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Clique clac #109

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En novembre 2007, Dave Roth envoie à JPG Magazine (sic) une photo de sa fille Zoe devant une maison en feu. L’Américain est alors loin de se douter qu’il vient de donner naissance à un des mèmes les plus partagés au monde. CheckNews raconte l’histoire de cette photo devenue virale.


Depuis que certains influenceurs se sont pris en photo à Tchernobyl, il est de bon ton de stigmatiser les instagrameurs. Ils seraient coupables de tous les maux et, notamment, provoqueraient un tourisme de masse néfaste à la paisibilité, voire à la survie de certains sites. Damien Leloup et Morgane Tual appellent à davantage de nuance.


On était un peu passé à côté, mais il n’est jamais trop tard pour se rattraper. Le 22 mai dernier, pour son 70e anniversaire, Paris-Match a envoyé aux six coins de l’Hexagone 22 équipes de photoreportage. Le résultat se lit et se regarde comme le récit heure par heure des microévénements qui ont marqué ce « Jour en France ».


Empreintes d’onirisme et de mélancolie douce, les images de Fernanda Montoro offrent plusieurs lectures possibles. C’est sans doute pourquoi elles sont régulièrement choisies par les maisons d’édition pour illustrer la couverture de romans. Pour le site Lomography.com, l’Urugayenne a répondu à quelques questions sur ses influences (Tarkovski, Lynch), ses aspirations, son goût pour la double exposition et son attachement au film.


Les vernissages se suivent et se ressemblent, hélas, pour Olivier Ciappa qui, après Toulouse en 2015 et Metz en 2018, a vu les photos de sa série « Couples de la République » vandalisées avant même l’ouverture de son exposition à Bourges. La Mairie a porté plainte et déclaré que « l’expo serait prolongée, ré-imprimée en deux fois plus grand – soit des photos de 6m et 5m de long – et dans un endroit encore plus passant et populaire. » 


« Il est temps que la photographie se mette sérieusement à écrire une histoire un peu plus fine, non plus esthétique mais aussi économique, anthropologique, sociale. Et si l’on change la focale des grands hommes, un tout autre récit se met en place… Mais on vous rétorquera alors que faire l’histoire de la photo féministe, c’est parler des femmes. Non, pas seulement. C’est surtout inverser le point de vue. Ce n’est pas juste l’histoire des dominants, mais c’est aussi la construction de la domination, comment les discours circulent, se construisent. Cela ne suppose pas d’établir un autre canon, cela suppose de détruire le canon. » Interview passionnante de Susanna Gállego Cuesta sur le processus d’effacement des femmes de l’histoire de la photographie.


« Regardez voir », l’émission photo de France Inter, prend ses quartiers d’été et gagne en longueur, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Elle change aussi d’horaire (le samedi et le dimanche à 14h05) et un peu de formule. Les émissions du dimanche s’évertuent en effet à raconter des photographies mythiques, comme « Le Baiser de l’hôtel de ville » de Doisneau ou encore le portrait de Yoko Ono et John Lennon réalisé par Annie Leibovitz le 8 décembre 1980, quelques heures avant l’assassinat de ce dernier.


Photographe américaine multirécompensée, notamment grâce à ce sujet sur le refuge pour éléphanteaux orphelins de Reteti (Kenya), Ami Vitale a décidé de fermer son compte Facebook, dénonçant « une plateforme qui alimente la haine, nourrit les conflits et les mensonges, facilite la manipulation des élections dans un but strictement lucratif et fonctionne sous le sceau du secret. » Pour l’heure elle continue de partager ses images sur Instagram, pourtant propriété de Facebook. Contradictoire ? On vous laisse lire ses arguments.


On n’a pas lu/vu/écouté, mais ça a l’air bien…
• « Tout le monde se fiche de 99% des photos que vous prenez. Y compris vous. »
• Comme observer et photographier les nuages noctiluques.
• La meilleure technique pour détourer les cheveux sous Photoshop.
• De l’importance de la marche pour trouver l’inspiration. Par Diana Markosian.
• Quand Man Ray était interrogé sur ses vacances, mais racontait tout autre chose.
• 10 principes à appliquer pour communiquer l’idée du changement climatique dans vos photos et vidéos.


Chanson composée en 1959 par Antonio Carlos Jobim, « Fotografia » ne parle pas de photographie mais d’amours adultérines. Cela ne nous empêchera pas de partager la version qu’en avait proposée João Gilberto un soir d’avril 1994 sur la scène du Palace, à São Paulo.


« Clique clac”, c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images. 
Visuel d’ouverture : Disaster Girl. Photo Dave Roth