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Clique clac #92

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En apprenant qu’on fêtait cette semaine les 30 ans du web, on s’est demandé quelle avait pu être la première photo postée sur la Toile. Une rapide recherche sur Google nous a menés à l’année 1992 et à plusieurs liens concordants : il s’agirait d’une photo d’un girls band directement lié au CERN : « Les Horribles Cernettes » (un hommage à l’accélérateur de particules Large Hadron Collider, dont le groupe reprend les initiales… ça ne s’invente pas). Fin de l’histoire ? Pas tout à fait, car en 2015 Silvano de Gennaro, ingénieur et accessoirement parolier du groupe, a voulu clarifier les choses. L’Italien est certain que le cliché des quatre belles est la toute première photo d’un groupe musical postée sur le web, mais il ne s’aventure pas au-delà : « Personne ne sait quelle fut la première photo du web ! ». Tout au plus peut-on affirmer, comme le faisait Wired dès 1999, que la photo des Cernettes est l’une des cinq premières jamais postées. À suivre… (ou pas).


Dans le dernier numéro de Chasseur d’Images, la brillante Nath-Sakura, spécialiste ès techniques d’éclairage, commente quelques-unes de ses photos et partage ses conseils. Pour prolonger le plaisir, visionnez les vidéos making of qu’elle poste régulièrement sur ses chaînes Dailymotion et YouTube.


Quand le conflit nord-irlandais a éclaté à la fin des années 1960, des photojournalistes habitués à couvrir les faits divers pour la presse locale sont devenus, quasiment du jour au lendemain, photographes de guerre. Un documentaire récemment diffusé sur Arte (et toujours visible ici) donne la parole à une dizaine d’entre eux.


Georges Noël et Albrecht Becker. D’une guerre à l’autre, deux destins de photographes en tous points dissemblables.


Will Burrard-Lucas, qui a fait parler de lui il y a trois semaines pour ses très rares clichés de léopard noir, est aussi à l’origine d’une des pochettes d’album les plus saisissantes du moment.
Et si vous aimez les félins d’Afrique, sachez que le chat des sables a récemment été vu (et photographié) dans la région de Merzouga. Des clichés rares, car si l’animal est protégé en Algérie, en Tunisie et en Mauritanie, il continue d’être chassé au Maroc.


National Geographic a demandé à vingt-et-une de ses photographes en quoi le fait d’être des femmes influençait leur travail. Adossées à des photos exemples, les réponses courtes et nuancées sont joliment résumées par Karla Gachet : « Les femmes [photojournalistes] ont ouvert les portes de mondes inconnus. »


Joyeux, colorés et grivois, les carnavals de Dunkerque et de Fort-de-France font le bonheur des photographes.  


Si vous doutez de la capacité de la photographie à procurer des émotions, prenez vingt-cinq minutes pour regarder « Le lièvre et le sauvage », un documentaire de la RTS qui raconte l’histoire de Géraud Siegenthaler, jeune Jurassien amoureux des machines d’antan (qu’elles soient automobiles ou photographiques) et qui a créé une galerie où il fait revivre le fonds photographique de René Lièvre.


L’exploit est de taille et les photos particulièrement graphiques : la NASA a réussi à saisir en images le franchissement du mur du son par des avions T-38.


Quelques brèves pour finir..
• Le nouveau numéro de 6 Mois vient de sortir.
• Artips s’intéresse au fusil photographique d’Etienne-Jules Marey.
• L’édition 2019 du festival de Montélimar « Présence(s) photographie » est reportée.
• Peter O’Dowd parle requins avec Brian Squerry, photographe sous-marin (très) expérimenté.
Marie-Claire nous présente Coco Capitán, jeune photographe espagnole qui pour sa première exposition se voit ouvrir rien moins que les portes de la MEP.
• Le selfie, c’était mieux avant.

“Clique clac”, c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.
Visuel d’ouverture : Les Horribles Cernettes