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Clique clac #130

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« C’est quoi le petit logo avec la totenkopf ? », s’interroge Col Hanzaplast sur le fil de notre forum dédié au nouveau numéro de Nat’Images (10 ans déjà !). Eh bien, ce logo c’est celui de Sea Shepherd, une ONG dont le fondateur, l’intransigeant Paul Watson, est interviewé dans le magazine. Pour compléter votre lecture et illustrer les combats de Sea Shepherd, on vous conseille le photoreportage de Diana Bagnoli récemment publié par le Washington Post. La photographe italienne a embarqué sur le Sam Simon et suivi, au large de La Rochelle, les actions de son équipage en faveur de la protection des dauphins. Elle y a surtout découvert « une communauté de personnes qui consacrent leur vie à la défense des océans ». Le reportage est visible en intégralité sur le site de Diana Bagnoli.


D’aucuns reprochent à Simon Baker le faible nombre de photographes français exposés à la MEP depuis sa prise de fonction il y a un an (tendance confirmée par la programmation des mois à venir). Le Britannique apporte des éléments de réponse dans cette interview pour le podcast « Vision(s) ».


« Cachez ce clodo que je ne saurais voir ! » Comme à chaque nouvelle échéance olympique, la ville d’accueil fait la chasse aux sans-abris afin de montrer le meilleur visage possible au caméras du monde entier. Même si les autorités locales s’en défendent, Tokyo ne déroge pas à la règle. À six mois de la cérémonie d’ouverture, Yuri Kageyama et Jae C C. Hong (respectivement journaliste et photographe pour Associated Press) ont sillonné les rues de la capitale japonaise pour redonner voix et image aux sans-logis.


« C’est quoi, être beau ? En tant que portraitiste, j’affirmerai toujours qu’être beau, c’est être soi. » Habituée à tirer le portrait d’écrivain.e.s, Astrid di Crollalanza s’est retrouvée embarquée dans un projet inattendu suite à la rencontre de la romancière Frédérique Deghelt : photographier des personnes dites handicapées. La série de portraits qu’elle a réalisée a donné naissance, en 2018, au livre Être beau et, aujourd’hui, à une exposition éponyme présentée au Musée de l’Homme. Vous voulez en savoir plus ? Rendez-vous ici.


LES BRÈVES DE LA SEMAINE (1)

• Neige ou pas, les photographes-filmeurs sont de retour au bord des pistes.
• Les livraisons d’appareils photo numériques ont été divisées par huit en dix ans.
• Saint-Nazaire aux deux visages : aérien et humain.
Il n’y a pas que le réchauffement climatique qui menace les ours blancs.
• L’image date de 2018 mais c’est aujourd’hui que la presse italienne en parle. Imaginez : Antoine Mangiavacca a réussi à photographier la tour de Pise depuis le Monte Cinto, point culminant de la… Corse.
• Des centaines de millions de criquets pèlerins menacent la corne de l’Afrique, et les premières images sont impressionnantes.
5 règles à respecter pour assurer la longévité de vos batteries Godox.


« Tout ce qui touche aux droits humains, aux droits sociaux m’intéresse », nous disait Michael Bunel dans le dernier numéro de C.I. (en kiosque pour une dizaine de jours encore, dépêchez-vous !). Le photojournaliste joint l’acte à la parole puisqu’il était Porte d’Aubervilliers le 28 janvier dernier pour couvrir le démantèlement d’un campement de migrants. C’est aussi lui qui signe les photos du Code noir, opéra-comique traitant du sujet de l’esclavage récemment présenté à Massy.


Quel intérêt sportif ou artistique ont les photos montrant ostensiblement les dessous des athlètes féminines ? Karrin Anderson ouvre le débat avec quelques photos exemples produites par Reuters durant l’Open d’Australie.


Mêlant archives et interviews de ses proches, le documentaire Show me the picture rend justice à Jim Marshall, photographe connu pour ses clichés des Stones, de Miles Davis, de Nina Simone ou de Johnny Cash (le portrait au doigt d’honneur, c’est lui).


Si vous êtes sujet au vertige, peut-être vaut-il mieux ne pas cliquer sur le lien qui suit. Il s’agit d’une vidéo tirée de Tracks, l’émission d’Arte, dans laquelle on suit les déambulations de Captain Olf, photographe intrépide qui défie ses limites (au sommet des gratte-ciel, sur les toits du métro, etc.) mais aussi la loi, ce qui explique pourquoi il porte tout le temps un masque.


LES BRÈVES DE LA SEMAINE (2)

• La médiathèque d’Orléans accueille jusqu’au 15 mars une exposition sur les camps de Pithiviers et Beaune-la-Roland où cohabitent des images réalisées par des professionnels et par des lycéens.
• Des centaines de météorites traversent le ciel chaque année, Chris Small a immortalisé l’une d’elles.
• B&H fait un retour sur les appareils photo numériques de 1995, parce que pourquoi pas.
• Adeptes du film, méfiez-vous des scanners des aéroports.
• La série Peaky blinders n’a rien inventé : il fut une époque où les malfrats avaient du style.
• Désormais vous saurez écrire photographie dans toutes les langues européennes.
• Geste artistique ou narcissisme puissance 7263 ?


Le Prix Swiss Life à 4 mains, dont la particularité est de reposer sur la collaboration d’un photographe et d’un musicien, a dévoilé ses deux lauréats pour l’année 2020. La bourse de 15000 € remise à Édouard Taufenbach (photographe) et Régis Campo (compositeur) leur permettra de mener à bien le projet « Le Bleu du Ciel » qu’ils décrivent comme « une représentation sensible du passage du temps, à travers le vol des hirondelles. » Le court extrait ci-dessous donne une idée du projet.  

En attendant d’en voir plus (les premiers résultats de leurs travaux seront présentés l’été prochain lors des Rencontres d’Arles), on peut se laisser hypnotiser par cette vidéo de 2017 qui montre la dextérité d’Édouard Taufenbach en matière de collage photographique.

 

« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images. Photo d’ouverture : Paul Watson © Sea Shepherd