En effet, un polarisant parfait sur une lumière quelconque ne fera perdre aucune amplitude de lumière. Et ce même polarisant sur une lumière polarisée linéairement donnera entre 0% et 100% de l'amplitude initiale.
Mais ici ce ne sont pas des polarisants parfaits.
Leur principal soucis est de faire perdre 2 diaphs de luminosité à toutes les directions de polarisation. Mais ce n'est pas dû à la physique, seulement à la conception. Par exemple, Nikon produit (ou produisait?) un polarisant qui ne bouffait QUE 1,3 IL (de mémoire, quelques centaines d'euros le filtre), ce qui montre que les 2IL perdus ne sont pas dû à la polarisation, mais aux méthodes employées.
Sinon, tu as raison pour le rôle d'un "polarisant circulaire", afin de ne pas gruger les systèmes en aval, la lumière passe par une lame quart d'onde pour qu'elle ne soit plus polarisée linéairement, comme elle devrait après être passée par un polarisant linéaire employé pour ces filtres, mais polarisée circulairement, ce qui reste compatible avec l'AF et la mesure de lumière quelle que soit l'orientation du polarisant.
Et pour ta question "ça dépend de la lumière", en général, il est considéré que toutes les sources qui nous entourent (ampoules, soleil, flash) sont non polarisées, et le polarisant ne va jouer que sur le ciel, les reflets selon l'angle de Brewster, et sur les reflets du ciel.
(ou pour ceux qui mettent du polarisant sur leurs sources lumineuses, ça sert aussi pour éviter les reflets spéculaires)
J'espère que ça te réconcilie avec ta vision de ce filtre et les explications données plic-ploc ici.
Les explications de Lyr me semblent tout à fait satisfaisantes.
Côté pratique, je n'ai jamais remarqué de différences sur la mesure de la lumière selon l'orientation du filtre, ou alors infime, même en présence de lumière polarisée...