Voila, c'est ça : le but n'étant pas forcement d'aller a contre courant mais d'être capable de s'en affranchir : sorte de liberté mentale quoi.
Il me semble que le débat "pour" ou "contre" la règle des tiers, si on peut résumer cela par ces deux mots, se crée par ceux qui ont une pratique avancée de la photo.
Ils possèdent donc déjà la liberté mentale de savoir où et quand l'appliquer et lorsqu'il faut s'en affranchir.
Cette règle vaut ce qu'elle vaut, comme toutes les règles.
Son principal avantage réside dans le fait qu'elle est simple à comprendre et à appliquer pour
un nouveau pratiquant de la photo. Cela permet d'expliquer à un novice -comme nous l'avons tous été un jour- où situer un sujet qu'
il vaut mieux éviter de centrer.
Sans cette notion, imaginez le dialogue :
-"Mais alors, le sujet, je le mets où?"
- "Ben, tu vois, un peu à droite là, mais pas trop".
La règle des tiers, à mon sens, sert aux débutants à apprendre qu'il y a ailleurs que le centre du viseur. Un fois que l'on a définitivement acquis cela, une fois que l'on a
véritablement compris à exploiter comment embrasser le sujet et son décor dans la surface utile du viseur, plus aucune règle stricte ne saurait s'appliquer car le placement
se fait exclusivement au cas par cas.
C'est aussi là que l'on reconnaît le ressenti du photographe, sa capacité à voir autrement...