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Clique clac #123

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On vous a déjà parlé ici de l’effet redoutable que peuvent avoir les réseaux sociaux sur la pérennité des sites naturels. Cet effet « moutons de panurge », qui pousse les instagrammeurs en masse vers les mêmes lieux pour s’y prendre en photo, n’a jamais été aussi bien raconté et illustré que dans cet article coréalisé par Justine de l’Église, Kari Medig et Catherine Bernier. « Ils ont vu la photo sur Instagram ou dans un magazine, et ils veulent la recréer. Ils ne font qu’entrer et sortir du parc aussitôt. Ces photographes amateurs ne sont pas ici pour expérimenter la nature. Ce qui est évidemment très déprimant. » (Charlie, ancien guide du Joffre Lakes Provincial Park)


« C’était un de nos photographes préférés durant les années Beatles, il a réalisé certaines de nos pochettes d’albums les plus emblématiques. » Dans les heures suivant l’annonce de la mort de Robert Freeman, disparu le 8 novembre à l’âge de 82 ans, Paul McCartney a rendu hommage à celui qui signa les photos de pochette de Help!, Beatles for Sale, Rubber Soul, With the Beatles et A Hard Day’s Night. Rien que ça. Pour l’anecdote, Robert Freeman fut, en 1964, le premier photographe missionné pour le calendrier Pirelli.


Pour évoquer son exposition « L’Espace d’un instant », Zineb Sedira a occupé l’antenne de France Culture l’espace de… six heures. Invitée pour une « nuit rêvée », l’artiste multicarte (photographe, vidéaste, sculptrice) a parlé de son goût pour l’archive, les langues, les vinyles et surtout s’est confiée sur sa relation à l’Algérie, le pays de ses parents, à la France, le pays qui l’a vu naître, et à l’Angleterre, le pays qui l’a reconnue en tant qu’artiste. L’entretien en trois parties qu’elle a donné à Albane Penaranda est à réécouter ici, ici et ici.


Tous deux Bangladais, Shahidul Alam et Turjoy Chowdhury n’ont pas la même approche du métier de photojournaliste, mais le même souci de lutter contre les injustices. Le premier, interviewé par ARTnews, revient sur son arrestation et son emprisonnement il y a un an par les autorités de son pays et explique travailler actuellement sur un projet autour de survivants de la torture. Le second a interrogé et photographié d’autres survivants, ceux du génocide que subit le peuple bangladais en 1971, quand il se libéra du joug pakistanais. Le résultat, titré « Genocide ’71-A Memory Map », mêle documents d’archives, témoignages sonores, portraits et photos de lieux présumés des charniers.


Paru en novembre 2018 aux éditions Le Bec en l’Air, Les Métamorphoses de l’argentique de Denis Brihat a été élu « Livre de l’année » par le jury du Prix HIP. Rendez-vous sur le site de ce nouveau prix pour découvrir les lauréats des autres catégories.


Le nouvel arrivant dans le monde de l’argentique peut être désarçonné quand il s’agit de choisir un film. Remercions donc l’Autrichien Dominik Sobe d’avoir conçu Filmtypes, un site recensant la plupart des émulsions disponibles et proposant pour chacune d’elles des photos exemples illustrant leur rendu.


“Je n’ai même pas eu le temps de porter (l’appareil) à mes yeux. J’ai déclenché au niveau de ma taille. Tout s’est passé si vite que c’était la seule chose à faire ». De quoi parle Sam Shere ? Indice : l’événement s’est produit le 6 mai 1937.


Institution de la télévision américaine exportée dans 150 pays, « Sesame Street » célèbre cette semaine son 50e anniversaire. L’occasion de revenir en images sur les débuts de cette émission pour enfants et de se repasser deux petites vidéos, l’une consacrée à la photo animalière, l’autre au portrait de studio.


Berlin, trente ans plus tard…
• 1961 : aux origines du mur.
• Quand les espions de la Stasi utilisaient des appareils photo miniatures, dissimulés dans les boutonnières.
• La RDA de Helga Paris.
• 1989 : la chute du Mur racontée par Jacques Torregano, Jean-Clade Coutausse, Guy Le Querrec, Patrick Bard et Stéphane Duroy.
• …et par Eric Bouvet.
• Côté est, avec Manuel Vimenet.
« La chute du Mur, ça a été comme une école de photo. » Maurice Weiss, le cofondateur de l’agence Ostkreutz, se souvient.
• La jeunesse du quartier de Kreutzberg vue par Tobias Zielony.
« Berlin, ville ouverte », par Martin Schumann.
• Il n’y a plus de mur mais des preuves du mur.
• 2019 : l’Europe face à ses murs.


Il y a deux ans, Myriam Dupouy a quitté le Loiret pour s’installer près de Gex. Cette adepte des sujets de proximité a donc dû repartir de zéro et quadriller le Jura suisse, son nouveau territoire, pour apprendre à le connaître. Invitée de l’émission « Grandeur Nature » (RTS), la photographe est partie avec Lucile Solari en quête du brame (et de l’invisible ?) et en a profité pour confier ses inquiétudes sur la disparition de la petite avifaune et la pression des chasseurs sur les cervidés. Autant de sujets que vous pourrez directement aborder avec elle si vous vous rendez au festival de Montier-en-Der du 14 au 17 novembre, où elle exposera sa série « Abracamera » (profitez-en aussi pour passer voir l’équipe de Nat’Images !).

 

« Clique clac”, c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images. Photo d’ouverture : capture d’écran issue de l’article « Dénaturer la #nature sur Instagram »