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Auteur Fil de discussion: Livres épuisés : une loi de plus pour bafouer les auteurs ?  (Lu 1974 fois)
Zouave15
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« Répondre #25 le: Janvier 26, 2012, 08:07:32 »

Dans ce sujet, on ne parle directement photo mais livres (j'ai ouvert un fil spécial pour la photo). Les livres, c'est majoritairement de l'écrit. Et à l'écrit, il y a très peu d'associations, je ne les citerais pas afin de rester libre de dire ce que j'en pense. Par exemple, pour entrer dans l'une, il faut deux publications chez des éditeurs, ce qui élimine de facto les autoéditeurs qui représentent pourtant la plus grande part du nombre de livres produits (bien sûr, pas les plus vendus).

D'une manière plus globale, le monde a changé, et les associations ne font plus recettes. Les vrais mouvements aujourd'hui sont spontanés. Cela n'empêche pas d'être à une asso mais il faut bien comprendre que lorsque les gens n'adhèrent pas, c'est rarement pour des raisons financières.

Il faut arrêter de croire que les gens qui n'adhèrent pas aux asso sont des abrutis pingres.
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« Répondre #26 le: Janvier 27, 2012, 10:30:22 »

Je parle aussi d'auteurs en general des creatifs...
Beaucoup trouvent les Sté d'auteurs "pas tres efficaces" mais face aux institutions, et monopoles...cela prend du temps
Peut etre serait ce le moment d'organiser une asso d'ecrivains independants...
Cela interessera aussi les editeurs pour decouvrir des talents cachés...
A moins qu'ils préfèrent continuer à vivre "heureux" cachés...
Mais à mon avis plus pour longtemps...
Je maintien le terme de pingre dans la photo car lors de nombreuses réunions ouvertes beaucoup de photographes trouvaient trop cher les cotisations, mais lorsqu'il y a de gros problèmes dans une profession, on a plutôt tendance à se regrouper...
Avec un matériel investi souvent démesuré; 15€ par mois ne semble pas énorme et cela permettrait sincèrement d'être plus représentatif auprés de nos interlocuteurs...
La manif au Mont Parioux..., et beaucoup d'autres actions professionnelles pourraient donner une autre dimension au respect des auteurs...je pense
Je ne crois pas avoir parlé d'abrutis... mais je suis persuadé que la plupart de ceux qui se plaignent face à divers problèmes, c'est par manque d'information...et je ne crois pas être le seul à penser que l'activité d'auteur photographe manque de professionnalisme... en cause principale notre individualité...
Contre l'abus du DR la pétition n'a recueilli que 4000 signatures...
J'ai lu il n'y a pas si longtemps sur le forum un photographe qui a signé un contrat avec une mega Agence, sans rien comprendre...
Certes cela peut arriver aussi à n'importe qui, lorsque l'on fait n'importe quoi...
L'UPP a fait exonérer la taxe pro à un très grand nombre d'auteurs chaque année, et cela représentait une somme beaucoup plus importante que le montant de la cotisation...
Hélas il n'y a pas eu après une grande reconnaissance en nouvelles adhésions...
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« Répondre #27 le: Janvier 29, 2012, 23:32:45 »

La plupart des contrats d'avant 1990 ne prévoient pas le numérique, et pour cause, un contrat prévoyant quelque chose qui n'existe pas est nul. Or il s'agit d'au moins 80 % des livres concernés par cette loi.

La loi n'est pas une mauvaise idée en soi, j'y étais favorable après quelques informations glanées ici ou là, mais deux dispositions sont clairement faites pour éloigner les auteurs :

• l'auteur a 6 mois pour s'opposer à la publication numérique et après il ne peut plus JAMAIS, et en plus il ne peut même pas reprendre l'exclu s'il veut exploiter lui-même

• l'éditeur a aussi 6 mois… mais il a un délai de 10 ans pour reprendre l'exclusivité. Il passera alors un contrat avec la société de gestion, et non plus avec l'auteur. L'intérêt de l'éditeur est évidemment d'attendre ces 6 mois, au moins avec les auteurs qui savent négocier (donc en fait ceux qui sont les plus intéressants à publier).

L'idée évidente est de se passer des auteurs !

En clair, le coup des 6 mois pour l'auteur et 10 ans pour l'éditeur, c'est un tour de passe-passe qui permet à l'éditeur de récupérer des droits qu'il n'a plus !

C'est assez incroyable ! Heureusement que je vis en Suisse et que la loi sur le droit d'auteur nous offre une bonne protection !

Je suis aussi d'avis que si certains livres peuvent être réédités en numérique, c'est une bonne chose. Mais je ne comprends pas le fait de vouloir déposséder l'auteur, source de l’œuvre. Pourquoi ne lui laisser que 6 mois de délai de réaction ? Juridiquement, pour un tel changement de loi, c'est extrêmement court.

"On" veut occire les auteurs ?
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« Répondre #28 le: Janvier 29, 2012, 23:33:34 »

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« Répondre #29 le: Janvier 31, 2012, 10:04:45 »

En tant qu'auteur je suis plutôt du coté des auteurs...
Mais suppose qu'un éditeur diffuse en version numérique un livre épuisé depuis + de 10 ans... ex : sur le vignoble en Roussillon, ou x thème générique avec 100 ou 200 illustrations...
Si un auteur se manifeste dans les 6 mois ( je pense que le but est de lui laisser le temps 6 mois pour qu'il se fasse connaître et non pas pour l'empêcher de percevoir ses droits) c'est pour trouver un accord sur cette nouvelle extension de diffusion...
Pour l'éditeur c'est aussi la possibilité d'exploiter le livre en version numérique, car numériser, mettre en ligne, référencer ce sont des frais et si après x temps un auteur pour x raisons ne veut plus être diffusé ce serait une perte sèche de retirer cette référence, pour l'éditeur...
Car en France aussi heureusement les auteurs sont quand même bien défendus, mais hélas manquent de cohésion...
Les éditeurs ont mis aussi un peu de temps pour accepter de partager les droits sur la copie privée  auprés des Sté de perception pour l'image fixe...
Quand au Syndicat des éditeurs de Presse sauf erreur de ma part, et changement récent ils n'acceptent toujours pas...
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« Répondre #30 le: Janvier 31, 2012, 11:47:23 »

Ce n'est pas du tout ça. Le délai de 6 mois est celui pendant lequel on peut s'opposer à la mise en numérique de ses livres. Ce délai court à partir du jour où le livre est référencé sur la future base (référencé, mais pas encore réédité).

Un auteur peut vouloir s'opposer parce qu'il préfère exploiter son livre lui-même, ou pour toute autre raison y compris personnelle.

La rémunération est une autre affaire, il ne faut pas tout voir en termes d'argent. À ce sujet, pas de raisons de craindre de cette nouvelle loi (même s'il faut suivre ce que ça deviendra).

Le problème est celui du droit moral, dont le principe est d'être inaliénable, or là, on a juste 6 mois : après, on ne peut plus s'opposer à une édition, laquelle se fera via la société numérique. Et là, l'éditeur aura 10 ans pour reprendre ou non l'exploitation lui-même. S'il n'avait pas de contrat avec l'auteur, c'est avantageux !

Quand on est auteur, pas seulement quelqu'un qui a publié un livre, on comprend le problème et ses diverses implications.
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« Répondre #31 le: Janvier 31, 2012, 12:31:53 »

Zouave15, tu écris :

"Le délai de 6 mois est celui pendant lequel on peut s'opposer à la mise en numérique de ses livres. Ce délai court à partir du jour où le livre est référencé sur la future base (référencé, mais pas encore réédité)."

Par quel mécanisme se fait le référencement ?
Qui est chargé d'informer l'auteur de l'intention probable de cette 'mise en numérique' ?
De quelle manière va fonctionner ce processus d'information ?
Qui détermine, et comment, que l'auteur n'a pas formulé d'opposition ?
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« Répondre #32 le: Janvier 31, 2012, 14:17:17 »

Par quel mécanisme se fait le référencement ?

Ce sera la société, et il y aura une base de données sur internet (donc pas demain matin).

Je ne sais pas comment ils sauront qu'un livre est épuisé depuis 10 ans (car, quand on connaît le droit, la notion est plus que vague).

Qui est chargé d'informer l'auteur de l'intention probable de cette 'mise en numérique' ?

Il est prévu de ne pas l'informer : c'est à lui de le savoir Grimaçant

C'est pourquoi l'éditeur a intérêt à ne rien dire, puis, passé le délai, demander l'exploitation exclusive à la société.

De quelle manière va fonctionner ce processus d'information ?

Il n'y en aura pas

Qui détermine, et comment, que l'auteur n'a pas formulé d'opposition ?

Pas prévu apparemment. Je suppose qu'il sera plus prudent d'envoyer un recommandé. Dans l'esprit de loi, il n'y a pas à prouver qu'il n'y a pas eu d'opposition, c'est à l'auteur d'avoir la preuve qu'il s'est opposé dans les délais.

Vu le rapport au matériel de bien des auteurs de l'écrit, la plupart se feront avoir.

Encore une fois, je ne suis pas contre cette loi, mais contre cette modalité qui comporte trois risques
- léser les auteurs
- se retrouver sans rien à numériser si, dans le doute et par prudence, tous les auteurs refusent. Ou si tous les éditeurs reprennent leur catalogue (il y a des moyens de faire traîner des années vu le peu d'obligation qui pèse sur eux.
- des procès et notamment une QCP vu que cette loi est contraire au droit moral
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« Répondre #33 le: Janvier 31, 2012, 15:13:47 »


Si je comprends bien.... un auteur inattentif au changement de loi, décide d'éditer lui-même un de ses anciens titres en numérique, disons, un titre paru dans les années 80.

Cet auteur pourrait être accusé de contrefaçon par "son" éditeur qui, par une pirouette juridique, deviendrait effectivement le nouveau détenteur de ses droits pour les éditions numériques alors qu'aucun contrat signé ne prévoit cela ?
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« Répondre #34 le: Janvier 31, 2012, 15:48:18 »

Oui…
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« Répondre #35 le: Janvier 31, 2012, 15:59:03 »

S'agissant d'un texte qui ne sera peut-être jamais voté en l'état, je pense qu'il est encore temps de vérifier que si un auteur ne s'aperçoit qu'après 6 mois qu'il est sur la liste il aura toujours ses droits.
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« Répondre #36 le: Janvier 31, 2012, 17:16:57 »

S'agissant d'un texte qui ne sera peut-être jamais voté en l'état, je pense qu'il est encore temps de vérifier que si un auteur ne s'aperçoit qu'après 6 mois qu'il est sur la liste il aura toujours ses droits.

C'est une remarque pleine de bon sens.

Il ne coûte rien d'être attentif et d'informer sur le possible, cependant.
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« Répondre #37 le: Février 14, 2012, 08:38:52 »

S'agissant d'un texte qui ne sera peut-être jamais voté en l'état, je pense qu'il est encore temps de vérifier que si un auteur ne s'aperçoit qu'après 6 mois qu'il est sur la liste il aura toujours ses droits.

Le Sénat a donné son accord lundi à l'unanimité au texte de la Commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés)

L'Assemblée devrait voter à son tour le texte le 22 février, ce qui vaudra adoption définitive.


Pas une virgule de changée.
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« Répondre #38 le: Février 14, 2012, 14:01:52 »

Si je comprends bien.... un auteur inattentif au changement de loi, décide d'éditer lui-même un de ses anciens titres en numérique, disons, un titre paru dans les années 80.

Cet auteur pourrait être accusé de contrefaçon par "son" éditeur qui, par une pirouette juridique, deviendrait effectivement le nouveau détenteur de ses droits pour les éditions numériques alors qu'aucun contrat signé ne prévoit cela ?
Je navais pas vu cette reponse...
Il me parait la moindre des politesses d'avertir son editeur si l'on desire republier un livre qui a dèjà été édité, par un autre editeur et bien evidemment a compte d'auteur aussi...
Ce n'est que du bon sens à mon avis

Je reste persuadé que des livres qui ont un certain interet, réalisés par des auteurs interessants...et édités par des editeurs "professionnels"  ; il y a plus de 10 ans... n'ont pas disparu de la mémoire...
Et le numérique bien géré devrait permettre sans engager des frais d'une nouvelle edition papier, d'offrir l'opportunité de récupérer quelques droits directs et par la copie privée...
Mais bien évidemment il faut ouvrir l'oeil...et le bon
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« Répondre #39 le: Février 14, 2012, 16:05:26 »

Ça serait bien que tu arrêtes de donner ton sentiment sur un milieu que d'évidence tu ne connais pas du tout, car tu profères tellement de contre-vérités qu'il est trop long de tout reprendre.
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« Répondre #40 le: Février 14, 2012, 22:07:25 »

Ça serait bien que tu arrêtes de donner ton sentiment sur un milieu que d'évidence tu ne connais pas du tout, car tu profères tellement de contre-vérités qu'il est trop long de tout reprendre.
Je ne profere rien ...je soumet mon sentiment
Certes mon sentiment n'est basé que sur plus de 40 ans de pratiques, et mon agence a largement diffusé mes photos auprés de très nombreux éditeurs, je n'ai collaboré qu'avec un seul éditeur pour un livre... et j'étais toujours très proches avec de nombreux photographes qui travaillaient essentiellement avec des éditeurs...
Je ne pretends pas détenir la vérité mais pour le sens pratique...un peu...
Tu recommandes sur un autre fil à VAZEN
"de ne rien faire sans etre payé d'avance"
A part de s'appeller Roland Michaud, Hans Silvester et autres...YAB....
Il y a vraiment peu d'éditeurs actuellement hélas qui vont accorder leur confiance en avançant presque tous les frais et le temps...
A l'UPP nous avions eu une conférence avec Mr de la Martinière et j'ai écouté très très attentivement pour faire attention a ne pas raconter des non sens ... et que l'on ne croit pas que je n'y connais rien du tout...
Mais entre le discours et les pratiques il y a des visions différentes comme partout...
J'ai été co-auteur d'un livre il y a plus de 20 ans et je n'ai aucune envie de le faire rééditer en version papier ni l'editeur sûrement, par contre je maintien que si les conditions de contrôles peuvent être garanties; la diffusion electronique permettrait de le mettre à jour d'une manière moins couteuse et pourrait trouver une autre diffusion.
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« Répondre #41 le: Février 15, 2012, 09:33:24 »

Je vois que tu livres tes faits d'armes, un aveu de faiblesse. Tes propos montrent simplement que tu n'y connais rien, et pas seulement que tu as une vue tronquée, même si c'est le cas.

Pour se faire mousser, citer Hervé de la Martinière, le mythe des photographes, est un bon exemple de tes conceptions biaisées. L'édition est un drôle de monde, qui fonctionne de manière éloignée de la réalité donnée à voir, et les éditeurs ont besoin d'idiots utiles pour entretenir le mythe.

Quant au cas de Vazen, tu le cites hors contexte, s'il s'agit d'engager un an de travail sans être payé d'avance, il vaut mieux assurer ses arrières. Bien sûr, parfois on risque et ça passe, et après on dit aux autres qu'on peut le faire. Mais si on fait une étude, on s'aperçoit que ça ne passe pas en général.

Je le répète, je ne suis pas contre la loi mais une de ses dispositions, et une seule. Toi tu ne vois que l'aspect financier, sur lequel pour l'instant on ne sait rien. Mais c'est révélateur, et représentatif de tes autres conceptions ici : pour toi le droit d'auteur, c'est juste pour être payé. C'est la position d'un vendeur, non d'un créateur. Les auteurs de l'écrit comprennent mieux la nuance, car ils sont confrontés aux difficultés du devenir de leurs créations, mais ceux qui écrivent au kilomètre ont les mêmes discours que les photographes (en gros : « peu importe si on se fait avoir du moment qu'on est payés »).
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« Répondre #42 le: Février 15, 2012, 14:25:59 »

Loin de moi l'idée de penser qu'une seule personne peut représenter l'ensemble d'une profession...et surtout que sa vision puisse s'imposer sur toutes les autres...
J'ai cité ce cas parce qu'evidemment ici on est sensé parler de livres photographiques qui représentent des investissements 10 à 10O fois supérieurs qu'aux livres textes...
La communication c'est avant tout savoir règler la fréquence pour avoir une bonne réception et donc une bonne compréhension...
Tu veux parler de livres textes tu a raison sur tout je n'y entends strictement rien...

Maintenant le cas de l'éditeur qui s'adresse à un photographe qui n'a aucune idée de l'étude d'un devis... à peine des droits d'auteurs... lequel photographe se demande s'il a le droit d'oser demander une avance, pour la réalisation un travail personnel sur plus d'une année comme tu me l'apprends en vue de publier un livre...
C'est d'emblée une proposition très "curieuse" à envisager qu'avec méfiance...
Bien évidemment qu'il faut demander des avances... sachant qu'aucun éditeur ne paiera jamais tout d'avance
Mais ce collègue photographe n'a pas l'air d'avoir une grande expérience et à ma petite connaissance les éditeurs se basent plus sur l'expérience que sur la bonne volonté,
je parle en matière d'édition de livre photographique bien entendu...
Pour le texte je ne demande qu'à apprendre ce que je sais c'est que le prix d'un crayon et de blocs petits carreaux et pour une petite partie d'entre eux un macbook et word voire une connexion internet et plus abordable comme investissement que le matos photographique...
Oui pour moi les droits d'auteurs servent surtout à payer le matériel et pas mal d'éditeurs diffuseurs de photographies croient qu'on travaille avec un crayon gomme vu le montant des droits qu'ils proposent...
C'est clair que cela demande plus de connaissances et j'ai le plus grand respect auprès des écrivains et je n'achète que des livres papiers.
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« Répondre #43 le: Février 15, 2012, 16:09:49 »

Beaucoup de discussions ici viennent du fait qu'il y a méprise sur le mot auteur. Pour beaucoup de photographes, ce mot désigne surtout le statut. Or il y a un gouffre dans l'état d'esprit entre le photographe qui honore la commande d'une agence de pub et l'auteur qui écrit dans son coin un livre pour lequel il a travaillé pendant plusieurs années, et qui souvent est le fruit d'une expérience de 30 ans.

Même seulement en photo, quelle différence de mentalité entre le photographe de pasckshot et celui qui n'expose qu'en galerie !

Pour faire court, et donc trop simple, si on est plutôt du côté illustration, on voit ses photos comme des produits et on est dans l'esprit de se faire rémunérer au temps (mon cas par exemple pour les fleurs) mais quand on est est plutôt côté création, on tient à ses bébés et il vaut mieux avoir la main dessus car en général, on ne peut pas présenter plus de quelques photos par an (mon cas pour l'abstrait).

Autre différence, une photo d'illustration, sauf exceptions, peut toujours être refaite, ou à peu près pareil. Quand on crée (même si c'est mauvais artistiquement), cela correspond à des périodes de sa vie, et quand c'est fini on ne peut plus refaire semblable.

Pour être concret, si je fais un livre de photos de fleurs et que ça se passe mal avec l'éditeur, ce n'est pas très grave, j'en referai d'autres. Si c'est de l'abstrait, j'ai tout perdu.

À l'écrit, c'est en effet différent mais pas tant que ça, car 80 % des livres sont des commandes, et donc l'auteur (technicien de l'écriture) écrit en « pisse-ligne » et n'est pas attaché à sa création. Par contre, s'il écrit un roman qui le met en danger (par rapport à sa famille, son entourage ou une communauté), ce n'est plus pareil. Ou si c'est une série en cours, pas question de se tromper sur l'édition du premier.

Il y a aussi les essais et les livres techniques pour lesquels le droit moral est également important, car parfois on y met toutes ses connaissances, on livre par exemple des process psychologiques (j'ai fait ça) et si on se fait exploiter on se retrouve en slip. Souvent, le cauchemar finit à l'épuisement du livre, et c'est pourquoi je connais plusieurs écrivains qui n'ont aucune envie que leur livre soit réédité (j'ai parlé de mon cas plus haut). Or cette loi vise à le permettre.

D'une manière plus générale, le droit moral ne rapporte certes rien mais il est la protection de l'auteur, et je me serais attendu qu'une loi qui viole le droit moral lève les photographes contre, au lieu de devoir réexpliquer cent fois la même chose.
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« Répondre #44 le: Février 15, 2012, 16:17:35 »

Il y a aussi des auteurs (nombreux) qui ont signé des contrats les liant à l'éditeur, sauf épuisement du livre. Or un livre pourtant pas disponible dans le commerce peut ne pas être considéré comme épuisé (via un petit stratagème très simple). Il ne faut pas croire que c'est rare, c'est même l'inverse, c'est un cas répandu lié à la gestion des catalogues.

Mais si, comme ce sera probablement le cas, la société de gestion, qui ne sera pas tenue par les contrats et les usages de la profession, décide que tel livre qui n'est plus disponible est épuisé (alors qu'en fait il ne l'est pas juridiquement), le livre sera réédité en e-book sans que l'auteur ait pu s'y opposer, moyennant quoi il perdra toute possibilité de se libérer de son éditeur (puisque c'est l'épuisement juridiquement constaté selon les termes définis dans le contrat qui compte).

J'imagine que c'est un peu difficile à comprendre mais cela tient aux particularités des contrats d'édition. J'ai un copain dont le livre (pourtant demandé) est indisponible depuis 25 ans, qui n'a jamais pu faire constater l'épuisement, qui a perdu deux procès contre son éditeur, et qui ne peut plus écrire sur le sujet (lié par la clause de préférence) : son seul salut est qu'un jour enfin le livre soit épuisé. Il est ravi de la nouvelle loi Grimaçant

C'est d'ailleurs le problème du numérique, les auteurs seront liés à vie (pas d'épuisement possible) sauf ceux qui connaissent les tenants et aboutissants (moins de 1 % des auteurs).
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« Répondre #45 le: Février 15, 2012, 20:22:47 »

On ne peut vraiment pas comparer les contrats qui lient les écrivains et les photographes aux éditeurs.
Pour les écrivains sans éditeur ce n'est pas viable...
Leur relation avec leurs éditeurs est beaucoup plus régulière et engendre des actions de relations publiques, nombreuses émissions télés et radios; qui implique bien d'avantage leurs éditeurs d'où sûrement la difficulté de les quitter... et ils doivent bien utiliser toutes sortes de stratagèmes...
Tandis que pour un photographe une partie de son travail destiné à un livre pourrait être diffusé sur d'autres médias...
Un autre photographe que j'apprécie beaucoup collabore très étroitement avec un éditeur pour ses livres et cela n'empêche pas d'avoir sa photothèque, ventes de tirages et posters...
Je trouve tes comparaisons très simplistes il y  des "auteurs" photographes qui font 30 packshots à l'heure d'autres 1 en 3 jours ou 1 semaine, parce qu'ils ont étudié la cuisine de la lumière pendant 20 ans de même des poêtes qui pondent 2O feuillets en une demi journée et d'autres 1 par mois
Je sais faire la difference avec l'amateur qui aime et capte ce qu'il lui plait quand l'envie lui prend, et le professionnel qui met toute son expérience et talent créatif pour honorer une œuvre de commande publicitaire ou d'illustration...et ils ont droit autant au respect moral mais bien evidemment celui qui cherche à en vivre son droit moral c'est son travail et il est bien evident qu'il doit le transposer en droits d'auteurs...
A l'UPP aussi ils font la difference mais une asso est composée de nombreux individus et dans le cadre de la photographie il y a vraiment une multitude de specificités et tout autant de spécialités sachant que tout le monde touche un peu a tout ...
Je ne comprends vraiment pas pourquoi ta haine envers l'UPP et ou vas tu chercher que l'UPP se moque des amateurs ...
Maintenant tout le monde est "photographe" même avec son smartphone...
L'UPP c'est plus de 1500 photographes et nous avons tous été amateurs et a part pour les tirages d'art nous ne pouvons ceder des droits d'auteurs que si l'image est numérisée...
Evidemment avant qu'un tirage de smartphone de 150 ans atteigne 917 000 euros: comme la photo 30x40 de gustave le Gray... c'etait peut etre un amateur...
je trouve ton point de vue de l'UPP sur ton blog vraiment pas rationaliste et je trouve cela bien dommage...
"L'UPP pris dans le sac" c'est grotesque
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« Répondre #46 le: Février 16, 2012, 08:39:06 »

Leur relation avec leurs éditeurs est beaucoup plus régulière et engendre des actions de relations publiques

Tu parles de moins de 1 % des écrivains

"L'UPP pris dans le sac" c'est grotesque

Puisque tu en parles, chacun pourra se faire une opinion mais en tout cas c'est une grosse bourde de votre part :
Droit de photographier : l'UPP contre les amateurs ?

Comme ce n'est pas la première, et que c'est systématique, ce n'est plus de la bourde à ce stade.

Je n'ai pas de haine contre l'UPP mais je défends le droit d'auteur, et je sais reconnaître ses ennemis, y compris dans ce qui pourrait sembler le bon camp. Or le corporatisme est de manière certaine ennemi du droit d'auteur car le droit d'auteur, en fait, protège et concerne surtout les amateurs.
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« Répondre #47 le: Février 16, 2012, 17:14:10 »

Or le corporatisme est de manière certaine ennemi du droit d'auteur car le droit d'auteur, en fait, protège et concerne surtout les amateurs.



Ca c'est énorme ...
Plus de 90% des amateurs ne cherchent qu'a avoir une parution avec leur nom et n'osent pratiquement pas parler des droits d'auteurs...

L'UPP fait des actions dans presque toutes les ecoles justement pour bien informer sur le droit d'auteur...
Tu voudrais peut etre qu'un membre de l'UPP puisse expliquer cela dans tous les photo - clubs ?
J'ai dejà bien expliqué que l'UPP  est présente dans tous les festivals, salons et lieux de rencontres sur la photographie... pour informer pros et amateurs
Il faudrait peut etre editer un livre a 30 000 000 ex sur le droit d'auteur et le distribuer à tous ceux qui prennent des photos...
Je me re repete encore, mais pour avoir une écoute auprès des institutions, organismes, pouvoir publics, un syndicat ou association doit représenter principalement des professionnels...
Je regrette vivement que tu considères cela comme du corporatisme, c'est de la logique pure, et cela est parfaitement rationnel.
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« Répondre #48 le: Février 16, 2012, 17:27:25 »

Le droit d'auteur n'a pas été inventé pour les photographes, mais pour les écrivains et les peintres, qui sont à 99 % des amateurs, y compris parmi les plus connus.

Quant aux photographes, ceux qui font des livres sont souvent des amateurs (même quand ils ont un statut), idem avec ceux qui exposent.

D'une manière générale, les métiers de la création ne seraient rien sans les amateurs (même les génies ont commencé comme ça).
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« Répondre #49 le: Février 16, 2012, 19:57:02 »

Le droit d'auteur n'a pas été inventé pour les photographes, mais pour les écrivains et les peintres, qui sont à 99 % des amateurs, y compris parmi les plus connus.

Quant aux photographes, ceux qui font des livres sont souvent des amateurs (même quand ils ont un statut), idem avec ceux qui exposent.

D'une manière générale, les métiers de la création ne seraient rien sans les amateurs (même les génies ont commencé comme ça).

Je suis vraiment très très étonné de ce propos...
Le droit d'auteur n'a jamais été inventé...
Il a dû être imposé par les auteurs Beaumarchais a crée la première asso d'auteurs ...lire wikipedia... la photographie n'existait pas à l'époque
...
Je ne vois vraiment pas pourquoi vouloir séparer les amateurs et les pros, la grosse différence des premiers c'est que les droits d'auteurs ne sont pas leur pain quotidien, qu'ils ne font pas trop d"effort pour s'informer...

Faut aussi lire ce que j'ai écris plus haut que tous les professionnels ont commencés en étant amateurs...
Je n'ai jamais dénigré les amateurs j'ai une page sur mon site depuis plus de 5 ans justement pour les informer qu'il n'y a aucune raison qu'ils fassent cadeau de leurs œuvres et je ne fais aucune différence entre l'œuvre d'un pro et d'un amateur sauf si elle est bradée... sachant qu'il y a des pros qui bradent aussi...
Et que l'auteur s'est fait avoir, par ignorance ou bêtise... hélas il y en a beaucoup... mais j'en vois passer aussi pas mal dans ma galerie et je leur parle des droits d'auteurs quand j'ai le temps...
Ta dernière phrase est un non sens tu m'as mieux habitué...
Un métier par nature est une activité professionnelle... les métiers de la création aussi
Tu voulais parler de "passion" peut être qui n'est pas forcement liée à un métier.

Ce serait bien de mettre a jour ton site sur l'affaire du droit de l'image dont l'UPP s'est portée partie civile, et non pas a fait appel
http://ame-nature.com/index.php/colerique/165-droit-de-photographier--lupp-contre-contre-les-amateurs-
bien au contraire l'UPP s'est portée au coté de l'auteur photographe et tous les frais du procés ont été partagés :"le modèle n'a pas gagné"
http://www.upp-auteurs.fr/actualites.php?actualite=676
Pour un passionné de photographie je trouve dommage de véhiculer de fausses informations et de formuler des critiques qui n'ont aucun sens

Comprend bien une chose que l'UPP défend la photographie en général et bien évidemment ses adhérents et les 1500 adhérents ne font pas que des pack shots

Tu veux parler des peintres "amateurs" ( pas tous il y a des semis pros qui vendent) aussi je me bats contre eux dans la galerie lorsque j'entends: "elle est belle la photo pour faire un tableau", ou on achète une carte et on demandera qu'il nous la reproduise en tableau...
J'ai beau mettre partout photographies originales reproduction interdite... ils s'en foutent pour la plupart et quand ils n'essaient pas encore de les reproduire à l'intérieur de ma galerie... et il y a beaucoup d'amateurs hélas qui ne respectent rien...
et ils ne doivent pas tous être défendus
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