelle est la différence entre artisan et commerçant ?

L'artisan
"Le décret du 1er mars 1962 considère comme artisan celui qui vend essentiellement des produits (ou des services) issus de son travail et dont l'entreprise ne compte pas plus de dix salariés. L'artisan est immatriculé au Registre des Métiers tenus par les Chambres des Métiers. La distinction artisan/commerçant est parfois difficile à faire notamment lorsqu'il vend également des produits qu'il ne fabrique pas. Dans ce cas l'artisan acquière également le statut de commerçant."
http://www.smeno.com/lyceens/2570_definition-du-commercant-et-de-l-artisan.html
Signaler au modérateur   Journalisée
PHBFR
Hyper actif
*
Messages: 1 033


« Répondre #30 le: Novembre 28, 2010, 22:06:25 »

L'artisan
"Le décret du 1er mars 1962 considère comme artisan celui qui vend essentiellement des produits (ou des services) issus de son travail et dont l'entreprise ne compte pas plus de dix salariés. L'artisan est immatriculé au Registre des Métiers tenus par les Chambres des Métiers. La distinction artisan/commerçant est parfois difficile à faire notamment lorsqu'il vend également des produits qu'il ne fabrique pas. Dans ce cas l'artisan acquière également le statut de commerçant."
http://www.smeno.com/lyceens/2570_definition-du-commercant-et-de-l-artisan.html
Oui évidemment,
En fait les chambres de commerce et des métiers essaient de tirer la couverture à elle mais elles n'ont ni l'une ni l'autre un réel intérêt, ce ne sont que des administrations qui se superposent à d'autres.
Et je n'aime pas certaines administrations et une partie des fonctionnaires qui vont avec.

Seuls les professions d'artisans réglementées trouvent peut être un appui utile des chambres des métiers.
La confusion et les difficultés sont encore plus importantes avec le statut AE puisque les inscriptions sont devenues inutiles.
On ne peut être inscrit à une chambre des métiers et être artisan qu'avec moins de 10 salariés, c'est une preuve supplémentaire de l'inutilité de ces administrations (et ne me dites pas qu'avec plus de 10 salariés on devient une usine, tout dépend !).
En société ces notions n'existent pas et le fisc peut avoir des distinctions différentes des chambres.

Indépendamment de mon coté provocateur, je ne parlais donc que du statut fiscal et social !
C'est la seule chose qui compte car il y a des conséquences financières.


John Edouard ANDERSON
Fashion beauty photographer Paris / Bruxelles
http://www.edouard-anderson.com
Signaler au modérateur   Journalisée
PEP
Hyper actif
*
Messages: 3 699



WWW
« Répondre #31 le: Décembre 09, 2010, 13:51:16 »

En tant que gérant de société tu aurais également eu droit à l'ACCRE

John Edouard ANDERSON
Fashion beauty photographer Paris / Bruxelles
http://www.edouard-anderson.com

Euh, ....peut être pas pendant trois ans !???
 Clin d'oeil

A+
PEP



Signaler au modérateur   Journalisée

cocagne
Hors-Charte
Super actif
*
Messages: 629


« Répondre #32 le: Décembre 11, 2010, 22:43:09 »

PEP j'espère que tu a opté pour l'impôt libératoire car sinon tu es bon pour la fameuse cetcfe qui reprend par derrière la suppression de taxe pro du coup les auto entrepreneurs sont sous réserve assujettis attention c'est sur le foncier pro, piège.

Les charmes de la régionalisation...
 
http://www.federation-auto-entrepreneur.fr/fiches-pratiques-auto-entrepreneurs/cetcfe-auto-entrepreneurs-comprendre-nouvelle-r%C3%A9glementation-se-
Signaler au modérateur   Journalisée
Pages: 1 [2]  Toutes   Haut de page
  Imprimer  
 
Aller à: