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Clique clac #102

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19 août 2016, pavillon 4 du Riocentro, Rio de Janeiro. La finale dames du tournoi olympique de badminton opposant l’Espagnole Carolina Marín à l’Indienne Pusarla Venkata Sindhu bat son plein. Au bord du terrain, David Ramos couvre ses premiers JO et se demande comment il va pouvoir sortir une photo originale. Heureusement, il a un atout que ses collègues n’ont pas…


Joie ! On a retrouvé 73 photos en grande majorité inédites signées Arthur Fellig, mieux connu sous le nom de Weegee. Une découverte de taille, comme le confirme Christopher Bonanos, auteur de Flash, the making of Weegee the famous, une biographie très bien accueillie outre-Atlantique dont on espère une traduction prochaine.


Quelques jours après la clôture de la foire, Valérie Duponchelle débriefe Photo London. Une 5e édition qui a fait la part belle aux femmes, qu’elles soient photographes, commissaires ou galeristes, mais sur laquelle a pesé l’ombre du Brexit.


À quelques jours de la fête des mères, on vous conseille d’aller faire un tour sur le site du Natural History Museum qui a sélectionné, parmi les images reçues ces dernières années au Wildlife Photographer the Year, celles qui traduisent le mieux l’instinct maternel.


On vous a déjà parlé de Trevor Christensen, ce photographe de l’Utah qui a la particularité de se mettre à nu (au sens propre du terme) pour tirer le portrait de ses modèles. Un court documentaire (5 minutes) récemment mis en ligne permet de mieux comprendre sa façon d’opérer. Rien que pour le regard médusé des sujets découvrant le photographe en tenue d’Adam, ça vaut le coup d’œil.


Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir des images.


Dans l’édition du 19 mai de Ouest France, Christian Frémin de l’association Tisseurs d’Images se réjouissait d’exposer dans la petite ville de Beaucouzé (Maine-et-Loire) les photos de Bogdan Konopka : « C’est un passionné qui se prête volontiers à l’échange. Nous aurions pu parler pendant des heures de la photographie, de sa photographie et de la Pologne. L’exposition, nous l’avons construite ensemble mais il avait besoin d’être rassuré sur son côté inhabituel. Le format XXL, c’est une première pour lui. » Le 20 mai, le même Christian Frémin nous envoyait ce mail : « Je vous avais fait part de notre prochaine exposition photographique « Un conte polonais »  du photographe Bogdan Konopka. Elle devait se tenir dans le Parc du Prieuré de Beaucouzé, du 24 mai au 7 juillet. Son épouse nous a informé hier de sa disparition brutale et nous en sommes particulièrement attristés. » Le meilleur moyen, si vous résidez près d’Angers, de rendre hommage à Bogdan Konopka est d’aller voir l’exposition, finalement maintenue, ou bien de vous replonger dans la discographie de Lo’Jo, groupe qu’il affectionnait et qu’il suivait depuis ses débuts (un livre-disque, 310 Lunes, scella même cette amitié de 25 ans). Guettez également l’émission « Regardez voir » de dimanche prochain (France Inter, 7h17). Brigitte Patient a prévu d’y diffuser des extraits de l’interview que lui a donnée Bogdan Konopka pas plus tard que la semaine dernière.


Quand les images seules ne suffisent plus à sensibiliser le grand public au réchauffement climatique, la solution est peut-être dans leur mode d’exposition. C’est le pari qu’a fait Louie Palu en présentant ses portraits des populations arctiques, premières menacées par le réchauffement, dans des blocs de glace.


Des bureaux trop froids aux poches de jeans trop petites, le sexisme se niche partout. La majorité des objets du quotidien ont été conçus par des hommes pour des hommes. Réjouissons-nous donc de l’arrivée des bretelles de sac à dos Shimoda dont la forme contourne la poitrine au lieu de la comprimer.


Photographier un sujet distant de 45 km, c’est possible.


À l’invitation de l’Instantané politique, l’ex-président de la République François Hollande, entouré de quelques-uns des photojournalistes qui l’ont suivi durant son quinquennat (Sébastien Calvet, Marc Chaumeil, Jean-Claude Coutausse, Raymond Depardon et Laurence Geai), est revenu lundi dernier sur sa relation compliquée à l’image. Dans une ambiance bon enfant, dixit Le Monde, il s’est notamment attardé sur le portrait officiel que Raymond Depardon fit de lui dans le parc de l’Elysée et qui en son temps suscita maints commentaires. Pour un verbatim un peu plus complet, on peut aussi se référer à ce billet du dénommé RomainBgB.


« Clique clac”, c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.

Visuel d’ouverture : © David Ramos/Getty images