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Clique clac #136

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David Schalliol n’a pas attendu l’épidémie que l’on sait pour faire des quartiers déserts son sujet de prédilection. Depuis 2006, ce professeur de sociologie alimente une série autour des bâtiments isolés de Chicago. C’est apaisant, c’est beau, c’est exactement ce qu’il nous faut. On vous conseille aussi de faire un tour sur son blog, ne serait-ce que pour constater que son regard de photographe-sociologue s’exporte parfaitement dans nos contrées.


Le Point COVID-19
• Si ce n’est déjà fait, on conseille aux photographes professionnels la lecture de l’article mis en ligne par la FFPMI (Fédération Française de la Photographie et de Métiers de l’Image) concernant le COVID-19 qui répond à des questions basiques, du genre « Comment patienter sans source de revenus ? », « Comment agir positivement pour son entreprise pendant le confinement ? » ou « Pourquoi réaliser des séances photo, même en tête à tête, n’est-il plus possible ? »
• Autre lecture impérative car éminemment pratique : ce billet de Pierre Morel qui fait le tour des problèmes posés par le ralentissement économique, côté fiscal, côté retraite, côté assurance maladie, etc. À compléter par des visites régulières du site de l’UPP qui a déjà abordé la question des conséquences du coronavirus sous différents angles.
• Le CIPAC, fédération des professionnels de l’art contemporain, quant à lui, se projette déjà dans l’après et invite les artistes visuels à répondre à un questionnaire sur les répercussions du COVID-19 sur leur activité.
• Comme c’était à prévoir, la Photokina est annulée et repoussée au printemps… 2022.


Nul besoin de savoir lire l’anglais pour comprendre de quoi il retourne dans cet article du New Yorker consacré à un travail très personnel de Deanna Dikeman.


Après avoir étudié les droits de l’homme et le droit international à Bruxelles, Eva Verbeeck est partie en Afrique de l’Est où, pendant trois ans, elle a mis en images les effets de la sécheresse sur les populations locales. Ce premier reportage, « Looking for water », la photographe belge l’a ensuite poursuivi chez de jeunes agriculteurs bio de l’Oregon et de la Colombie Britannique qui, eux aussi, doivent faire face à des conditions climatiques arides. Ces deux sujets lui valent aujourd’hui d’être reconnue par Greenpeace comme l’une des dix artistes les plus « inspirantes » du moment (une liste à explorer car on y trouve une majorité de photographes). Aujourd’hui installée aux États-Unis, Eva Verbeeck s’est lancée dans une série de portraits de jeunes filles, simplement titrée « America’s girls ».


Hey, professeur Moustache, pourquoi y a des gens photogéniques et pas moi ?


Qu’on la pratique à titre professionnel ou en amateur, la photographie animalière est avant tout un art de l’observation. Le premier prix du Mammal Photographer of the Year 2020 en apporte une nouvelle fois la preuve. C’est en voyant à plusieurs reprises des renards grimper sur le toit des véhicules à l’arrêt pour manger les cerises tombées des arbres que le Londonien Roger Cox eut l’idée de se réfugier dans son monospace en attendant le passage d’un curieux… ce qui ne manqua pas d’arriver.


Vous le pensiez mort ? L’appareil photo jetable se vend encore !… outre-Quiévrain du moins.


« J’aime mettre la femme sur un piédestal, la rendre vraiment magnifique et vraiment désirable, mais aussi vraiment forte et sûre d’elle. » Une démarche féministe n’exclut pas la sensualité, comme le dit la photographe de mode Ellen von Unwerth dans cette interview (en anglais) donnée à Playboy.


Saluons l’arrivée de Photorama Marseille, un nouveau site créé par Les ASSO(S) dont l’ambition est de mettre en lumière les auteurs photographes de la cité phocéenne ainsi que les laboratoires, éditeurs, librairies, galeries, musées, etc. Une bonne initiative dont pourraient s’inspirer d’autres grandes villes françaises.


Quoi faire pendant le confinement ?
• Trier ses photos (conseil d’un expert en enfermement).
• Visiter virtuellement l’American Museum of Photography ou l’expo « Globe-trotteurs » de la galerie lyonnaise Le Réverbère.
Explorer son environnement proche et les objets du quotidien.
• Expérimenter de nouveaux formats.
• Suivre des cours en ligne.
• S’abonner à la newsletter de fotofever qui chaque jour fait un focus sur une œuvre photographique.
• Préparer sa lettre de candidature pour la direction des Rencontres d’Arles ou pour un poste de photographe de plages.
• Se replonger dans sa collection de Chasseur d’Images/Nat’Images (ou dans les « Clique clac » !).

Mieux vaut être confiné que con fini, ça dure moins longtemps.

« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images. Photo d’ouverture : Extrait de Isolated building studies © David Schalliol