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Clique clac #125

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Une semaine et demie après la fin du festival, le palmarès 2019 du concours de Montier vient d’être mis à jour avec la révélation du seul prix manquant, celui du public. Et l’heureux gagnant est… « Perfect camouflage » d’Ignacio Medem, un habitué des récompenses. Le portfolio du palmarès, réalisé par nos soins, est disponible ici, et si vous n’êtes pas rassasié, vous pouvez aller voir du côté de National Geographic qui vient de dévoiler ses meilleures photos de l’année écoulée ou bien découvrir la belle histoire de Bruno-Gilles Liebgott, un photographe qui a réalisé son rêve de gosse.


Albertina Martínez Burgos, 38 ans, photographe et reporter chilienne qui couvrait les manifestations au Chili, a été retrouvée morte chez elle le jeudi 21 novembre. Si l’enquête piétine, la contestation sociale s’amplifie. Tout comme à Hong Kong où les manifestations durent depuis six mois, sous l’œil attentif de Marc Progin, photojournaliste installé là-bas depuis 40 ans. Atlantico a trouvé un point commun entre ces deux mouvements populaires distants de 18000 km : l’usage du pointeur laser.


Récente lauréate du Estée Lauder Pink Photo Award, Géraldine Aresteanu réalise aussi des portraits puissants pour Don’t fuck with me, un site qui met à l’honneur des femmes au parcours exemplaire (mais pourquoi donc taire leurs noms?).


Déployé en plusieurs lieux d’Aix-en-Provence, le festival « Phot’Aix » met cette année le Liban à l’honneur. Tête de proue de l’événement, Chaza Charafeddine présente à la galerie Zola « Maidames », une série renversante… au premier sens du terme. Le temps d’une prise de vue, la photographe a donné le beau rôle (et le pouvoir) à des travailleuses immigrées d’habitude reléguées à la fonction de domestique. Une série moins futile qu’il n’y paraît quand on sait que 300 000 domestiques philippines, éthiopiennes ou bangladaises font tourner les maisons du Liban et que le statut des « gens de maison » échappe au champ d’application du Code du travail local.


Comment ne pas aimer Roger Federer ?


Intimidé par les modèles à ses débuts, Yann Rabanier a depuis fait un sacré bout de chemin. Le portraitiste compte à son tableau de chasse de nombreuses personnalités du 7e art, parmi lesquelles Michael Fassbender, Virginie Efira, Shia LaBeouf, Tilda Swinton & John C. Reilly…. autant de photos dont il livre les coulisses à Konbini.


Formaliste exigeante passée par la peinture abstraite, Jan Groover a su, à la fin des années 1970, renouveler la photographie de nature-morte en expérimentant notamment autour des couverts et ustensiles de cuisine. Le Musée de l’Elysée (Lausanne) présente jusqu’au 5 janvier une rétrospective de son œuvre. Dans l’originale vidéo de présentation mise en ligne par le musée, d’anciens élèves racontent l’esprit libre qu’était Jan Groover et l’énergie dont elle dut faire preuve pour se faire une place dans un monde artistique farouchement masculin. Sur ce dernier point, on vous conseille une autre vidéo, captation d’une conférence donnée le 9 novembre lors de Paris Photo, dans laquelle Marie Daucher et Irène Jonas énumèrent, statistiques et témoignages à l’appui, les difficultés que rencontrent toujours aujourd’hui les femmes photographes.


À l’heure des facilités logicielles, on goûte avec un certain plaisir les photomontages « à l’ancienne » de Lola Dupré. L’artiste écossaise découpe ses images en milliers de fragments qu’elle réagence ensuite pour composer des collages qui malmènent ses sujets, son chat Charlie en premier lieu. Dans le même registre, Nina Katchadourian utilise son seul smartphone et fait appel à des accessoires minimalistes pour créer ses photomontages… mais a-t-elle d’autres choix à 10 000 mètres d’altitude ?


Opération « Black Thursday », on vide les stocks de A à Z…
Andrew D. Bernstein photographie le gotha du basket-ball depuis près de 40 ans.
Bruno Cabanes, historien, revient sur les origines de la photographie humanitaire.
Curiosité, engagement, partage, mobilisation : les valeurs des Filles de la Photo.
Day in Photos, la revue quotidienne de Voa News.
Epidermis, une série « body positive » de Sophie Harris-Taylor.
Flying flowers de Ghislain Simard : la bande-annonce.
Guillaume Martial, le mécano de l’espace.
Happy Valley, son campus, ses excès, photographiés par Eva O’Leary.
Inland, un collectif dédié au documentaire au long cours.
Joelle Verbrugge parle photo et droit à l’image sur la radio basque Kultura.
Kirk Weddle raconte les coulisses de la pochette de Nevermind.
Lamborghini Miura dispersée façon puzzle.
Magic lance deux hors-séries, dont un consacré aux photos de Julien Bourgeois.
Nepenthes lowii, Papaver orientalis, Sálvia patens… les plantes insolites d’Helene Schmitz.
ORLAN, Shirin Neshat ou Zoe Leonard au programme de « La moitié du monde », expo visible à La Chambre (Strasbourg).
Photolittérature lance un appel à contribution pour le prochain numéro de sa revue.
Quand Diego Goldberg se souvient de son travail auprès de François Mitterrand.
Rémy Michelin, un photographe chez les peintres de l’air.
Stephan Vanfleteren, le photographe des invisibles.
Tout peut faire sujet, y compris les tableaux des cours de maths.
Un système de prise de vue alimenté par des plantes ? C’est possible !
Valentine Bo, un photographe ukrainien entre étrangeté et anticipation.
Womb, un « livre de douceur et d’épouvante » signé Lucile Boiron.
X Games et sports spectaculaires sont au menu du Red Bull Illume Image Quest 2019.
Yung Cheng Lin n’a besoin que d’un marqueur et d’un miroir pour sublimer les corps féminins.
• Zezn et ses autoportraits minimalistes.

« Clique clac”, c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images. Photo d’ouverture : Perfect camouflage © Ignacio Medem