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Clique clac #135

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Vous cherchez un moyen ludique pour initier vos enfants à la photographie ? Cet épisode de l’émission « Remue-méninges » (Arte) peut vous donner des idées. Il y est question notamment de la perspective forcée et des images décalées qu’elle peut faire naître (n’est-ce pas Tiago Silva ?). Le sujet sur les miroirs infinis a aussi un potentiel évident, de même que celui sur les liquides non newtoniens. La route est longue avant d’atteindre le niveau de Martin Klimas, mais avec de la fécule de maïs et de l’eau on peut déjà expérimenter en s’amusant.


Beau texte de Diana Cooper-Richet sur Song Chao, mineur chinois devenu, par la grâce de son talent et de quelques heureuses rencontres, un photographe de premier plan, exposé dans le monde entier mais toujours attaché à ses origines prolétaires.


Au-delà des sourires qu’ils suscitent, les photomontages ratés des petits candidats aux élections municipales sont d’abord révélateurs des budgets serrés de certaines campagnes : « Tout est souvent fait avec des bouts de ficelle. Il y a des moments où ça se voit. »


« [Mon] rôle est de capter les meilleurs looks portés dans la rue pour leur donner un rayonnement. » Photographe streetstyle pour le compte de Getty Images depuis 2016, Edward Berthelot doit une bonne part de sa carrière à Instagram. En épousant mieux qu’un autre l’émergence des modes, ce réseau social est devenu prescripteur, comme l’explique Alice Pfeiffer dans le nouveau podcast de France Inter « Le code a changé ». Mais on peut toujours diffuser son travail de façon traditionnelle, preuve en est ce portfolio de Lucile Boiron sur les coulisses de la fashion week publié dans Libération.


Sirkhane Darkroom, dont on vous parlait en ouverture de Clique clac #133, a besoin de votre aide pour poursuivre ses actions pédagogiques.


Méconnu de ce côté-ci de la Manche, Bill Jay a joué un rôle essentiel à la fin des années 1960 dans l’émergence d’une certaine photographie en Grande-Bretagne. Le natif de Maidenhead a piloté Creative Camera et Album, deux revues influentes proposant des portfolios de glorieux anciens (Eugène Atget, Edward Weston) et de talents alors en devenir (Tony Ray Jones, Martin Parr). Après avoir rejoint la Royal Photographic Society en 1972, il quitte la même année l’Angleterre pour les États-Unis où il enseignera l’histoire de la photographie durant 25 ans. Disparu en 2009, Bill Jay était avant tout un passeur d’images, ce que restitue bien le long documentaire Do not bend : the life of Bill Jay coréalisé par Grant Scott et Tim Pellatt. La vidéo est en anglais mais les sous-titres français (générés automatiquement) sont disponibles.


Les Rencontres d’Arles changent de directeur, les éditions Xavier Barral changent de nom.


Évoluant entre art conceptuel et performances absurdes, les œuvres photographiques d’Erwin Wurm ont de quoi laisser perplexe. À défaut d’expliquer la démarche de l’artiste autrichien, l’émission radio « La Dispute » en donne quelques clés de compréhension. Fabrice Bousteau, notamment, y décrit Erwin Wurm comme « le petit fils de Marcel Duchamp en version Gaston Lagaffe ». Si ces références vous parlent, vous pouvez tenter d’imiter l’artiste en proposant chaque jeudi et samedi à la MEP votre propre version de la « one minute sculpture ».


Récemment salué par le jury du World Press Photo, le travail de Maximilian Mann sur l’assèchement du lac Urmia a un fâcheux air de ressemblance (thématique, angle, traitement chromatique) avec le reportage produit il y a quatre ans par l’Iranienne Solmaz Daryani.


Déjà auteur d’un livre référence sur le sujet, Éric Delamarre lance un jeu de société autour du métier de photographe indépendant. Vous voulez en savoir plus ? Ça tombe bien, le créateur et l’équipe de Studio Jiminy ont improvisé une partie. Autant être honnête, le potentiel ludique ne saute pas immédiatement aux yeux, mais les vertus pédagogiques de cette initiative sont évidentes.


Le 4 mars, la NASA a dévoilé un cliché panoramique haute résolution de Mars réalisé à partir de 1000 photos prises par le rover Curiosity. Parallèlement, l’agence spatiale américaine a mis en ligne une plateforme destinée à « documenter la dégradation de notre ciel nocturne par les satellites en orbite terrestre basse. » Tout possesseur de smartphone peut apporter sa contribution.


« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images. Photo d’ouverture : Master of puppets © Tiago Silva