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Clique clac #133

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Si tu donnes une image à un enfant, il se réjouira un jour. Si tu lui apprends à photographier, il se réjouira tous les jours. Telle pourrait être la devise de Sirkhane Darkroom, projet initié par le photographe turc Emel Ernalbant et poursuivi par Serbest Salih, photographe syrien qui dispense chaque semaine dans la région de Mardin (Turquie) des cours de prise de vue argentique aux enfants du pays mais aussi aux jeunes réfugié.es venu.es d’Irak ou de Syrie. Et le résultat vaut le détour !


Le jury du World Press Photo a dévoilé les finalistes de l’édition 2020 du prestigieux concours de photoreportage. Un coup de projecteur pas forcément rassurant sur l’état de notre monde.


Alicia Rodriguez Alvisa souffre de dismorphophobie et elle a trouvé dans la photographie le moyen de lutter contre ce trouble. Dans la série d’autoportraits « You are there, are you there ?, There you are », la photographe se dédouble pour illustrer la dissociation qui se produit quand elle se regarde dans le miroir. Au-delà du constat, les poses adoptées par les deux Alicia montrent aussi que la guérison passe par la réconciliation avec soi-même.


Il y a 26 ans, Apple sortait un appareil photo numérique grand public, le QuickTake. Souvenirs, souvenirs…


ANTI CLIC CLAQUE (tu perds ton sang-froid) 
• Ne cliquez pas sur ce lien si vous pensez tout savoir des débuts de la photographie.
• Ne cliquez pas sur ce lien si vous aimez la photographie abstraite.
• Ne cliquez pas sur ce lien si vous êtes vegan.
• Ne cliquez pas sur ce lien si vous vénérez Steve McCurry.
• Ne cliquez pas sur ce lien si vous êtes herpétophobe.
• Ne cliquez pas sur ce lien si vous trouvez normal de devoir flouter les agents des forces de l’ordre dans l’exercice de leur fonction.


Une Française s’est invitée au palmarès du concours Landscape Photographer of the Year. En revanche, pas de trace du Grand Canyon photographié par Martina Dienstleder… à moins qu’il ne s’agisse d’autre chose.


« Même quand je dis aux gens que je ne suis pas [ethno-photographe], ils vont l’écrire ! Je ne suis pas ethnologue, je n’étudie pas les gens avec qui je suis : je raconte des histoires, je témoigne de la vie quotidienne. Je suis un reporter qui s’est spécialisé sur les peuples autochtones. » Interview très approfondie de Pierre de Vallombreuse où il est question de la compagnie des ombres, des Palawan, de l’horreur des zooms, de l’influence de Jean Rouch, des discours néocolonialistes de Sebastiao Salgado, du « primitive business » et de bien d’autres choses encore.


L’ACTU EN IMAGES 
• Le procès Weinstein, du côté de celles qui l’ont couvert.
• La contestation politique s’est invitée (discrètement) au carnaval de Rio.
Zurich célèbre le boguet.
• Tyson Fury ne fait pas dans la demi-mesure.
• Fessenheim, le début de la fin.
• La protestation enfle à Haïti.


« Voir Naples et mourir ». Contrairement à ce que suggère son titre macabre, la série de Sam Gregg est une réponse vibrante à la réputation de la capitale de la Campanie, souvent réduite à la violence des gangs et de la mafia locale. « Je ne nie pas le problème de la Camorra, explique le photographe britannique, car elle reste une préoccupation réelle et urgente, j’essaie simplement d’humaniser les habitants. »


Martin Robinson et Mark Sanford viennent de lancer un projet participatif qui résonne étrangement avec l’actualité politique française de ces dernières semaines. Rendez-vous au Book Club de Shoreditch (Londres) le 10 mars pour voir le résultat (présentez-vous dès 19h, il risque d’y avoir la queue).


« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images. Photo d’ouverture : capture d’écran du sujet d’Arte consacré à Sirkhane Darkroom