accueil Vie culturelle Clique clac #68

Clique clac #68

2315

Les finalistes du « Comedy Wildlife », le concours de photos animalières rigolotes, ont été révélés. La sélection est trop « choupie » pour vous ? Voilà qui devrait vous convenir davantage.


La photographie de spectacle n’est pas uniforme, c’est ce que nous rappelle l’émission « Magnétique » qui a réuni, pour parler du sujet, trois photographes aux approches différentes : Gérald Bosshard, l’habitué du Montreux Jazz Festival et adepte du téléobjectif, Mehdi Benkler, l’ami et photographe d’Anton Newcombe (The Brian Jonestown Massacre) qui préconise l’utilisation du grand-angle, et enfin Niels Ackerman, grand reporter de formation qui a suivi pendant plusieurs semaines, et au flash annulaire, l’Orchestre de la Suisse romande. Un reportage en immersion qui n’est toutefois rien comparé aux images d’Adrian Borda, photographe roumain qui glisse son appareil au cœur même des instruments.


Nu masculin : quand les femmes s’emparent de l’objectif. Paris Derrière (ça ne s’invente pas) met à l’honneur quatre photographes (dont Vanda Spengler, la petite fille de Régine Deforges).


« Faire une chronophotographie toutes les 0,1 millisecondes, cela ne s’improvise pas. » On ne saurait mieux résumer le travail de Jacques Honvault, spécialiste de la prise de vue haute vitesse (mais pas que) en interview sur galerie-photo.com.


Des piscines californiennes aux rampes rutilantes de Malmö, une histoire en images (et en accéléré) du skate-board, loisir marginal dans les 70’s en passe de devenir sport olympique. Qu’en pense Glenn E. Friedman ?


On se réjouit de la renaissance de 6 Mois, mais la reprise de la revue ne fait pas que des heureux parmi les photographes publiés avant que la société Rollin mette la clé sous la porte.


Que peuvent encore les images pour le climat ? se demande Mathilde Serrell, citant Yann Arthus-Bertrand, George Steinmetz et Samuel Bollendorf. Ce dernier, qui a visité des zones du globe rendues inhabitables par l’homme et ses industries (une série de reportages publiée par Le Monde sous l’intulé « Contaminations »), se demande justement sur le plateau d’Arrêt sur Images comment parvenir à « affecter le public par la photographie ».


Laurence Geai ne mâche pas ses mots quand il s’agit d’évoquer le machisme et l’esprit de compétition qui règnent chez les photojournalistes : « L’avantage de notre métier, c’est qu’il est visible. Je suis jugée là-dessus.Un propos que confirme cette tribune étayée de témoignages parue sur le site de Marie-Claire.


Bokeh, pas bokuh, monsieur Schiller.


Photographie de classe, quatre cas d’école : classique pour la RTBF, scénarisée pour Arnaud Monfort, photoshoppée pour l’école d’art Emile Cohl et universelle pour Greg Miller dont la série « Morning bus » cueille les enfants non pas sur les bancs de l’école mais dans la brume du petit matin.


Terminons par le coup de gueule du galeriste Thierry Bigaignon qui déplore l’absence de la photographie à la télévision. À quand le retour des Mots de Minuit ?

 

“Clique clac”, c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.

Photo d’ouverture : « Wildlife photograbear » © Roie Galitz – Photo finaliste du concours Comedy Wildlife 2018