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Clique clac #126

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« Quand je vois le président Trump promouvoir des mensonges tous les jours, je pense que notre rôle est plus important que jamais. Nous devons contrer ce qu’il dit avec la vérité. Et il n’y a pas meilleur moyen de faire cela qu’en étant sur le terrain et en continuant à faire notre boulot. » En ces temps agités, il convient de réécouter la sage parole de Lynsey Addario (vidéo en anglais mais sous-titres français disponibles en traduction automatique). La photojournaliste américaine est connue pour ses reportages de guerre (en Afghanistan notamment) mais son travail peut être plus intimiste. Elle a ainsi suivi durant trois ans le cheminement de Marieke Vervoort, athlète belge atteinte d’une tétraplégie progressive, jusqu’à son euthanasie. Lynsay Addario est revenue sur cette expérience dans un article du New York Times où elle ne cache pas son émotion tout en se demandant si elle n’a pas franchi la ligne de l’objectivité journalistique en se liant d’amitié avec la multimédaillée paralympique.


Photographe parisienne oscillant entre travaux publicitaires et production plus personnelle, Letizia Le Fur a fait don de douze de ses images à Photo4food, une fondation qui s’est fixé pour mission de financer des repas pour les plus démunis grâce à la vente de photos d’art.


Voilà une découverte qui pourrait plaire à Alexis Rosenfeld, photographe subaquatique dont le travail sur les coraux fait l’objet d’un portfolio dans le dernier numéro de Nat’Images. Les océanographes Derya Akkaynak et Tali Treibitz ont mis au point un algorithme, appelé Sea-thru, permettant de supprimer le voile bleu sur les photos subaquatiques pour restituer fidèlement les couleurs d’un sujet marin.


Keh Camera, leader américain de la revente d’appareils photo d’occasion, a dressé les Tops 10 (en numérique et en argentique) de ses ventes pour la décennie écoulée.


Durant les fêtes, Arrêt sur Images a mis en ligne gratuitement une archive de 2006 (époque où l’émission passait encore à la télé, sur France 5) dans laquelle était invité Jean Ker, photographe de Paris Match qui s’était révélé par ses pratiques douteuses lors de l’affaire du petit Grégory. Si dans l’émission de 2006 il n’exprime aucun regret, il n’en est pas de même dans le récent documentaire diffusé sur Netflix dont il est l’un des personnages principaux.


Le mec qui mettait des points sur les visages des gens nous a quittés. Bye John !


L’édition de janvier de Vogue Italie ne comportera aucune photo (ou presque). Une initiative qu’Emanuele Farneti, le rédacteur en chef du magazine, justifie par le fait que les shootings de mode ont un impact sur l’environnement : « 150 personnes impliquées. Environ 20 vols en avion et une douzaine de voyages en train. 40 voitures en attente. 60 livraisons internationales. Les lumières allumées pendant au moins dix heures de suite et en partie alimentées par des générateurs à essence. Du gâchis de la nourriture des services de restauration. Du plastique pour emballer les vêtements. De l’électricité pour recharger les téléphones, les appareils photo… » Bien, mais plutôt que cette opération aussi radicale que ponctuelle (les photos seront de retour dans le prochain numéro de Vogue Italie), pourquoi ne pas imaginer des façons éco-responsables de produire des photos de mode ?


L’Australie est confrontée à des incendies gigantesques, mais comme d’habitude méfiez-vous des images que vous partagez sur les réseaux.


Le balbuzard pêcheur avec son poisson dans les serres est un grand classique de la photo animalière. Le Taïwanais Chen Chengguang, lui, s’intéresse à tout ce qui précède la prise de la proie et fait appel pour cela à une technique inventée il y a un siècle et demi mais toujours aussi pertinente : la chronophotographie.


Si vous vous rendez sur le site de la galerie du Château d’Eau, vous tomberez sur ce message sibyllin : « Le Château d’Eau est fermé. Dans la perspective du passage en régie municipale au début janvier 2020, des ajustements nécessaires ont une incidence sur la gestion du personnel et par conséquent sur l’ouverture de la galerie. » Pour mieux comprendre les dessous de ces « ajustements », on vous invite à lire la tribune de Thérèse Pitte, ex-assistante de direction de ce haut-lieu culturel de Toulouse.


Instagram, selfie, female gaze, nouvelles tendances… Lucy Kamara Moore jette un dernier coup d’œil aux années 2010 (en anglais). Côté français, Samuel Bollendorff évoque pour Télérama les images chocs des dernières années ainsi que son changement de statut : photoreporter à ses débuts, photojournaliste ensuite, photographe documentaire aujourd’hui.


On termine avec quelques chiffres…

6 expos à cocher pour l’année à venir.
12 janvier 2010, 16h53.
16 ans et déjà grande.
18 dollars, la somme à débourser pour acquérir ce bouchon d’objectif amélioré.
19 instantanés de 2019 par les photographes de L’Equipe.
45 ans, c’est l’âge minimum requis pour devenir modèle le temps d’une séance photo pour Blancheporte.
100 fans chinois de Daguerre en pélerinage.
187 secondes sur la photographie culinaire à une heure de grande écoute.
1000 euros, c’est désormais le minimum plancher « recommandé » pour une exposition monographique.


« Clique clac”, c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images. Photo d’ouverture : capture d’écran de l’interview vidéo de Lyndsay Addario pour Vice