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Auteur Fil de discussion: Pollution en Nouvelle-Calédonie  (Lu 7752 fois)
JU
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« le: Avril 21, 2009, 23:36:52 »

C'est dans la presse... pas spécifiquement en rapport avec la photo, mais je ne savais pas ou poster...

JU

-------------------------------------------------
Pollution à l'acide sulfurique d'une usine de nickel en Nouvelle-Calédonie
AFP, le 02 04 09


Une fuite d'acide sulfurique, entraînant une pollution dans l'environnement, a eu
lieu à l'usine métallurgique de nickel du Brésilien Vale Inco, dans le sud de la
Nouvelle-Calédonie, a indiqué jeudi l'industriel. Cette usine d'une capacité de
60.000 tonnes de nickel et 5.000 tonnes de cobalt doit être inaugurée en milieu
d'année et est actuellement en phase de test. Vale Inco a indiqué dans un communiqué
que "l'incident était lié à un joint défectueux et que l'essentiel du liquide avait
été contenu et maîtrisé, mais que des fuites avaient impacté la rivière de la Baie
Nord". Il n'y a eu aucun blessé. Une quantité de 1.000 à 5.000 litres d'acide s'est
déversée. Selon le géant minier, "la situation est sous contrôle et les risques pour
les populations environnantes sont maîtrisées".

Dans un courrier à la direction de Vale Inco Nouvelle-Calédonie, Philippe Gomes,
président de la province sud, a exprimé "son vif mécontentement", car les services
de la collectivité n'ont été prévenus qu'au lendemain de l'incident par des
habitants de la région. Il a en outre indiqué que "des sanctions pénales et
administratives seront prises en application du code de l'environnement de la
province sud". L'usine chimique de Vale Inco, installée en lisière d'une magnifique
baie du Grand sud calédonien à la biodiversité exceptionnelle, a suscité de
multiples controverses avec les populations locales, en raison de ses risques pour
l'environnement. Au terme de plusieurs années de bras de fer, un pacte a été signé
en septembre avec les chefferies coutumières kanakes et les associations
autochtones, prévoyant le versement sur 30 ans d'environ 85 millions d'euros par
Vale Inco, pour le développement durable.


* Poisson_m...JPG (28.15 Ko, 320x240 - vu 1644 fois.)

* Calcaire_...JPG (82.96 Ko, 640x480 - vu 1555 fois.)
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JU
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« Répondre #1 le: Avril 21, 2009, 23:39:16 »

Suite..

Pollution chimique à l'usine Vale Inco
Les Nouvelles Calédoniennes, le 03 04 09


Une importante fuite d'acide sulfurique s'est produite mercredi midi, alors que
l'usine de Vale Inco testait ses installations. Entre 1 000 et 5 000 litres se
seraient déversés sur le site et dans le creek de la baie Nord. Un chiffre
sous-estimé, selon certaines sources. Si l'incident n'a fait aucun blessé, de
nombreux poissons morts ont été ramassés. La fuite serait due à un joint défectueux
et au fait que le bassin de rétention n'était pas opérationnel.

Des milliers de litres d'acide sulfurique qui se déversent sur le site de l'usine du
Sud un 1er avril ? L'information n'a malheureusement rien d'un canular. L'incident
s'est produit mercredi midi, alors que l'usine testait son unité de fabrication
d'acide sulfurique. Selon la direction de la communication de l'industriel, une
fuite « liée à un joint défectueux » est survenue au niveau des circuits de l'unité,
déversant « entre 1 000 et 5 000 litres d'acide sulfurique sur le site industriel et
vers le creek de la baie Nord ». Dès que l'alerte a été donnée, les équipes
environnementales de l'usine et les pompiers sont intervenus pour stopper
l'incident. Des barrages de calcaire ont été mis en place pour neutraliser l'acidité
du composant et des prélèvements d'eau ont été réalisés tous les 50 mètres pour
évaluer les impacts de cette fuite. Hier, en fin d'après-midi, soit une trentaine
d'heures après la fuite, « la situation (était) pratiquement résorbée sur le site de
l'usine » et « tout était revenu à la normale au niveau du creek », a affirmé la
direction de la société.

L'incidence sur la faune, néanmoins, est bien réelle. Un PH évalué à 2 (ce qui
représente une très forte acidité) a été enregistré en différents points du creek de
la baie Nord. De nombreux poissons morts ont été ramassés par les équipes. Et on
peut imaginer que les mollusques et les insectes aquatiques n'aient pu survivre, eux
non plus, à une telle acidité. Si la direction de Vale Inco s'est réjouie du fait
que l'incident n'avait fait aucun blessé, certains salariés présents au moment de
l'incident ont exprimé leurs inquiétudes face au « manque de sécurité pour le
personnel et l'environnement ». Selon une source proche du chantier, le pire a pu
être évité car la fuite s'est produite au moment de la pause déjeuner. Les
travailleurs n'étaient donc pas sur le site au moment de l'accident. La quantité
d'acide déversé, dont a fait part la direction, serait également en dessous de la
réalité. Un témoin direct parle d'une fuite gravissime, de vingt à trente fois plus
importante que celle annoncée par l'industriel (la capacité de stockage d'acide
serait de 270 000 litres).

« Le flot s'est poursuivi sans autre barrière de sécurité vers le creek de la baie
Nord »

Comment expliquer, en effet, que le bassin de rétention, prévu pour juguler ce type
d'incident, n'ait pu contenir le liquide déversé ? Sa capacité était-elle trop
faible ? A ce sujet, la direction reste vague. Tout au plus admet-elle qu'« une
partie de l'acide a pu être récupérée par le bassin et le reste a ruisselé en
direction du creek ». La version de la province Sud, qui n'a été informée qu'hier de
l'incident, au même titre que la sécurité civile, est autrement plus inquiétante.
Selon la Maison bleue, « ce bassin était au même moment en réparation. Le flot s'est
donc poursuivi sans autre barrière de sécurité vers le creek de la baie Nord. »

Chargée de l'environnement et de la réglementation ICPE (Installations classées pour
la protection de l'environnement), la province a vivement  « condamn(é) la poursuite
des essais de l'usine d'acide au moment même où les dispositifs de sécurité étaient
en réfection ». Elle a également qualifié cette information tardive - rien n'aurait
transpiré avant hier matin - d'« inacceptable » et « en infraction au regard des
dispositions réglementaires. » La direction de Vale Inco dit ne « pas (avoir) mesuré
la gravité de l'incident au moment des faits ». Les mauvaises langues soufflent que
l'industriel aurait plutôt joué la montre, l'acide sulfurique ayant pour partie
disparu lorsque la Dimenc (Direction de l'industrie, des mines et des énergies de
Nouvelle-Calédonie) a effectué, hier, ses relevés dans le creek. Vale Inco, qui
poursuit actuellement sa phase de tests, a l'intention de produire du nickel au
second semestre 2009.


* P1040087.JPG (110.44 Ko, 640x480 - vu 1393 fois.)

* P1040093.JPG (44.69 Ko, 640x480 - vu 1330 fois.)
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« Répondre #2 le: Avril 21, 2009, 23:41:28 »

suite

Repères :

L'unité fermée jusqu'à nouvel ordre
Suite à cet incident, une enquête a été ouverte en interne mais aussi au niveau de
la gendarmerie du Mont-Dore. « L'unité d'acide a été arrêtée jusqu'à nouvel ordre »,
a annoncé la direction de l'usine.

Choc écologique
Selon Philippe Borsa, biologiste marin à l'IRD, « 80 % des poissons des rivières du
Sud sont des espèces endémiques à la Nouvelle-Calédonie et une partie d'entre eux ne
se trouvent que dans les creeks des terrains latéritiques dits "miniers" du Sud... »
On peut donc qualifier cet incident de choc sérieux d'un point de vue
environnemental.

Un an pour évaluer les impacts
Directement associé à l'observatoire de surveillance de l'usine, l'IRD a apporté,
hier, un certain nombre de recommandations. Evolution de la fluidité du creek, plan
de neutralisation de l'acide, comptage des poissons morts, impact sur le lagon et
sur la flore... Pour Fabrice Colin, directeur de l'IRD, « toutes ces mesures doivent
être prises très rapidement ». Le hic, c'est que l'industriel n'a prévenu que
tardivement les autorités. « Nous devons nous appuyer sur cette expérience
condamnable pour tirer des solutions. Il faudra bien une année pour évaluer les
impacts de cet incident », estime Fabrice Colin.

Silence radio
Aucune trace de l'incident hier sur les sites Internet de la province Sud, de Vale
Inco ou de la Dimenc. A l'heure où l'information, notamment en matière de sécurité
environnementale, a les moyens de voyager vite, la toile est restée muette sur cet
incident, à l'exception notable du Codefsud (Coordination de défense du Sud) et des
sites d'information, ces derniers ayant instantanément relayé une dépêche rédigée
par le bureau AFP de Nouméa.
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« Répondre #3 le: Avril 21, 2009, 23:42:06 »

suite

Ouverture d'une enquête après une pollution à l'acide en Nouvelle-Calédonie
AFP, le 06 04 09

Une enquête de gendarmerie a été ouverte après la fuite d'acide sulfurique à l'usine
de nickel du brésilien Vale-Inco en Nouvelle-Calédonie, qui a provoqué, selon les
associations environnementales, "une catastrophe écologique", a indiqué lundi la
gendarmerie. L'enquête, consécutive à une plainte déposée par le Codefsud (Comité de
défense du sud), devra déterminer les circonstance de cet incident survenu mercredi
dernier, au cours duquel plusieurs milliers de litres d'acide sulfurique se sont
déversés dans une rivière, où toute vie a été détruite (.).

Implantée dans un environnement d'une richesse terrestre et maritime exceptionnelle,
cette usine est à l'origine de nombreuses polémiques avec les associations
autochtones et écologiques ainsi que les autorités. L'unité se trouve notamment près
de la zone du Grand lagon sud, l'un des sites du récif corallien de
Nouvelle-Calédonie, inscrits en juillet dernier au patrimoine mondial de l'Humanité
de l'Unesco. La fuite ayant gagné la mer, la zone tampon du Grand lagon sud a sans
doute été impactée, selon certaines associations de défense de la nature.
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« Répondre #4 le: Avril 21, 2009, 23:42:56 »

Vale Inco sur la sellette
Les Nouvelles Calédoniennes, le 09 04 09

C'est dans une ambiance de procès que s'est réunie, hier, la première séance de
l'Observatoire sur l'environnement. Une semaine après la fuite d'acide sulfurique
sur le site de Vale Inco, des mots durs ont été lâchés par le président de la
province Sud. A l'extérieur, des manifestants réclamaient la suspension de l'usine.
Total hasard du calendrier, une semaine après la pollution à l'acide sulfurique
intervenue sur le site de Vale Inco Nouvelle-Calédonie, se tenait hier après-midi
l'assemblée générale constitutive, suivie du premier conseil d'administration, de
l'Oeil, l'Observatoire et l'information sur l'environnement, dont la filiale du
géant brésilien est membre. En clair, un face-à-face. Actualité lourde oblige,
l'introduction discutée pendant plus d'une heure fut toute trouvée : « faire le
point sur les éléments en notre possession aujourd'hui », selon le président de la
province Sud Philippe Gomès, et ce, en attendant les résultats officiels notamment
de la gendarmerie.

Les derniers mots prononcés par le patron de la Maison Bleue ont frappé, et résonné
: « profondément inacceptable ». Car « ce sont des éléments de base qui ont conduit
à l'accident et des procédures évidentes qui n'ont pas été respectées ». Secundo, «
c'est ubuesque que l'on soit averti 24 heures après » le grave événement.
Conclusion, que « les enseignements, aussi douloureux soient-ils, et à tous les
étages, soient tirés ! ». Les termes « dysfonctionnement interne », « errements » ou
« désert humain à la tête de l'entreprise », sont même lâchés. Bref, la lecture
entre les lignes est nette : des corrections sur les plans organisationnel,
technique, voire au niveau même des personnalités du management, doivent
éventuellement être apportées. La confiance doit être restaurée, le doute levé. « A
défaut, je ne vois pas comment cette unité industrielle pourrait continuer à
progresser dans le paysage » a lancé Philippe Gomès. Oui, « il en va de l'avenir de
l'entreprise ».

« Un désert humain à la tête de l'entreprise »

La province est irritée. Des scientifiques présents ou membres d'associations
environnementales veulent comprendre. Des élus ou représentants autochtones
souhaitent ne plus revoir ce genre d'épisode. Et un flot de formalités est lancé.
Notifié le 3 avril dernier, un arrêté suspend la production de l'usine d'acide,
jusqu'à remise des conclusions de l'évaluation sur les causes de l'accident et les
remèdes à apporter. Mandatée, la compagnie d'assurance Lloyd's va opérer l'expertise
vers le 20 ou le 25 avril, et remettre un rapport dans la foulée. Cette production
sera alors l'occasion d'une nouvelle rencontre de l'Oeil.

En outre, la société Vale Inco Nouvelle-Calédonie disposait d'un délai de quatre
jours, pour mettre en conformité le bassin de premiers flots, structure permettant
d'éviter que l'acide ne se déverse dans la nature. Or l'entreprise, selon la
province, « n'a pas été en situation » d'y répondre dans les temps. Six à huit
semaines seraient en fait nécessaires. Par ricochet, « nous allons suspendre (par
arrêté) le fonctionnement de l'ensemble des installations pour lesquelles ce bassin
est indispensable en termes de sécurité » a ajouté hier le président Gomès. Pour
résumer, « 80 % des installations du site ». Par ailleurs, d'ici la fin de semaine,
des commandes seront passées auprès d'un ou plusieurs organismes afin qu'une étude
précise soit menée sur les conséquences environnementales, à court, moyen et long
termes. Et puis, lourd « détail », le bassin de premiers flots n'étant pas
opérationnel, une consignation d'un montant de 15 millions de francs sera demandée à
Vale Inco NC.
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« Répondre #5 le: Avril 21, 2009, 23:44:23 »

suite et fin, mais y'a encore pleins d'autres articles...

Repères :

«Nous avons pris acte»
Très discrète, peu encline aux longs commentaires durant la séance de l'Oeil, la
délégation de Vale Inco Nouvelle-Calédonie a lu un communiqué venu tout droit de la
maison-mère, à Toronto. «Nous assumons l'intégralité des conséquences» a répondu
Jean-François David, directeur général délégué à Nouméa, à la question sur
l'indemnisation sans procédures juridiques. Responsable qui, à la sortie de la
province Sud, notait se soumettre «à l'arrêté lorsqu'il nous sera notifié. Nous
avons pris acte de ce qui a été dit en séance. Nous regarderons comment le texte est
libellé de manière à en tirer toutes conclusions». Mais voilà, «pour l'instant, nous
ne partageons pas l'opinion générale sur la question du désordre des procédures». Et
ce, «surtout sur la question de la sécurité». Certes, «la mise en alerte aurait pu
être mieux organisée. Je m'en tiendrai là pour l'instant». Les enquêtes sont en
cours.

Sec
Dans un courrier adressé à Michel Sylvestre, directeur général de Vale Inco
Nouvelle-Calédonie, le haut-commissaire ne mâche pas ses mots. «L'État est
responsable, au regard du droit international, de la bonne application des
conventions signées, notamment celles relatives à la biodiversité et au patrimoine
mondial de l'Unesco. Dès lors, les services du haut-commissariat auraient dû être
prévenus, sans délai, du déversement de substances toxiques dans la zone tampon
marine du Grand lagon Sud, ayant entraîné la destruction de spécimens d'espèces
rares ou endémiques». Dans l'élan, Yves Dassonville demande au DG Sylvestre, «sans
délai», divers documents tels que les mesures de prévention ou le descriptif des
dégâts.

Pétitions
A l'initiative de Codefsud, Ensemble pour la planète, Mee Rharii, et Action
Biosphère, entre 250 et 300 militants ou sympathisants sont venus hier après-midi
manifester devant la province Sud, où se tenait la séance de l'Oeil, dont est membre
Vale Inco Nouvelle-Calédonie. Le but était là : «interpeller les pouvoirs publics et
la population sur ce qui est en train de se passer dans le Sud» note Valéry Pasco,
secrétaire de EPLP. Les manifestants écologistes demandent la suspension de l'usine
Vale Inco Nouvelle-Calédonie. Des pétitions ont été mises en circulation.

16 espèces de poissons
Quelque 1 850 poissons morts, dont 150 anguilles, ont été repêchés dans le creek de
la baie Nord. Selon les premières constatations, 16 espèces de poissons dont 3
endémiques ont été touchées - recensées pour le moment - par la pollution à l'acide
sulfurique dans le creek de la baie Nord, sur les 31 dont 4 endémiques répertoriées
dans le coin.
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« Répondre #6 le: Avril 22, 2009, 00:02:42 »

Et ce n’est que le début….

Mauvaise nouvelle du matin, on a découvert un crapaud buffle sur le site de Goro.

Suite à la découverte de ce crapaud buffle sur le site de Goro, et dans la mesure où
c’est le 2ème spécimen trouvé en Calédonie depuis février, il convient de redoubler
de vigilance et de mobiliser toutes les forces vives de notre pays pour être à
l’affut d’éventuels autres crapauds buffles qui auraient pu s’introduire en
Nouvelle-Calédonie.

La province Sud (DENV) et la nouvelle Calédonie (SIVAP)  mettent en œuvre
actuellement des moyens pour surveiller la zone concernée et la société Valé inco
décline également son plan de biosécurité sur la zone d’influence.

Dans la mesure où nous ne savons pas de quand date cette introduction (enquête en
cours), la possibilité d’une présence d’autres spécimens dans des zones éloignées de
Goro est envisageable.
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