Ah, là là ! Quelle bande de gamins !

Bon, revenons à nos moutons.
Oui ben c'est pas drôle ... à 1000€ le boitier et 1000€ l'objectif, ça m'embête bien... […]
Non, ce c'est pas drôle en effet, lorsqu'on n'est point satisfait de son matériel.
Revenons point par point sur vos doléances:
1)
Les hautes lumières.
Derrière votre remarque, je devine que vous devez regretter de nombreuses images trop "claires" ; est-ce exact ?
Je crois deviner aussi que vous captez en Jpeg direct.
Mais je pose que vous utilisez uniquement les modes Av, Tv, M ou P, et jamais les modes de prise de vues élémentaires, desquels on ne peut rien espérer de bon.
Il faut savoir que le posemètre du 50D,
en Evaluative, opérera une
très forte pondération sur le collimateur AF actif. D'où corrections parfois nécessaires.
Afin de piloter au mieux ce boîtier, il convient de favoriser les HL lors de la mesure de lumière. Pour cela, et puisque la mesure du posemètre n'est pas indépendante de l'AF, il est impératif de travailler avec
un seul collimateur actif et non avec les collimateurs à détection auto (où le point pourra se faire sur un plan sombre entraînant une petite sur-ex).
Ça c'est la base. Ensuite, on s'apercevra que, dans bien des situations, il est préférable d'abandonner la mesure Evaluative au profit d'une autre (j'y reviendrai plus bas), car si le 50D en propose quatre, ce n'est pas pour rien.
Toutefois, par défaut, le posemètre du 50D est calé pour précisément assurer la meilleure préservation possible des HL
dans la perspective d'un post-traitement (il s'agit d'un boîtier expert), donc en Raw. La version Jpeg direct pourra sembler un poil sur-ex lorsque le Raw permettra de recouvrer les HL en les descendant au développement, évitant le contraire qui ne se fait jamais au risque de faire surgir des légions de bruit chroma dans les BL.
Donc, logiquement, tout va bien pour ce posemètre si on a compris comment il fonctionnait.
J'ajoute néanmoins, comme je l'avais signalé sur mes fils de référence sur le 50D, qu'il est plus prudent de
désactiver l'ALO (C.Fn II-4 page 177) afin de juguler parfois de malheureuses dérives de la mesure, ce qui dommage car ce posemètre, je le répète, fonctionne très bien.
Enfin, en cas de nécessité, vous pouvez également avoir recours à la priorité Hautes Lumières (C.Fn II -3), fonction qui offre la particularité d'être prise en compte dans le fichier Raw sous DPP (mais sous DPP
seulement, les logiciels tiers ne savent pas la lire). Attention, une fois activée cette prirorité HL, il faudra également poser en conséquence.
2)
Le 70-200Excellentissime objectif, il
doit fonctionner en parfaite harmonie avec le 50D. Logiquement, les résultats y sont époustouflants.
Je lis votre déception en supposant que vous devez souffrir d'un manque de netteté dans les images faites avec ce zoom. Est-ce exact ?
Bien entendu, je pars du postulat que vous êtes parfaitement averti des principes techniques de prise de vues avec un tel zoom ; je passerais donc ce chapitre.
Par conséquent, si le point se fait mal, cela nous renvoie à 95% de probablité vers un problème de calage de l'AF de votre 50D.
Si vous parcourez parfois les fils de ce forum, vous savez que ce mal est récurrent sur
tous les boîtiers (et particulièrement ces derniers temps sur le 7D que vous convoitez).
Une fois passé au banc de réglage, les boîtiers sortent transformés (en nain de jardin

) et le sourire inonde généralement les lèvres des propriétaires qui auparavant déprimaient de façon sévère. Comme vous le voyez, ce problème peut facilement être résolu, et, pour terminer sur ce chapitre, je puis vous assurer de façon ferme que le 70-200 f/4L IS
est parfaitement compatible à 100% avec le 50D.
Pour conclure en forme de boucle, j'ajoute que le meilleur mode de mesure à adopter pour ce zoom, lorsque l'on flirte avec les focales de 135 à 200mm est incontestablement la
Sélective [attention je n'ai pas dit
Spot, ni
Pondérée ; la
Sélective est celle qui affiche l'icône " ( ) " sur le LCD supérieur]. Ça, c'est à nouveau pour les hautes lumières.
Après, il faut savoir jongler avec la correction d'exposition dont l'amplitude se situera entre -2/3 et +2/3, pas plus.
Ces deux points pour montrer combien votre verdict est non recevable et qu'il ne fait que souligner un problème quelque part (je ne me prononcerai pas pour savoir s'il concerne le matériel ou non).
Bien.
Maintenant, vous avez envie de changez de boîtier et vous avez monté cette baraque pour convaincre votre femme (allez, allez, avouez...

).
Le 50D ne peut vous offrir la video. Pour cela votre choix ci-dessus émis est bon.
Je tiens toutefois à souligner qu'en acquérant un 7D, vous risquez de tomber de Charybde en Scylla. Le 7D, fondamentalement pas très différent du 50D, est un boîtier encore plus exigeant que le 50D et beaucoup plus difficile à piloter (notamment au niveau posemètre, ce qui semble être l'un de vos points noirs déjà avec le 50D). Attention donc à ne pas transformer la simple envie de changement en solution miracle : vous risqueriez d'être amèrement déçu.
Je ne me prononcerai pas pour le 60D que je ne connais pas et laisserai sur ce point la parole à notre "Mr 60D" ici, j'ai nommé : Microtom.
Passez une bonne soirée.