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Clique clac #128

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« La nostalgie est bien plus puissante qu’un simple souvenir », disait le personnage de Don Draper (dans une scène mémorable de la série Mad Men) pour vanter les mérites du carousel Kodak. Avec sa série « No memory is ever alone » Catherine Panebianco prolonge en quelque sorte ce slogan. La Canadienne a récupéré des diapositives de son père qu’elle inclut dans le champ de ses propres photographies, simplement en les tenant du bout des doigts. Un dialogue avec le passé de sa famille d’autant plus émouvant que la mère de l’artiste est décédée il y a peu.


C’est quoi un bon photographe de soirée ?, se demandait récemment Konbini. « C’est quelqu’un qui respecte la dignité de tout le monde, qui se met à leur place, qui a de l’empathie », répondait Cha Gonzalez. On serait curieux de savoir ce qu’elle pense des « Sleeping beauties » de Louise Lorentz, Liégeoise de 24 ans qui photographie ses amis en fin de soirée, endormis dans des positions parfois inconfortables.


Pour son 65e anniversaire, Jazz Magazine a décidé d’ouvrir ses plantureuses archives (17000 documents, ce qui en fait la plus importante photothèque sur le jazz en Europe) et de proposer à la vente des tirages des plus grands jazzmen et women par de grands photographes (Jean-François Labérine et Paola Bensi pour commencer). Dix-neuf sont pour l’instant disponibles. Tous les deux mois le magazine mettra à disposition 20 clichés supplémentaires.


Հայկական լուսանկարչություն բնօրինակ լեզվով:


« Il était le photographe le plus dévoué que je connaisse, travaillant 24h/24. Mais il avait aussi un côté amusant. Il pouvait être comme un enfant, très joueur. Un jour, il a décidé de se déguiser en poupée lutin et de montrer ce qu’il avait appris des films de Fred Astaire. » Mais de quel fameux photographe, dont il fut l’assistant, parle donc Gideon Lewin ?


Avant la sortie mercredi prochain de son documentaire Histoire d’un regard (sur Gilles Caron), la réalisatrice Mariana Otero s’est confiée à la webradio Zibeline.


Vu son sujet, la nouvelle œuvre de Russell Klimas est promise à un succès certain sur les réseaux sociaux et pourrait bien lancer la mode du drone-painting.


Famille croulant sous une montagne de bagages, panneau « J’ai besoin d’un rein », cimetière automobile à flanc de montagne… Un soupçon de bizarrerie anime les photos de « Somewhere along the line », si bien qu’on les croirait enregistrées par une Google Car. En fait elles ont été prises par Joshua Dudley Greer lors d’un road-trip de presque 160 000 kilomètres à travers les Etats-Unis.


C’est un peu la question de l’œuf ou de la poule appliquée à la photographie : comment naît un nouveau projet ? D’une idée ou bien de photos prises de façon éparse ? Douze photographes répondent (en anglais).


Utiles ou futiles : quelques infos pour briller à la machine à café…
• Ana Maria Arévalo Gosen a remporté le 9e Prix Lucas Dolega.
• Le « No pants day » (ou du moins sa variante, le « No Pants Subway Ride ») a toujours plus d’adeptes.
• Des centaines de Smena 8M encore emballés, datant de la fin de l’ère soviétique et destinés au marché polonais ont été trouvés dans un entrepôt kazakh.
• Le régime social des artistes auteurs a changé, non sans couacs.
• La Tiergartenstrasse 4 Association a mis en ligne un site documentant, à travers 3500 photos, les 45 camps de travail rattachés à Auschwitz.
• Pour le « Museum Selfie Day », Chris Sharp, assistant conservateur au musée de Leeds, a recréé un autoportrait de Washington Teasdale datant de 1883.
• Le Japonais Ikko Narahara, dont l’œuvre a été récemment exposée à Mérignac, est mort dimanche dernier à l’âge de 88 ans.
• Le concours international « Ocean underwater art » a livré son palmarès… et c’est un Français qui remporte le Grand Prix.
• Au CES, Canon a présenté un prototype d’appareil photo en forme de couteau suisse.
• Tony Parker fait l’objet d’une exposition photo à l’occasion du NBA Paris Game.


L’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC) a demandé à Valérie Mréjen de se plonger dans ses archives pour en extraire la matière d’une exposition. L’écrivaine et plasticienne aurait pu ressortir, parmi d’autres, les manuscrits et correspondances de Marguerite Duras, Jacques Derrida ou Edouard Levé mais elle s’est refusé cette facilité, préférant mettre au jour des objets plus anodins mais révélateurs, comme les photos de classe. « On a le cœur serré quand on les regarde, expliquait-elle en octobre dernier au micro de France Culture. Ces visages disent quelque chose d’une époque. Avec les moyens modernes et l’outil magique qu’est le scan, ce qui est extraordinaire, c’est que l’on peut agrandir ces images et plonger dans les visages. C’est une sorte du travelling infini du regard. » L’exposition, drôlement intitulée « Soustraction », est à voir jusqu’au 16 février à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe (Calvados).


« Clique clac”, c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images. Photo d’ouverture : © Catherine Panebianco