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Auteur Sujet: Quel logiciel pour scanner Kodak T-Max 3200 avec Epson Perfection V850 Pro ?  (Lu 667 fois)

Franpou

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Bonjour à tous.
Je dois scanner une importante quantité de négatifs Kodak T-Max 3200 35mm (photos de scène), pour la réalisation d'un livre.
Outre le fait que je n'arrive pas à installer le logiciel Silverfast SE Plus 8 sur mon mac OS Sierra (version 10.12.6), pour cause d'incompatibilité,
je me demandais si il existait un logiciel (Silverfast ou autre) qui prendrait en compte la Kodak T-Max 3200 ?
Le Silverfast SE Plus 8 permet de choisir seulement entre la Kodak T-Max 100 et la Kodak T-Max 400.
Cette question est très spécifique, je remercie d'avance la ou les personnes qui pourront m'apporter une réponse ou m'aiguiller
vers d'autres personnes qui serait susceptible de me faire avancer sur ce problème que je n'arrive pas à résoudre depuis des mois.
D'avance merci à vous
François

tenmangu81

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A mon avis, il n'est pas nécessaire de choisir son film dans le logiciel, lorsqu'on est en N&B. Le mieux est de scanner en générique, puis de passer derrière avec un logiciel de développement de son choix.
L'Epson V850 (et d'une façon générale les scanners à plat) n'est pas le meilleur pour scanner du 24x36. Mais, comme il s'agit d'un film à grain important, ça devrait tout de même passer.
Personnellement, je scannerais avec le logiciel maison (Epson Scan 2) avant d'aller regarder ailleurs.

pasol

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Bonjour,

je n'ai pas eu à numériser de Tmax 3200 mais seulement de la Tmax 400 (tmy 5053), mais je pense que c'est le même principe.

Avec Silverfast, j'avoue que je n'ai jamais vu de différences entre les divers type de négatifs noir et blanc proposés.

En fait, je pense que le V850 a une résolution réelle suffisante et compatible de celle des pellicules traditionnelles 400 iso de l'époque (hp5 et trix), et a fortiori de celle de la Tmax 3200. J'ai un dossier fnac pellicules de 1990 indiquant que la résolution de la Tmax 3200 est de 50 traits par mm, si on ajoute un objectif et 20% de perte, cela donne 40 traits/mm.

En revanche, cette résolution ne semble pas totalement compatible avec la restitution complète de la structure du grain de ces pellicules, ce qui limite les possiblités d'agrandissement. Encore que, avec son système d'éclairage à leds, le v850 fait "monter" du grain, ce que ne faisait pas le v750.

C'est pourquoi je suggère d'aller au plus simple et au plus vite et de ne pas trop s'acharner à essayer de récupérer le grain de ces pellicules. Pour cela, il faut une résolution réelle d'au moins 3200 à 4000 dpi.

En pratique, avec mon v850, j'ai choisi d'utiliser Epsonscan 1, en traitement par lot, avec réglages de l'exposition individuels pour chaque négatif :
Ensuite, voilà un traitement typique avec Lightroom, à mettre en preset, pour être accessible depuis la bibliothèque :
Il y a évidemment toujours des ajustements à faire, mais ce traitement donne déjà une idée de que peut être la photo.

Bien cordialement

pasol

pasol

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Rebonjour, et suite

Voilà ce que cela donne (avec les poussières en prime, pourtant, j'ai enlevé les plaques en plexi du support négatifs qui sont des vrais nids à poussières). Numérisation à 4800 dpi, soit un agrandissement de 12 fois à zoom 1/4 sur un écran 100 dpi  :

Notas : il faut compter une demi-heure pour numériser 18 négatifs, dont 5 minutes de travail effectif, ce qui laisse le temps de faire autre chose en parallèle pendant le v850 scanne.

Un surcroit de netteté peut être obtenu avec Gimp, en séparant les couches RVB et en ne gardant que la plus nette (je ne sais pas le faire avec Lightroom et je n'ai pas Photoshop.

Bien cordialement, et bon courage pour tous ces négatifs

Pasol

titisteph

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Je confirme que ça ne sert à rien d'avoir un profil dédié, particulièrement en noir et blanc. En tout cas, pas à grand-chose. Et ce n'est certainement pas LA solution. En théorie, ça pourrait marcher, mais il y a la vraie vie.

Ce qui compte, c'est d'avoir la résolution suffisante pour que le grain soit bien rendu, et d'avoir assez de dynamique pour enregistrer les contrastes.
Sinon, comment ferait-on pour numériser des originaux sans scanner, avec un APN? Il n'existe pas de logiciels pilotant l'appareil avec un profil dédié au film qu'on numérise. Et pourtant, ça marche parfaitement.

Ces histoires de profil sont un peu un fantasme. Ceux qui sont fournis par les logiciels de scanner ne tiennent pas compte des caractéristiques de la machine qui les utilise (deux V700 n'ont pas le même rendu, et quid des logiciels comme Silverfast qui peuvent s'installer sur n'importe quel scanner?). Le seul cas où un profil peut marcher, c'est quand on shoote une mire IT-8 sur le même type de film qu'on doit scanner. Idéalement, il faudrait même aller plus loin : pour chaque film consommé, shooter sur la première vue une mire IT-8 en éclairage contrôlé! C'est évidemment impossible ! Sans parler des films d'archives shootés sur des émulsions inconnues. Et pourtant, on est bien obligé de se débrouiller.

J'ai longtemps recherché la solution ultime avec mes scanners à film, pour la diapo et le néga couleur. J'ai acheté très cher des mires IT-8 sur des films proches de ceux que j'avais à numériser. J'ai réalisé des profils adaptés, avec les logiciels qui vont bien. Ca n'a jamais été vraiment bon. En tout cas, jamais vraiment mieux que ce que j'obtenais à la mano. Trop de biais. Puisque la mire n'était pas shootée exactement sur le même film que celui à scanner, ni avec le même bain chimique, ni avec le même lot d'émulsion! Donc, tout ça, c'est le miroir aux alouettes.

Ici, un exemple d'une Tmax 3200 (exposée pour 1600 ISO), numérisée avec un APN Nikon D750. Toutes les nuances sont parfaitement restituées, le grain est super bien résolu. La photo n'est pas jolie (elle a été faite pour un usage particulier), c'est pour illustrer mon propos.

Donc aucune crainte à avoir.

Un bémol cependant : Avec un scanner à plat, d'après un original si petit, je suis désolé de vous dire que vous ne partez pas gagnant. Vous aurez des scans qui manquent de piqué (la résolution ne dépasse pas 2000 dpi effectifs sur les scanners à plat, à cause de la diffusion provoquée par les multiples miroirs de renvoi servant à comprimer le faisceau lumineux). Et comme votre projet m'a l'air important... Tout va dépendre du format final. Demi-page, pleine page, ça passe. Double page, faut voir.

titisteph

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Un crop, issu du fichier de 24 mpx du D750 qui a servi à la numérisation.

Franpou

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Merci de tout coeur à Tenmangus 81, Pasol et Titisteph pour vos réponses.

A vous lire je mesure le fossé entre mes connaissances et les vôtres, que dis-je l'abime vertigineux !
je suis un photographe old school, passé par Les Gobelins en section labo... je suis un pro du tirage
argentique à l'agrandisseur, mais le monde du numérique m'est complètement étranger...
je note bien qu'un logiciel gérant spécialement la T-Max 3200, n'existe pas et relève du fantasme quand
à son utilité, j'étais pourtant persuadé de la différence de teinte du support gélatineux entre les différentes T-Max (100, 400 et 3200).
J'ai été conseillé dans le choix du V850, par un camarade photographe, adepte de l'auto-édition.
et je me rends compte que ce choix n'est pas pertinent, d'autant qu'à ce jour, je scanne à même la vitre, car les caches plastiques qui
en plus d'apporter des poussières en pagaille, m'empêche aussi de scanner la totalité du négatif et d'avoir un bord noir (je ne publie que des
photos plein négatif sans recadrages, avec bord noir).
Je tente actuellement, auprès d'un fab-lab de retailler ce vulgaire bout de plastique (indigne d'une marque comme Epson, vu le prix du Scan).
Je note aussi qu'il est possible d'ôter la plaque en plexi du support négatifs, je ne l'avais pas envisagé et je viens d'ôter à l'instant et sans dommages
cette foutue plaque ! reste le problème de planéité pour les bandes de négatifs légèrement gondolées !
Je vais essayer de poster ici la même image scannée à même la vitre et une autre avec le support film (avant que j'ôte le plexi et que je ne retaille le plastique noir).
Je reviens aussi sur le bémol, car oui le projet du livre contiendra uniquement des pleines pages (photo verticales) et des doubles pages (photos horizontales), ce sont des photos de scènes
de rock underground des années 1987 à 1998, réalisées sans aide à la mise au point, dans des conditions de lumière et de positions très délicates, donc le manque de piqué indui par ce scanner me pose un énorme problème !
Pouvez-vous me conseiller un autre Scan (non à plat), on m'a depuis longtemps conseillé le feu Scan Coolpix, mais hélas il n'est plus commercialisé !
merci encore infiniment pour vos retours, vous êtes géniaux !
Franpou

Franpou

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Voici la même photo scannée à même la vitre !

titisteph

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j'étais pourtant persuadé de la différence de teinte du support gélatineux entre les différentes T-Max (100, 400 et 3200).

On se fiche bien de la teinte du film, c'est du noir et blanc. Il suffit de complètement désaturer le fichier pour hôter toute dominante. Rien de pire qu'une dominante indésirable sur du noir et blanc (sauf effet volontaire, genre sépia).

Le V850 est un très bon scanner, mais il faut l'utiliser pour ce qu'il sait faire, c'est-à-dire originaux opaques, ou transparents MF ou plans-films. Les formats 24X36, ça passe, mais pas pour des grands tirages.

Je ne connais pas les caches de ton scanner, mais à te lire, il semble qu'ils ont des faces en plexi pour aplanir les films, c'est ça? Si c'est vrai, c'est étonnant. Car le plexi est fragile, se raye et attire la poussière comme un merde un essaim de mouches. Habituellement, il vaut mieux que le film soit maintenu seulement par ses bords.

Tu as donc bien fait d'enlever ces surfaces de plexi, qui n'apportent que des emmerdes. Mais tu te retrouves avec les négas mal maintenus (car le plexi avait quand même une utilité...), qui du coup ne sont pas plats... A toi de voir l'incidence que ça a sur les fichiers.

Attention à un souci quand on scanne un néga à même la vitre : il est possible que l'image se retrouve en-dehors de la mise au point, si le scanner est fix focus (mon Epson 4990, quand on lui disait "transparent", calait l'optique  au niveau théorique du passe vue pour films et c'était flou si on posait le néga sur la vitre). Il faut faire unn essai avec le passe-vue et un autre sans, et comparer pour voir s'il y a une différence de netteté.

Mais même si tu n'as aucun souci de ce genre, tu seras de toute façon limité en résolution pour des doubles pages. Après, ce n'est pas forcément rédhibitoire, tes images sont des photos de reportage, ce n'est pas du paysage léché. En accentuant un peu, et avec la trame d'imprimerie, ça passe peut-être sans souci. Même probablement. Tu ne feras pas la qualité ultime, mais il faut savoir être pragmatique et faire selon ses moyens. Il vaut un scan aux belles valeurs et au bon contraste mais un peu "soft" en piqué que l'inverse.

Si tu veux faire un saut qualitatif, tu as trois solutions : aller voir un pro (cher, si beaucoup d'originaux), changer de scanner pour un scanner à film (mais personnellement pas convaincu par ce qui existe sur le marché actuel à tarif raisonnable, j'ai peur qu'il n'y ait pas grande différence, sauf à taper dans les vieux et incertains Coolscan V ou 9000 qui ont aussi des défauts), ou bien utiliser un bon APN avec objectif macro (si tu es déjà équipé et que cela ne te fait pas peur de bricoler un peu). Mais pour cette dernière solution, c'est pas si simple de s'y mettre au pied levé sans expérience, surtout quand il y a obligation de résultat de haute volée.

Si tu fais le choix de l'APN, il te faudra le boitier, l'objo macro (un 50, 60 ou 105 mm capable du rapport 1 en format FX), une source de lumière (en noir et blanc, une simple table lumineuse fait l'affaire), un passe-vue d'agrandisseur pour caler le néga et le mettre au-dessus de la surface de lumière, et un trépied. Ensuite, travailler en raw, idéalement en mode connecté à un ordi avec un logiciel de traitement des raws (comme Capture One).
Tu peux ainsi travailler comme avec un scanner : à chaque déclenchement, l'image s'affiche directement en positif et sans dominantes, dans le bon sens (si tu as tout bien réglé comme il faut). Penser à tourner le néga émulsion vers le haut (c'est plus piqué), il suffira ensuite d'inverser le fichier en miroir.

Tu vas numériser en quelques minutes un grand nombre d'images. Bémol : pas d'anti poussières, il faudra dépétouiller les fichiers ensuite. Mais avec l'éclairage diffus, tu en auras peu, si tes négas sont propres et que tu souffles les poussières à la poire, recto verso.

titisteph

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J'ajoute : fais-donc un tirage jet d'encre A3 d'un de tes scans, tu verras bien si c'est assez bon pour toi ou celui qui te commandes le travail. Une fois imprimés, certains défauts qui sont criants à l'écran ne se voient plus.

Franpou

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oups ! je voulais dire coolscan et non pas coolpix !  :D

merci Titisteph ! faut que je digère tout ça maintenant !

titisteph

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Le Coolscan V, je connais, j'en ai eu un pendant 10 ans.
Je l'ai revendu dès que j'ai eu la maîtrise de la technique de la repro avec APN, plus souple, rapide et meilleure sur bien des plans.

C'est toutefois unn excellent scanner, mais qui présente le défaut d'être à lumière dirigée, qui fait (à mon goût) beaucoup trop ressortir le grain en noir et blanc (et aussi un peu en néga couleur). Pour la diapo, en revanche, c'est OK.
Autre défaut : tendance à boucher les ombres, c'est pas évident de scanner une dia contrastée ou sous-ex. C'est particulièrement problématique en Kodachrome.
A noter qu'il faut impérativement avoir le porte film en bande (optionnel, introuvable et très cher) si on veut éviter certains problèmes.

Par contre, très beau piqué, des fichiers propres (anti poussière efficace, mais qui ne fonctionne pas en noir et blanc et kodachrome. Seul le 9000 le permet).

Aujourd'hui, malgré ces qualités, il ne faut pas prendre le risque d'en acquérir un. Ils valent une fortune en occasion (j'ai revendu le mien que j'avais pourtant déjà acheté d'occasion, aussi cher après 10 ans d'usage!), ne sont pas réparables et utilisent des interfaces informatiques obsolètes (on peut encore installer Nikon Scan, mais au prix de savants bricolages). Et puis, ils sont très lents.

A mon avis, je serais toi, je me contenterais de résoudre les petits problèmes de passe-vues que tu décris, mais je ferais avec ce que j'ai, c'est-à-dire que je ne changerais pas de machine pour un gain pas si spectaculaire que ça une fois l'image imprimée.

J'ai été étonné quand j'ai fait le test d'imprimer en A3 deux images : une avec mon pauvre scanner à plat Epson 4990, et l'autre numérisée avec APN. A l'écran, c'était spectaculaire, le fichier de l'Epson était dégueu à 100%, contrairement à l'autre. Une fois imprimé, plus aucune différence, j'ai été incapable d'ailleurs de les identifier!

Bon, c'était d'après un original 6X7. D'après du 24X36, la différence aurait été plus visible.


Osito

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Complètement d'accord avec presque tout ce qui est écrit ci dessus
Le "petit" désaccord: avec le coolscan V... l'antipoussière est utilisable avec le Kodachrome - mais pas pour le N&B.
Cela a déjà été dit et redit, le "scan" via un apn + obj macro (!) fixé sur la colonne d'un "vieil" agrandisseur (ou autre) est simple et rapide ;-)
Au passage, merci à Titisteph pour les conseils donnés il y a déjà plusieurs années sur le thème (et le scna des néga couleurs)

titisteph

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Merci Osito pour ton message sympa!

Concernant le Coolscan V et le kodachrome, je te fais confiance, je n'ai plus la machine pour vérifier, et bien que je sois sûr d'avoir soigneusement évité d'utiliser la fonction avec mes kodachromes, je ne sais plus pourquoi j'avais pris cetted décision!

Je sais par exemple que l'anti-poussière ne fonctionnait pas sur les Velvia 50, à cause de la structure en léger relier de l'émulsion, qui créait des artefacts sur les zones de transitions bien nettes. J'avais peut-être remarqué la même chose sur les kodachromes.

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Cela a déjà été dit et redit, le "scan" via un apn + obj macro (!) fixé sur la colonne d'un "vieil" agrandisseur (ou autre) est simple et rapide ;-)

Je ne peux qu'être d'accord!

titisteph

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structure en léger relier
relief !

titisteph

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A noter au passage l'autre danger de poser un négatif à même la vitre : il peut y avoir création d'anneaux de Newton. Mais c'est facile à éliminer : il suffit de mettre le néga à l'envers (la partie émulsion est moins lisse), et d'inverser l'image ensuite dans PS.

Ce n'est d'ailleurs pas plus mal, car ça donne des images légèrement plus nettes (la lumière ne doit pas traverser le support, générateur de diffusion). L'amélioration sera invisible avec un scanner à plat (qui n'a pas assez d'acuité pour faire la différence), mais en repro avec APN, cela se devine bien. Pas le Pérou non plus, mais tout gain est bon à prendre.

Benaparis

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Hello, j'arrive un peu tard  ;D

Comme les autres je confirme que pour le N&B il n'y a pas besoin d'avoir de profil de rendu, ça peut accélérer le travail mais pour un rendu soigné il vaut mieux scanner le plus "plat" possible en Tiff 16 bits pour numériser un maximum de valeurs pour ensuite travailler et finaliser ensuite l'image avec son logiciel par exemple Photoshop. Etant un adepte de Silverfast j'ai migré vers la version Ai Studio (à voir si c'est possible en version SE) qui me permet de numériser le film au maximum de ses capacité sans inversion (HDR 16bits Raw pour le N&B et HDR 48bits Raw pour la couleur) ce master peut ensuite être édité dans Silverfast HDR pour faire l'inversion avec l'aide des profils ou dans un autre logiciel d'édition ; personnellement j'utilise CaptureOne mais on peut aussi utiliser Lightroom en s'aidant de presets d'inversion que l'on peut trouver sur le net ou de Photoshop.
Pour ce qui est de la résolution d'un scanner type V850 il est clair que tant au niveau optique que de l'absence de système de MAP de l'objectif il ne faut pas en attendre monts et merveilles face à un scanner de film dédié comme les Nikon par exemple, j'avais fait un test comparatif entre mon V750Pro (tout à fait comparable à ce niveau avec le V850Pro) et mon Nikon LS 9000 ED et le résultat est sans appel, le Nikon peut vraiment offrir un numérisation de qualité à 4000 dpi tandis que l'Epson plafonne objectivement autour de 2400 dpi : https://www.chassimages.com/forum/index.php/topic,286080.msg6820600.html#msg6820600. Sur le plan pratique cela montre que pour du 24x36 les Epson sont très juste voire insuffisant selon la qualité recherchée et la taille d'impression envisagée (pour un livre ça peut passer si on ne dépasse pas le 20x30cm), correct pour du MF et bien pour du GF.
Bon courage se lancer dans la numérisation en vue d'un projet de livre quand on a pas un peu d'experience dans le domaine de l'acquisition numérique ça demande quand même un temps d'adaptation pour éviter les nombreux écueils qui peuvent se présenter.
Instagram : benjaminddb

Bru

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  • Le vrai voyageur ne sait pas où il va.
Et si tu as l'expérience en négatif, pourquoi ne pas faire un bon tirage et le scanner?
Dyslexique ou Disslexyque ?

titisteph

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Content de voir qu'un spécialiste comme Benaparis confirme en tous points mes dires!

La remarque de Bru est très pertinente, et je m'étais posé la même question : pourquoi ne pas scanner les tirages? C'est ce qu'on faisait, il me semble, quand on publiait un livre de photos argentiques noir et blanc. Car le travail du tireur et son interprétation du négatif était essentiel au rendu.
On ne pouvait pas laisser un scannériste lambda massacrer le rendu d'un négatif (parfois d'ailleurs inaccessible) sans que l'auteur puisse donner son avis. En bousillant au passage l'original (rayures, traces d'huile, emballages ou caches souillés ou mal remontés. Tous les originaux que j'ai confiés à des scannéristes pro me sont toujours revenus bons pour la poubelle. Pas mal de sagouins dans ce métier)!

Peut-être que ces tirages sont en trop grand format pour passer dans un scanner? Ou bien qu'ils ne sont plus en possession de l'auteur? Ou bien que l'auteur n'est plus en mesure de refaire tous ces tirages (trop de travail)?

Bru

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  • Le vrai voyageur ne sait pas où il va.
Je savais tirer un négatif.
Maintenant, je vois que c'est pas optimal, mais je ne sais pas ce qu'il faut y faire. Donc je fais plus  :'(
Un beau barité N&Bl, c'est sympa.
Dyslexique ou Disslexyque ?

tenmangu81

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Pour le MF, scanner un négatif est une solution encore valable. J'ai imprimé des A3+ qui tenaient la route.
Pour le 24x36, le mieux est encore l'utilisation d'un banc de repro avec un objectif qui va bien, ou trouver un bon scanner pour le 24x36. Je ne suis pas sûr que ça existe encore, à part les vieux Nikon d'occasion.