Chassimages

Auteur Sujet: la dure réalité en vidéo  (Lu 3575 fois)

castanea

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Re : Re : la dure réalité en vidéo
« Réponse #125 le: février 09, 2018, 23:40:50 »

Plutôt que la question sur "y'a t-il encore de la place pour le lynx", je préfère de loin la vision d'espaces naturels où l'homme s'efface, laissant les richesses se renouveler d'elles mêmes, le bénéfice à long terme plutôt que le court terme.


Oui et non, c'est inadéquat à l'échelle des besoins territoriaux de certaines espèces, inadéquat avec les migrateurs etc. Les réserves de toutes sortes sont de bonnes choses, même si ça n'est que votre jardin avec un couple de hérisson. Mais ces réserves ne sont qu'un pansement sur une jambe de bois, juste bon pour les espèces à faible espace vital, les plus faciles à conserver.
Il ne nous faut pas vivre à côté des autres règnes en les enfermant, mais vivre avec, leurs autoroutes doivent traverser les nôtres, leur maillage territorial doit être parallèle au notre. D'avantage de voitures ? Alors d'avantage d'arbres, partout.

L'homme a passé des millénaires à redouter la nature, puis à tenter de s'en affranchir pour prétendre s'extraire de sa condition animale et fonder son propre règne. Il est affranchi maintenant, au moins veut il le croire, alors il doit cesser de s'en croire le dictateur pour s'en faire une alliée. 
Il nous faut définitivement replacer notre environnement en rapport de notre économie, considérer qu'il est au moins aussi fondamental à la stabilité géopolitique, au moins aussi essentiel à nos besoins vitaux.
Considérer que le développement économique, la croissance sont des indices de court terme qui doivent s'évaluer à l'intérieur d'un indice au moins égal et surtout pas opposé : la qualité de notre environnement. Le CAC 40, le taux de croissance ne peuvent être les seuls prédicateurs de l'avenir de notre société.
Il ne faut pas plus nier l'économie comme élément structurant de la société que l'environnement comme fondamental à sa survie et à sa stabilité.

C'est pour ça que vos sujets à rallonge sont terriblement énervants, décevants, qu'ils ruinent tout espoir. Non que vous ayez tort systématiquement dans vos thèses apparemment opposées mais au contraire, tout progrès supposerait que les thèses économiques et les thèses écologiques se rejoignent en un point d'équilibre.
Et tant que vous n'y arriverez pas ici, dans le catimini d'un forum, il n'y a aucune chance d'y parvenir à plus grande échelle.
Alors oui il faudra réguler, sans cruauté, et non la place de la nature n'est pas derrière la vitre d'une serre de jardin botanique, pas plus que derrière les grilles d'un zoo.
Les obscurantistes, les intégristes des deux bords et cette espèce de "grégarité" des opinions ne doivent pas confisquer l'expression sinon nous ne trouverons jamais d'équilibre !
Bordel, je suis quand même pas le seul foutu connard à n'être ni contre ma terre ni contre mon peuple !

   

Nemrod63

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Re : Re : Re : la dure réalité en vidéo
« Réponse #126 le: février 10, 2018, 09:55:59 »
Oui et non, c'est inadéquat à l'échelle des besoins territoriaux de certaines espèces, inadéquat avec les migrateurs etc. Les réserves de toutes sortes sont de bonnes choses, même si ça n'est que votre jardin avec un couple de hérisson. Mais ces réserves ne sont qu'un pansement sur une jambe de bois, juste bon pour les espèces à faible espace vital, les plus faciles à conserver.
Il ne nous faut pas vivre à côté des autres règnes en les enfermant, mais vivre avec, leurs autoroutes doivent traverser les nôtres, leur maillage territorial doit être parallèle au notre. D'avantage de voitures ? Alors d'avantage d'arbres, partout.

L'homme a passé des millénaires à redouter la nature, puis à tenter de s'en affranchir pour prétendre s'extraire de sa condition animale et fonder son propre règne. Il est affranchi maintenant, au moins veut il le croire, alors il doit cesser de s'en croire le dictateur pour s'en faire une alliée. 
Il nous faut définitivement replacer notre environnement en rapport de notre économie, considérer qu'il est au moins aussi fondamental à la stabilité géopolitique, au moins aussi essentiel à nos besoins vitaux.
Considérer que le développement économique, la croissance sont des indices de court terme qui doivent s'évaluer à l'intérieur d'un indice au moins égal et surtout pas opposé : la qualité de notre environnement. Le CAC 40, le taux de croissance ne peuvent être les seuls prédicateurs de l'avenir de notre société.
Il ne faut pas plus nier l'économie comme élément structurant de la société que l'environnement comme fondamental à sa survie et à sa stabilité.

C'est pour ça que vos sujets à rallonge sont terriblement énervants, décevants, qu'ils ruinent tout espoir. Non que vous ayez tort systématiquement dans vos thèses apparemment opposées mais au contraire, tout progrès supposerait que les thèses économiques et les thèses écologiques se rejoignent en un point d'équilibre.
Et tant que vous n'y arriverez pas ici, dans le catimini d'un forum, il n'y a aucune chance d'y parvenir à plus grande échelle.
Alors oui il faudra réguler, sans cruauté, et non la place de la nature n'est pas derrière la vitre d'une serre de jardin botanique, pas plus que derrière les grilles d'un zoo.
Les obscurantistes, les intégristes des deux bords et cette espèce de "grégarité" des opinions ne doivent pas confisquer l'expression sinon nous ne trouverons jamais d'équilibre !
Bordel, je suis quand même pas le seul foutu connard à n'être ni contre ma terre ni contre mon peuple !
   
mais tu n'es pas tout seul l'ami
Kochka, c'est le système capitaliste et la société de consommation qui sont complètement utopiques. ::)

Alors au contraire pour ne  pas abandonner aux idéologies régressives le terrain de l’écologie, tu devrais militer pour une écologie-politique collée à la réalité, tenant compte des hommes tels qu’ils sont,  avec toutes leurs contradictions et diversités mais capable d'assumer une modernité désillusionnée, moins triomphante, confrontée à sa contre-productivité.

Tu peux t'arc-bouter sur tes certitudes mais une écologie-politique responsable tournée vers l’avenir est indispensable!!
Pourquoi ?
- Parce que les régulations écologiques de notre industrie manquent cruellement et c’est pour cela qu’il faut les créer.
- Parce que l'économie réduit tout à l'individu alors que l'écologie réinscrit les corps dans leurs interdépendances mutuelles et leur relations à l'écosystème et que dans un soucis d'équilibre il est grand temps d'intégrer la notion de temps longs et des cycles naturels dans la productivité et les calculs d'intérêt à courts termes.


pour le reste et pour rester optimiste  :)  dans mon métier d'aménageur public comme dans bien d'autres cette prise de conscience traduite dans la loi a fait évoluer nos métiers en 30ans, de nouveaux jobs liés à l'environnement ont vu le jour. La faune, la flore, le bruit, l'air, l'eau  sont des aspects qui sont traduits dans tous les projets et qui orientent l'aspect technique. La semaine dernière nous étions en réunion préparatoire au chantier de la déviation de la ville de Saint Flour dans le Cantal il n'y avait pas moins de 25 personnes autour de la table ( DRAC, DDT, DREAL,LPO, Conseil Départemental , entreprises, ONFCS, ONF, etc..) dont l'objectif est de porter ce projet au mieux chacun à son niveau dans une fonction de conseil, d'expertise, de surveillance et de suivi et de réalisation!

Amicalement, Roger

Broadpek

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Re : la dure réalité en vidéo
« Réponse #127 le: février 10, 2018, 18:59:18 »
Oh là, Vincent, faut pas emballer le palpitant comme ça. ;D
C'est ma formulation, après les belles tirades, j'ai appris que ça servait à rien. Tu verras dans 5 ans.
D'une, ça copie/colle juste ce qui va être réutilisé contre toi à ton procès, et de deux extrait de ta tirade, ça n'a plus aucun sens.
Après j'ai la chance de fréquenter assidûment plusieurs parcs régionaux et nationaux et même si -peut-être-, c'est un cache-misère, les résultats sont là.
J'y étais aujourd'hui encore, pour une rando à skis, mince que ça fait du bien d'être loin du clavier et près des cîmes. :D

kochka

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Re : Re : Re : la dure réalité en vidéo
« Réponse #128 le: février 10, 2018, 19:17:12 »
Oui et non, c'est inadéquat à l'échelle des besoins territoriaux de certaines espèces, inadéquat avec les migrateurs etc. Les réserves de toutes sortes sont de bonnes choses, même si ça n'est que votre jardin avec un couple de hérisson. Mais ces réserves ne sont qu'un pansement sur une jambe de bois, juste bon pour les espèces à faible espace vital, les plus faciles à conserver.
Il ne nous faut pas vivre à côté des autres règnes en les enfermant, mais vivre avec, leurs autoroutes doivent traverser les nôtres, leur maillage territorial doit être parallèle au notre. D'avantage de voitures ? Alors d'avantage d'arbres, partout.

L'homme a passé des millénaires à redouter la nature, puis à tenter de s'en affranchir pour prétendre s'extraire de sa condition animale et fonder son propre règne. Il est affranchi maintenant, au moins veut il le croire, alors il doit cesser de s'en croire le dictateur pour s'en faire une alliée.  
Il nous faut définitivement replacer notre environnement en rapport de notre économie, considérer qu'il est au moins aussi fondamental à la stabilité géopolitique, au moins aussi essentiel à nos besoins vitaux.
Considérer que le développement économique, la croissance sont des indices de court terme qui doivent s'évaluer à l'intérieur d'un indice au moins égal et surtout pas opposé : la qualité de notre environnement. Le CAC 40, le taux de croissance ne peuvent être les seuls prédicateurs de l'avenir de notre société.
Il ne faut pas plus nier l'économie comme élément structurant de la société que l'environnement comme fondamental à sa survie et à sa stabilité.

C'est pour ça que vos sujets à rallonge sont terriblement énervants, décevants, qu'ils ruinent tout espoir. Non que vous ayez tort systématiquement dans vos thèses apparemment opposées mais au contraire, tout progrès supposerait que les thèses économiques et les thèses écologiques se rejoignent en un point d'équilibre.
Et tant que vous n'y arriverez pas ici, dans le catimini d'un forum, il n'y a aucune chance d'y parvenir à plus grande échelle.
Alors oui il faudra réguler, sans cruauté, et non la place de la nature n'est pas derrière la vitre d'une serre de jardin botanique, pas plus que derrière les grilles d'un zoo.
Les obscurantistes, les intégristes des deux bords et cette espèce de "grégarité" des opinions ne doivent pas confisquer l'expression sinon nous ne trouverons jamais d'équilibre !
Bordel, je suis quand même pas le seul foutu connard à n'être ni contre ma terre ni contre mon peuple !

    

Enfin un peu de bon sens.
Rechercher le compromis, non pas comme une marche sur laquelle on s'appuiera pour écraser définitivement un peu plus tard la vision de l'autre, mais comme une ouverture vers un mieux commun.
Chaque étape ne peut être ni parfaite, ni totale, ni absolue, ni définitive.
Admettre que sa vision n'est pas plus le paradis, que celle d'en face n'est l'enfer, et que cela impliquera de gros effort sur soi-même,  qu'il faudra accepter et surtout prendre ne compte des vues et des intérêts individuels divergents ou contraires, mais parfaitement justifiés unitairement.
Bref sortir de la vision binaire, je suis le bon et les autres, ceux que je qualifie d'en face, ce sont tous des mauvais ou des idiots.
Et tout ça dans un contexte de populations toujours croissantes, qui demandent toujours plus pour les uns, ou au minimum de ne pas reculer pour les autres, ce qui mettra régulièrement en l'air de peu que l'on aura pu faire.
Technophile Père Siffleur