De mon côté avec un 85 f/1.8 que j'ai acquis d'occasion avec un filtre Hoya UV monté à demeure, j'ai constaté une dégradation notable du piqué uniforme (sur 5D²) et une résistance au flare lamentable...
Un filtre UV Hoya ne veux strictement rien dire. Les gammes à 30-50 euros (selon le diamètre) sont de la vraie merde. Il faut taper dans le très haut de gamme pour rejoindre l'observation juste de Caustique56. Bien sûr, mettre devant le 85 un filtre qui coûte 35% du prix de l'optique, cela fait réfléchir certains...
Mais, bon, faut savoir ce que l'on veut et comme tu le dis justement:
Je ne peux donc que confirmer l'assertion selon laquelle il faut vraiment choisir des filtres d'excellente qualité si l'on ne veut pas dégrader les qualités de l'objectif.
car en effet la piètre réputation des filtres ne vient que de personnes ayant mégotté sur le prix de l'accessoire...
-> J'ai donc offert à cet objectif le pare-soleil ad-hoc...
Ton 85 n'avait donc pas de pare-soleil, or le pare-soleil est un accessoire
optique indispensable. C'est simplement scandaleux qu'il ne soit pas fourni avec les objectifs Canon autres que de catégorie "L". Cela peut parfois induire les personnes en erreur, qui ne l'achète pas (sur dix touristes, combien ont un pare-soleil monté sur leur 15-450 ?

). Un filtre n'a jamais remplacé un paresoleil ; le flare, tu l'aurais eu aussi sans filtre, mais avec un filtre, c'est comme continuer à fumer quand on a les coronaires bouchées...
Ce qu'il faut c'est les deux ! en intérieur, on peut enlever le filtre, mais pas le pare-soleil (quoique, c'est justement dans les soirées qu'on se fait arroser l'objectif par un whisky-coca (beurk) ; pas besoin d'être un baroudeur pour être en danger: les soirées sont l'endroit où notre matériel est le plus exposé, non?)

Pour le nettoyage des optiques, tu as raison de dire qu'il ne faut pas devenir un malade de l'astiquage.
Une grosse soufflette style Rocket Blower fera l'affaire la plupart du temps.
Si taches ou traces de doigts, le LensPen marche assez bien (mais est inefficace sur les traces de gouttes de pluie séchées).
En cas de nettoyage plus poussé, la solution
by appointment of the Queen: une goutte d'alcool Isopropyle (préparé en pharmacie) appliquée avec un chiffon microfibre spécial photo. Et uniquement avec ce type de chiffon, car les non-tissés style papier Kodak ou autres Pads, rendent l'opération à ce point périlleuse que l'on risque l'apoplexie: ça laisse des traces, alors qu'avec le chiffon microfibre, l'alcool n'est appliqué qu'en quantité infime et s'évapore immédiatement et est en même temps nétooyer par le microfibre, ce qui permet, le cas échéant, de ne traiter que la petite partie sur laquelle apparaissent les petites traces à enlever.
Quoi qu'il en soit, avant toute application humide, dépoussiérer soigneusement la surface à traiter avec soufflette puis pinceau puis re-soufflette.
Mais bon, j'ai dû me livrer à ce type d'exercice la dernière fois il y a... 8 mois ? Oui, lorsque la pluie m'avait prise par surprise, une fois (et je vous interdit de dire qu'il pleut tout le temps ici ; la preuve, aujourd'hui, il y a eu un beau grand soleil - comment ça, "entre quelle et quelle heure"?

)