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Clique clac #142

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Vous avez flashé sur la photo publiée en page 51 du dernier numéro de Chasseur d’Images ? Sachez que vous pouvez l’acquérir contre une centaine d’euros. Axel Ruhomaully, son auteur, participe en effet à l’opération « Photographes unis face au Covid-19 », une vente exceptionnelle de tirages (papier baryté prestige, format unique 20x30cm) dont la totalité des bénéfices sera reversée à la Fondation de France.

Pour les budgets serrés, signalons l’initiative de Dysturb qui, pour tout poster « Stay Home » acheté (15 €), en colle un autre dans l’espace public afin de renforcer la prévention et l’information autour des gestes barrières.


Les Danois manqueraient-ils de discipline ? La première photo de cet article de Nyheder semble en effet indiquer qu’ils ne respectent pas les distances minimales sanitaires… sauf que la seconde photo, prise au même moment mais depuis un autre endroit, contredit complètement cette première impression. Tout le propos de l’article est justement de montrer que, selon la focale et le point de vue adoptés, on peut produire des mensonges photographiques. Et nul besoin de comprendre le danois, les exemples parlent d’eux-mêmes.


Le site espagnol Photolari s’est amusé à répertorier les différents boîtiers utilisés par les lauréats du World Press Photo 2020 (dont on vous parlait dans le dernier « Clique clac »). Où l’on se rend compte que plus de photos ont été réalisées avec un drone DJI qu’avec un Leica. Pfff, le reportage c’est plus que c’était…


Même si nous ne les relayons pas toutes les semaines, nous vous conseillons vivement les entretiens quotidiens de 9Lives avec différents acteurs de la photographie autour de leur vie en confinement (des photographes bien sûr, mais aussi des commissaires d’expositions, des éditrices et éditeurs, des organisatrices et organisateurs de festival, etc.). Dans celui posté lundi dernier, Ericka Weidmann interviewait Odile Andrieu. D’humeur combative, la directrice des « Promenades photographiques de Vendôme » a réaffirmé son désir de voir son festival se dérouler cet été, quitte à ce qu’il soit repoussé de quelques semaines. Elle en a profité aussi pour dire sa stupéfaction de voir le cas des manifestations d’arts plastiques (festivals ou musées) si peu traité dans les médias généralistes.

Pas moins combative, l’équipe des Rencontres d’Arles a dû elle se résoudre à annuler l’édition 2020 du festival. On se consolera en (re)visionnant quelques grands moments de la dernière décennie, compilés sur cette page


Faute de pouvoir présenter leurs travaux de fin d’études au jury de leur école d’art, Alex Appleby, Natasha Alexander et Jasmine McNight ont créé une plateforme, « The Social Art Distance Project », destinée à montrer leurs œuvres mais aussi celles de tous les étudiants britanniques qui se trouvent dans la même situation. Baladez-vous dans les galeries, il y a de chouettes promesses (les paysages méditatifs de Nicola Shackleton, les photomontages de Charlotte Henshaw, la série d’Erin Petts sur sa relation au football, les autoportraits forestiers d’Antonia Maria Nicolaides…).


À situation exceptionnelle dispositif exceptionnel. Pour saluer le travail de Finbarr O’Reilly, lauréat du 11e Prix Carmignac du photojournalisme, la Fondation Carmignac a conçu un site évolutif sur lequel le photographe partagera régulièrement reportages photo et vidéo ayant trait aux “défis humains, sociaux et écologiques que le Congo affronte aujourd’hui.” 


« Une fois qu’on a fait un sujet sur les peoples qui pointent leur nez à la fenêtre avec un écriteau ‘Restez chez vous’, et des photos de Stéphane Plaza ou Arielle Dombasle arrivant à l’enregistrement des Grosses Têtes, qu’est-ce qu’il reste ? Je vous le demande ! » Les paparazzis aussi ont le blues


Faute de pouvoir sortir prendre des photos, Nicola Tröhler crée des séquences animées à partir d’images tombées dans le domaine public. Les fans de Terry Gilliam apprécieront. 


C’est le genre de projet un peu fou qui a dû titiller plus d’un photographe : parcourir et documenter les 50 états américains. Beaucoup en ont rêvé, Larry l’a fait. Larry c’est Larry Niehues, trentenaire natif d’Avignon qui a décidé en 2010 de traverser l’Atlantique pour s’installer comme photographe à Los Angeles. Inspiré par Robert Frank, Dennis Hopper ou William Eggleston, il est allé à la rencontre « des gens simples, ancrés dans la réalité ». Autant de sujets qui font la matière première de Nothing has changed, livre-somme relatant son périple.


24000, c’est le nombre d’images par seconde que peut enregistrer MegaX, un appareil de prise de vue conçu par les chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, en collaboration avec Canon. Pour en savoir plus sur la technologie mise en œuvre, rendez-vous ici.


On a appris avant-hier le décès de Marc Garanger. Le Lauréat 1966 du Prix Niépce s’était fait connaître par ses portraits d’Algériennes réalisées pendant la Guerre d’Algérie alors qu’il était photographe militaire. Une expérience traumatisante, comme il le racontait en 2012 à Camille Sarret : « Après avoir vu mes premières photos, le commandant a demandé à ce que les femmes soient complètement dévoilées. Il m’a dit : « quand on se fait photographier, on enlève son chapeau » ! C’était un pas de plus dans l’agression et ça se lit dans le regard de ces femmes. À l’exception des plus jeunes qui étaient sans doute plus apeurées, elles m’ont foudroyé du regard. Mais je savais ce que je faisais… » La suite est à lire ici.

« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.
Haut de page – Poster « Stay home ». Photo d’Ashley Gilbertson prise à Downtown Manhattan en mars 2020 durant la pandémie due au coronavirus