Ils n'oseront surement pas! mais c'est quand même une possibilité qui mérite d'être envisagée, ne serais-ce que pour savoir quels sont ceux qui ne la repousseraient pas avec horreur...
D'abord le passé (récent)
Avantage de partir de rien pour un nouveau système de boîtiers et d'objectifs numériques : les objectifs aussi peuvent être conçus en fonction de ça...
Effectivement Olympus a profité de la situation - et Panasonic aussi, je suppose - pour que l'objectif envoie au boîtier un grand nombre d'informations qui permettent ou permettraient de corriger très finement les défauts de l'image qu'ils projette sur le capteur.
Parmi ces défauts, les plus connus sont la distorsion en barillet/coussinet, les aberrations chromatiques et le vignettage. Olympus a donc mis dans Studio une correction très précise du vignettage et des distorsions (la différence se voit très bien quand on assemble plusieurs photos pour en faire un panorama !) mais pas celle concernant les aberrations chromatiques.
Hélas, vu que ces corrections ne sont pas effectuées dans le boîtier sur les JPEG (comme par exemple Nikon s'est décidé à le faire sur ses boîtiers récents, y compris pour les aberration chromatiques,
quand ils sont équipés avec un objectif récent) et même Leica (vignettage uniquement) et comme par ailleurs il existe de nombreuses raisons de ne pas utiliser Olympus Studio, la chose est passée presque totalement inaperçue jusqu'ici

1 % utilisent Studio où ces corrections sont affectées de noms bizarres?
On peut dire que "ça n'a pas d'intêret, DxO peut le faire": il ne le fait pas pour toutes les boîtiers ni pour tous les objectifs, il faut attendre pour ça que l'objectif ai été analysé par ses soins, il n'est pas certain qu'il dispose dans tous les cas de toutes les informations utiles sur le réglage du zoom et de la distance par ex. et finalement il est plutôt cher ... mais DxO existe depuis plusieurs années, ce qui montre bien que c'est une idée viable.
En suite le futur (à mes risques et périls)
Je suis persuadé qu'on pourrait aller plus loin, qu'un jour ou l'autre quelqu'un va oser concevoir des objectifs dont les imperfections sont calculées
en fonction de leur facilité à être corrigées par le micro-processeur du boîtier !
Avantages : objectifs plus simples donc plus petits, plus légers, moins chers et résultat final aussi bon (voire meilleur!)
Inconvénients concrets : dans le viseur l'image n'est pas corrigée - le ou les micro-processeurs ont nettement plus de travail à effectuer (donc par ex. nécessitent des batteries nettement plus grosses et plus lourdes) - c'est gênant pour les rafales et encore plus pour la video - ça fait perdre des pixels (mais là justement y'en aurait plutôt trop que pas assez...)
Inconvénients subjectifs : à côté d'un "objectif d'exception" venant de chez Leitz ou Zeiss ça fait un plutôt nul... Logiquement c'est sur un boîtier Full Frame acompagné d'un fourre-tout bien garni de zooms "à la hauteur du boîtier" qu'il y aurait le plus à gagner en poids et en coût mais justement les clients de cette classe supérieure sont les moins disposés à accepter les concessions aux bidouilles numériques.
Avec sa prétention à avoir un pied "côté pro", Olympus me semble très mal placé pour mettre réellement à profit une démarche dont il est le pionnier mais qu'il n'a jamais osé (ou su?) mettre en avant...
Reste Panasonic, qui justement annonce qu'il affiche en temps réel sur l'écran du viseur non pas une image "brut de capteur" mais une image revue et corrigée (expo, BdB, etc.) Pas sur que que les micro-processeurs embarqués dans les Panasonic (ni les piles qui vont avec, d'ailleurs) soient déjà à la hauteur, m'enfin...