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Clique clac #146

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En ce 28 mai, journée mondiale de l’hygiène menstruelle, intéressons-nous à ces photographes qui, à un moment ou à un autre de leur parcours, ont abordé le sujet des règles. On se souvient, par exemple, de la joyeuse série de portraits réalisée par Chloé Bonnard et diffusée à la rentrée 2019 sous le hashtag #RespectezNosRègles ou, plus récemment, du gentillet « Red dot challenge » lancé par l’actrice de Bollywood Diana Penty. Plus radicale est la démarche d’Ingrid Berthon-Moine qui, en 2009, photographiait en plan serré des visages de femmes aux lèvres colorées du sang de leurs règles. De l’autre côté de l’Atlantique, Jen Lewis utilise aussi cette matière première pour composer, avec l’aide de son mari Rob, des tableaux abstraits. On a le droit de préférer les tableaux de Marianne Rosenstiehl, autrement plus incarnés. Dans la série « Periods, period », Dwam invite, quant à elle, des femmes de tous âges à évoquer leurs premières règles puis s’inspire de leurs histoires pour élaborer, en toute complicité, des portraits qui leur ressemblent. Nolwen Cifuentes, enfin, s’attaque au tabou ultime (pour certains du moins) : le sexe durant les règles
Bonus podcast : « Les règles de l’art menstruel » (LSD, France Culture, 2017)


« Les voyages forment la vieillesse », disait Roland Michaud. « Et ils aiguisent le regard », ajoutait-il, prenant l’exemple de la mousson qu’il n’a appris à regarder et apprivoiser qu’après de nombreux séjours en Inde. Le sage homme, qui consignait chacun de ses périples dans des carnets, nous a quittés le 25 mai à l’âge de 89 ans. On a une pensée pour celle qui depuis plus de 60 ans partageait sa vie et sa passion.


Unique femme photographe du circuit Moto GP, Raffaella Gianolla a transformé sa passion en métier en 2006, comme nous le révèle ce portrait de motogp.com. « Dans chacun de mes clichés, dit-elle, il y a de la tension, de la concentration, de l’adrénaline… et ce qui me plaît le plus, c’est quand j’arrive à saisir ces regards échangés entre un pilote et son chef mécanicien par exemple ! » On aurait bien aimé que des photos viennent étayer ces propos, mais l’article n’est illustré que par des clichés biographiques. Faute de mieux, on vous renvoie au dernier numéro de ML Magazine. La photographe vénitienne y apporte sa contribution (notamment en double page 8-9).


Dans son édito du 25 mai, Alain Genestar rebondit sur l’article alarmant de Clémentine Mercier (concernant la situation des photojournalistes) pour appeler l’État à lancer une commande publique, dans l’esprit de la Farm Security Administration, vaste projet photographique qui avait suivi aux États-Unis la crise de 1929.


Interro surprise. Prenez un papier, un stylo et notez les noms des dix photographes de mode les plus influentes de l’histoire. Bon, maintenant comparez.


Lors de ses balades urbaines, à Paris ou ailleurs, Jean-Baptiste Pellerin photographie les gens qu’il croise – jusqu’ici rien d’original – puis il rend ces portraits à la rue en les mettant sous verre et en les collant sur les murs à la manière d’un Space Invader : « Je colle de nuit. Mon matériel prend du temps à sécher. Et je me suis fait attraper deux fois par la police. » Ne l’appelez pas Jean-Baptiste, appelez-le Backtothestreet.


Tyler Shields, des rampes de skate aux feux de la rampe : un parcours ascensionnel.


Vous êtes auteur-autrice photographe en région Occitanie ? Air de Midi, Lieu-commun artist run space et le BBB centre d’art organisent une réunion d’information en visioconférence le jeudi 4 juin 2020 à 14h sur les dispositifs Covid-19. Vous pouvez vous inscrire et poser vos questions en ligne jusqu’au vendredi 29 mai 15h en utilisant ce formulaire.


Il y a 27 ans, dans le cadre d’une mission humanitaire, Elisabeth Blanchet s’est rendue dans l’orphelinat de Popricani (Roumanie) pour y tirer le portrait des enfants puis rapporter les photos aux familles françaises les parrainant. Ce premier voyage en a appelé d’autres et le lien n’a jamais été rompu avec les petits pensionnaires. L’un d’eux, devenu photographe, ne cache pas que l’impressionnant Nikon F4 qu’Elisabeth portait alors en bandoulière a joué sur sa vocation.


Parfois un simple accessoire peut décupler votre créativité. C’est le cas par exemple du prisme, dont la capacité à réfracter et décomposer la lumière peut donner des effets colorés inattendus.


Finbarr O’Reilly a reçu le Prix 2020 de la fondation Carmignac pour un projet de reportage sur la République démocratique du Congo, mais voilà entre-temps l’épidémie de Covid-19 est passée par là, obligeant le photographe anglo-canadien à quitter le pays. Le projet n’est pas tombé pas à l’eau pour autant, il est désormais réalisé en collaboration avec des journalistes et photographes congolais. Son nom ? « Congo in conversation ».

« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images. Photo d’ouverture : Red is the colour © Ingrid Berthon-Moine – Haut de page : capture d’écran du site de Jen Lewis