Je voulais simplement dire que quand on veut traiter ses photos sérieusement sous Ubuntu, les solutions ne se bousculent pas au portillon*...
(mais je suis prêt à être convaincu du contraire si on m'explique, hein !)
*et, à première vue, l'absence de réponse à ton fil ne semble pas me donner tort...
Euh... oui, soyons
sérieux 
Alors première chose, pour répondre directement au sujet du fil :
un tuto de Volker Gilbert sur l'utilisation de Dispcal GUI. Me dites pas que c'est pas une référence sérieuse, je ne vous croirais pas. Son essai a lieu sur Mac, mais faut-il le rappeler, Mac OS est directement issu comme Linux d'un système Unix (pas très sérieux tout ça !!).
Deuxième chose, le post-traitement photo sous un système GNU/Linux, ba le portillon va devoir être élargi. Certes, les ultra-experts et les pros continueront de bosser avec leurs solutions, et les amateurs à se croire plus proches du bon dieu en adoptant les mêmes..., mais on peut tout à fais travailler sérieusement une photo (voire plusieurs

) sur un système libre.
Je poste donc ce tendancieux message ici et non dans la section dédiée, pour information quoi. Il ne prétend pas du tout à l'exhaustivité (le libre est un monde bouillonnant) ni à procéder à une batterie de tests comparatifs montrant que les photographes du dimanche ne doivent pas tous se ruiner en solution Windows/Mac.
Une petite liste s'impose (elle est indicative, Google est un ami, et
ici pour une liste plus longue) :
* le dinosaure, mais aussi une bonne base pour se lancer : Ufraw (il a plein de défauts en particulier une mauvaise gestion du bruit et une intégration difficile des corrections optiques, mais il demeure facile d'accès au moins pour se former aux principaux bidouillages sur raw).
* je passe sur la tripoté des "gestionnaires d'images", les visionneuses avec qq fonctions automatiques de corrections des jpg. À part Digikam et ses plugins, la gestion de collection restait un point faible jusqu'à il y a peu. On pourra voir avec intérêt Shotwell, jBrout (gestion poussée des mots-clés) et mon chouchou Geeqie (qui affiche le raw et gère bien les exif).
* en revanche, de bons, voire très bons soft de développement des raw, sont maintenant disponibles : RawTherapee en premier lieu, et surtout le petit dernier qui monte, à essayer absolument : Darktable. Son ambition est d'égaler LightRoom, il en reprend l'ergonomie. Il gère les collections et propose presque tous les outils sérieux de la photo.
* la retouche : évidemment Gimp est incontournable mais il faut absolument s'intéresser à ses plugins, et si l'on doit n'en retenir qu'un, c'est GMI'C qui propose tout un tas de traitement fins extrêmement efficaces (pour le côté sérieux, c'est un outil développé par un labo de recherche, donc pas vraiment des barbus en chemise hawaïenne... quoi que). Les inconditionnels des solutions monopolistiques vous diront que Gimp ne gère que le 8 bits. C'est vrai (si vous ne savez pas de quoi il s'agit, c'est pas grave, continuer à faire des photos, c'est ce qu'il y a de mieux).
Donc pour les pros du bit : Krita gère le 16 bits, c'est une sorte de Gimp bousté, conçu par des graphistes pro (c'est dingue, non ?) qui aimeraient bien se dégager d'Adobe et autres monstres sacrés de l'image.
Une foule d'autres plugins pour Gimp existent, plus ou moins heureux évidemment, il faut chercher sur les forums spécialisés autour de Fx-Foundry pour la photo, BW simulation pour la conversion noir et blanc qui reprend les rendus argentiques, etc.
J'ai laissé de côté Bibble parce que c'est une solution payante, certes économique si l'on n'a pas Windows ou Mac. Sa reconnaissance par le monde "normal" des usagers de l'informatique tient avant tout au fait que c'est un (le seul propriétaire) logiciel qui fonctionne sous les 3 OS et que l'on peut donc le tester dans son environnement habituel. Je pense que Darktable va lui faire de l'ombre chez les utilisateurs linux, l'approche est assez comparable, l'efficacité générale aussi.
Voilà, dernier point, la stabilité

Windows est certainement un des OS les plus fragiles qui soit. Outre le fait qu'il écrit un peu n'importe où et en désordre sur les disques durs, mangent du virus comme si c'était du gâteau, ce système consomme énormément de ressources rien que pour se faire tourner lui-même, d'où la nécessité de machines très puissantes quand on lui rajoute des logiciels de traitement d'image. Ce qui ne met pas à l'abri d'un plantage intempestif d'ailleurs.
La stabilité de Mac n'est plus à prouver au moins avec les logiciels dont l'intégration à Mac OS est vraiment travaillée. De même, le système gère mieux ses ressources et même si c'est moins vrai aujourd'hui, reste plus économe en terme de mémoire. On retrouve cette même caractéristique (cousinage oblige) dans les principales et éprouvées distributions linux. Pour peu que l'on n'ait pas le dernier matos à la mode (carte graphique 15D par exemple), c'est vraiment confortable. Une machine peut alors dépasser les 2 ans, voire les 5, 8... sans devenir obsolète ou ne plus vouloir faire son job.