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Clique clac #88

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On peut photographier la politique sans tomber dans la communication aseptisée, la preuve avec Denis Allard dont le travail noir & blanc, tout en coups de flash et ombres au scalpel, fait ressortir les traits les moins aimables des député.e.s de tous bords. Cinglant. Si le sujet de la photographie politique vous intéresse, on vous conseille de suivre ce compte twitter, voire, si vous êtes à Paris le 20 février, de passer au bar « Le 61 » où Eliot Blondet, Sébastien Calvet et Jean-Claude Coutausse tenteront de répondre à cette délicate question : « À quoi sert la photo politique ? » (inscription obligatoire : instantanépolitique@outlook.fr)


En attendant la proclamation des finalistes du World Press Photo 2019 (le 20 février prochain), relisons avec intérêt cette interview (en anglais) de Cristina Mittermeier, ex-membre du jury du concours mais surtout aventurière et photographe d’expérience. Citant les exemples de Nick Nichols et Paul Nicklen, la fondatrice et présidente de SeaLegacy y démontre, notamment, que le reportage photographique peut faire bouger les lignes quand la question écologique est en jeu.


L’article ne dit pas combien de temps il a fallu à Will Burrard-Lucas pour réussir à photographier la panthère noire, mais ses images, réalisées à l’aide d’un système infrarouge dans la savane kenyane, relèvent de l’exploit.


Si elle dépasse un jour l’état de brevet, voici une invention qui ravira les apprentis espions.


Vous voulez économiser 10€ ? Participez au jeu-concours organisé par Arte. A gagner : des billets d’entrée pour « Cartes et territoires », la rétrospective que le Jeu de Paume consacre actuellement au photographe italien Luigi Ghirri.


Triple point cinéma. Le 27 mars sortira dans les salles D’Agata – Limite(s), un film qui a demandé six ans de travail à Franck Landron : « J’ai suivi Antoine d’Agata dans ses mouvements, ses voyages. C’est son « faire » qui m’intéressait, comment il était au travail. Je ne crois pas trop au discours. Mais plus à l’action. » De son côté, Le Révélateur raconte, sous la forme d’un documentaire de 26 minutes, l’histoire méconnue de Robert Brochot, laborantin rochelais réquisitionné par l’armée allemande durant l’Occupation. Enfin, Michel Zumstein nous emmène à Bangui sur le tournage d’un long-métrage consacré à Camille Lepage, photojournaliste disparue en 2014 en République centrafricaine.


Vous connaissez les tubes de Robert Frank, mais connaissez-vous ses faces B ?


Yann Lévy a réalisé le rêve de tout fan de foot : durant une saison (2017-18), il a pu photographier de l’intérieur la vie de son club de cœur, le Red Star. De la mousse partagée avec les ultras au bar L’Olympic aux silences qui suivaient les coups de gueule de Régis Brouard (entraîneur de l’époque), il raconte cette année pas comme les autres sur le site de Vice. Jeanne Franck, pour sa part, est allée à la rencontre de ces supporters qui, parce qu’ils habitent dans l’immeuble jouxtant le stade Bauer, suivent les matchs du Red Star depuis leur balcon. Les deux séries d’images, complétées par de nombreuses archives, sont à voir à Saint-Ouen jusqu’au 28 avril dans le cadre de l’exposition « Tout Foot ».


Quand certains font la chasse aux « nuisibles » qui peuplent leur jardin, Simon Dell s’accommodent des visiteurs de passage, et va même jusqu’à leur fabriquer un cadre accueillant…


Le générique fait craindre le pire, mais au final « A Day in the life : Police photographer » offre un regard assez inédit sur le métier de photographe de scènes de crime (du moins tel qu’il est pratiqué en Nouvelle-Zélande).

“Clique clac”, c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.
Visuel d’ouverture : capture d’écran tirée du site de Denis Allard