Ouah! merci pour l'info

. Une question à laquelle tu pourras peut-ête répondre: quand on fait un proofing via CS, faut-il cocher la casse "papier blanc"? Il me semble qu'en le faisant, un genre de voile s'installe et plombe toute l'image...
L’option « Simuler l’encre noire » supprime l’éventuelle compensation du point noir qui s’effectue lors de la conversion de l’espace de l’imprimante vers l’espace d’affichage. Cette compensation du point noir consiste à mettre en correspondance le noir de l’espace source, en l’occurrence le noir de l’espace de l’imprimante simulée (par exemple un espace CMJN) et celui de l’écran. Quand on fait un épreuvage, ce mécanisme est évidemment mauvais car on ne veut pas afficher une « belle » image « profitant » du « beau » noir de l’écran dans les parties les plus sombres de l’image imprimée, on veut le « vrai » noir, éventuellement « moche » que donnera l’impression sur l’imprimante simulée…
Cette option, avec des papiers mats, donne généralement des résultats « ternes » à l’écran mais permettant, dans une certaine mesure, de prévoir l’impression finale.
Cette option n’est pas toujours disponible. Elle l’est quand elle a un sens, c'est-à-dire quand le profil d’affichage fait une compensation du point noir (ce qu’ils ne font pas tous) et que le profil de l’imprimante à simuler comporte les données nécessaires… Attention, même avec des profils d’affichage ICC V4 qui permettent théoriquement n'importe quel mode de rendu, l’application à l’affichage du mode colorimétrie relative ne se fait jamais avec compensation du point noir, car l’option Photoshop prévue pour l’impression n’est pas disponible pour l’affichage. Quand je parle ici de compensation du point noir, c’est de la compensation faite en coulisse par le mode pseudo-perceptif inscrit en général dans le profil d’affichage. Même avec un profil d’affichage ICC V2 (qui ne permet qu’un seul mode de rendu portant un nom variable selon les logiciels de calibrage…) les données inscrites dans le profil, quel que soit le nom qu’il porte, décrivent l’écran selon la méthode que l’auteur du logiciel de calibrage a trouvé la meilleure. C’est en général une combinaison des modes colorimétrie relative et perceptif. Et, l’affichage emprunte en général au mode perceptif, une certaine ( !) correspondance entre les points noirs… alors qu’il utilise le mécanisme de mise en correspondance des blancs prévu dans le mode colorimétrie relative…
Attention, contrairement à ce qu’on lit parfois, ce n’est pas ici la compensation du point noir vers l’imprimante à simuler qui est en cause ici car cette compensation est parfaitement légitime si on prévoit d’imprimer avec le mode de rendu colorimétrie relative, ce qui est en cause, c’est l’éventuelle compensation appliquée à l’affichage de l’épreuve sur l’écran.
L’option « Simuler la teinte du papier », quand elle est disponible et cochée entraîne automatiquement la sélection de l’option « Simuler l’encre noire ». Cette option conduit Photoshop à appliquer un mode de rendu Colorimétrie absolue dans la conversion d’affichage qui est faite entre l’espace de l’imprimante cible et l’espace d’affichage, c'est à dire à reproduire la couleur du blanc papier au lieu de la mettre en correspondance avec le blanc de l'écran. Le "blanc" de l’écran simule alors la couleur du papier qui sera utilisé avec l’imprimante cible.
Comme l’option précédente, cette option n’est disponible que quand les profils concernés (affichage et imprimante simulée) contiennent les données nécessaires. Avec des profils d’affichage V4, qui peuvent décrire tous les modes de rendu, les données peuvent y être. Mais, dans l’état actuel du respect de la norme ICC V4 par les logiciels de calibrage, ces derniers mettent parfois les mêmes données dans les trois modes… ce qui rend l’application de l’option vaguement incertaine…
La combinaison des deux options de simulation donne, surtout si on vise un papier mat, des résultats « ternes » qui surprennent et auxquels il faut s’adapter, un peu comme il faut subir l’adaptation colorimétrique de la vision à un écran. Il ne faut pas y chercher une reproduction rigoureuse du papier (qui n’est pas un instrument capable d’émettre des rayonnements lumineux !) mais comme une aide pour prévoir, par exemple, le destin des teintes les plus sombres d’une image quand elles subissent un papier mat…