Merci Bernard2 d'avoir recentré l'objet du fil. En effet, en post-traitement Raw on peut s'approcher d'un rendu souhaité, mais au prix d'un écart à l'image sortie du boitier. A présent que les boitiers atteignent une maturité technique (cas évident du D700, fort peu pour le S3 et même S5), la question revient a choisir un boitier-capteur comme on choisissait un film.
Dire qu'un bon tireur peut changer la personnalité d'un négatif est une chose, mais pointer, sur table lumineuse, les différences entre une Velvia et un Kodachrome en est une autre ...
Si tu appliques le profil Adobe labs destiné à transformer ton D700 en Fuji S3 de façon totalement automatique depuis ton fichier raw pour une conversion en Jpeg,tu retrouves les joies d'une époque où l'on devait choisir entre de l'ektachrome 100 et la velvia 50. (Allez c'est vrai qu'à moins d'être un vraie rebelle, on utilisait la velvia sur les paysages et l'ekta sur les portraits

)
Mais dans la mesure où aujourd'hui tu as toutes les options possibles entre ces 2 extrêmes, plus tous ce que ces deux films étaient incapables de proposer, je trouve absurde de se référer à une époque où on ne travaillait qu'en fonction des limites des supports que l'on utilisait. On réalisait des images en fonction des émulsions que l'on utilisait. La limite en argentique, surtout en 135 mm, c'était toujours la surface sensible, ou le papier. En numérique, et même si beaucoup se plaignent d'un gamut insuffisant, c'est avant tout ton imagination et ton savoir-faire.