10 heures à Fukushima, c'est 40 millisievert (et pas micro), soit 1000 fois plus. 40 µSv, c'est 10 fois moins qu'une radio des poumons.
Et effectivement, les personnels navigants qui peuvent faire plusieurs milliers d'heures de vol dans l'année, sont en limite supérieure de la dosimétrie autorisée par le code du travail français (20 mSv par an).
A titre indicatif, la dose mortelle est de l'ordre de 1 à 5 Sievert (dépendant des individus et du traitement administré).
N'exagérons rien non plus! Sur
ces points de mesures qui sont sensiblement plus proches que 3km, on est à 100µSv/h ou moins (celui à 300 est au milieu du site).
Pour garder le même genre de repère, la valeur de 5µSv/h (ordre de grandeur des radiations en avion long courrier) est plutôt celle
mesurée dans l'air 1 semaine ou 10j après l'accident, parmi les zones les plus touchées hors zone évacuée (ville de Fukushima par ex.).
Dans mes propres sources, que ce soit une vidéo de journalistes japonais qui vont se balader dosimètre en main dans la zone d'exclusion, que ce soit des cartes de dose annuelle estimée par les autorités japonaises ou encore une dernière vidéo d'un habitant japonais qui montre une série de mesures en temps réel, on reste dans l'essentiel à des taux de 1à 5 uSv/h (u = micro), sauf dans les alentours immédiats de la centrale (moins de 3km) et plus de 100uSV/h quand on approche à quelques centaines de mètre de la centrale.
(les infos de Nikojorj corroborent donc ma série de sources)
On arrive donc bien à une dose annuelle de l'ordre de 30mSv, soit moins qu'un travailleur du nucléaire. A 50mSv par an, on écarte le travailleur pour lui conserver la santé sur le long terme.
Ok, ce n'est pas la panacée, mais ce n'est pas non plus l'apocalypse nucléaire tant annoncé.
On oublie en effet que les pilotes de lignes sont plus touchés. J'ai une amie qui bosse dans l'aéronautique (design d'avions) qui a entendu que les naissances de filles d'un père pilote de ligne étaient rares à cause de l'irradiation.
Probablement une rumeur, à vérifier

Cela ne fait pas avancer la question de nos pixels, par contre.
L'argument valable est en effet le nombre d'appareils qui volent depuis des années et qui sont toujours capables de prendre des photos.