Mais le DR a été la dérivation malhonnete des libres de droits [...]
Qui pourrait me contredire...
Je le peux et je le fais. C'est comme dire que l'alcoolisme au volant est une dérivation de l'industrie automobile (ou de l'industrie de l'alcool d'ailleurs) ou qu'un marteau est une arme parce qu'un type en a tué un autre en lui défonçant le crane.
Le Libre (ou le libre de droit, c'est la même chose en soit) est un outil qui a été construit sur la notion de copyright, puis qui a été adapté au droit d'auteur. Toutes les licences Libres que je connais insistent sur l'obligation de reconnaissance de l'auteur. Même les MS (enfin, celui que j'utilise) qui ont une utilisation dérivée de la logique du Libre de droit obligent leurs clients a citer l'auteur des images. C'est dingue le nombre de blogs et de sites web ou se trouve mon nom parce qu'ils ont acheté une de mes photos sur un MS ou qu'ils l'ont downloadé gratuitement sur Flickr.
Le DR est une corruption du système des droits d'auteur par des gens malhonnetes. Ces gens sont les seuls responsables de leurs actes et personne ne leur a jamais demandé de ne pas respecter les auteurs. Le DR est une pure violation du droit le plus élémentaire de l'auteur : celui d'être associé à sa création.
Le Libre n'a rien à voir là dedans, car le DR appliqué à une oeuvre Libre, quelle que soit la licence, est une violation de cette licence. Pire d'ailleurs, en ne citant pas l'auteur, le journal qui placerait l'image en DR se retire tout droit d'exploitation de l'image puisqu'en ne respectant pas la licence, il casse le contrat qui le lie à l'auteur, ce dernier ne s'applique plus à l'image. Le journal se retrouve donc en délit de contrefaçon.