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Clique clac #72

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Attention, chantiers ! Et si on faisait un point sur les travaux en cours concernant les institutions photo ? Actuellement fermée, la Maison européenne de la photographie rouvrira ses portes le 7 novembre avec une carte blanche à JR, mais Le Monde, sous la plume de Claire Guillot, nous dit déjà à quoi ressemblera la programmation 2019 de Simon Baker, son nouveau directeur. Pendant ce temps, Brigitte Patient s’est invitée au 79 rue des Archives (Paris 3e), nouvelle adresse de la Fondation Henri Cartier-Bresson, dont la réouverture est prévue le 6 novembre avec une rétrospective consacrée à Martine Franck. À Londres, les travaux sont finis et le Musée Victoria & Albert a ouvert vendredi dernier son Centre de la photographie. Il faudra, en revanche, attendre encore quelques années avant l’inauguration, à Lyon, de la Cité Lumière. Quant à l’Institut de la photographie de Lille, dont l’ouverture est programmée pour fin 2020, il a un fervent opposant en la personne d’Olivier Spillebout (le détail chronologique des bisbilles politiques à l’origine du conflit est à retrouver ici).


Le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre, dont la 25e édition s’est conclue le week-end dernier, a salué la mémoire de Shah Marai et récompensé trois photographes : Mahmoud Hams pour « Clashes on Gaza’s border » (1er Prix Photo), Paula Bronstein pour « The Rohingya’s crisis » (Prix du public) et Mushfiqul Alam pour « The great exodus » (Prix du jeune reporter). Le festival à proprement parler est terminé, mais certaines expos sont visibles quelques semaines encore. C’est le cas de « Yemen, la guerre loin des yeux », accrochage collectif à voir au Musée de la Tapisserie de Bayeux jusqu’au 4 novembre.


Hier encore, François Darmigny photographiait Charles Aznavour dans les Alpilles. Il se souvient…


Télérama a profité des « Rendez-vous de l’histoire de Blois » pour demander à quatre écrivains – Nancy Huston, Alaa El Aswany, Alain Mabanckou et Marc Dugain – d’évoquer une photo qui les a marqués. L’exercice est prétexte à des digressions… fluctuantes. Comme le dit Alain Mabanckou : « On ne voit pas une image deux fois, tout comme on ne se baigne pas deux fois dans une même rivière. »


À l’eau ou Halloween ? Deux visions très (très) différentes de la maternité et de l’accouchement.


Passons à présent à la séquence copinage – complètement assumée. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours qu’un ami et proche collaborateur de la rédac’ a les honneurs de la télé ! Stéphane Hette est en effet l’un des invités de l’émission « Silence ça pousse » diffusée ce vendredi 19 octobre à 22h20 sur France 5. Les fans (si, si, il y en a !) peuvent aussi retrouver ses photos à la galerie Blin plus Blin (Paris 7e), au Parc de Champagne (Reims) et, bien sûr, dans les pages de Nat’Images.


Créée en octobre 1938, l’agence Roger-Viollet fête cette semaine ses 80 ans. À l’autre bout du spectre, Instagram souffle ses huit bougies. Qui l’emporte au buzzomètre ? Instagram évidemment ! Margot de Balasy retrace l’histoire de la plateforme en cinq dates ; Xavier Eutrope interviewe Eleni Stefanou, responsable des réseaux sociaux du Guardian ; et Cynthia Dos Santos interroge quelques photographes pros sur leur utilisation du réseau.


Pour avoir critiqué le gouvernement bangladais, Shahidul Alam a été arrêté et emprisonné en août dernier. Mais la riposte s’organise chez les « artivistes » de Katmandou et au sein de l’université de Sunderland où le photographe enseignait.


« Aujourd’hui, quand on publie en presse, on est conscient qu’on diffuse des images vouées à circuler. D’un autre côté, si on reste strictement dans les clous du droit, on cesse d’informer. On a pour principe de ne pas flouter, mais plutôt de jouer sur le cadrage, la lumière ou d’autres facteurs, pour conserver à l’image son caractère de document. » Lionel Charrier, responsable du service photo de Libération, évoque son travail d’équilibriste à l’heure du droit à l’image.


La vidéo date un peu mais ne boudons pas notre plaisir : voici résumée, en cinq minutes chrono (et en anglais), l’histoire des procédés photographiques, depuis la camera obscura jusqu’au smartphone.


On se quitte en musique avec « There is a light that never goes out », fameuse chanson des Smiths qui donne son titre à une exposition sur la scène rock de Manchester visible jusqu’au 9 février. À défaut de pouvoir vous y rendre, ce diaporama vous donne un aperçu.

 

The Smiths - There is a light that never goes out

“Clique clac”, c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.

Photo d’ouverture :Fondation HCB, 79 rue des Archives, mars 2018 © Cyrille Weiner