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Clique clac #152

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Après avoir fait ses gammes au sein des agences Vandystadt et Sipa, Richard Martin est entré à L’Équipe en 1999. Pour le quotidien, il a couvert les plus grands événements sportifs des vingt dernières années, des Jeux olympiques à la Coupe du monde de football en passant par les tournois du Grand Chelem. Mais sa discipline de prédilection, c’était la natation. On parle au passé car on a appris cette semaine la disparition du photographe à l’âge de 54 ans, des suites d’un cancer. L’Équipe lui a rendu hommage dans son édition du 8 juillet et à travers un diaporama où l’on retrouve, entre autres, la photo de Benjamin Stasiuslis « marbré de lumière » que Richard avait réalisée en 2011 dans la piscine d’Angers.


Le nouveau thème des Défis de C.I. – « Paréidolie » – a de quoi surprendre, et, pour tout dire, il n’est pas facile à expliquer en quelques mots. Preuve en est : les premières images que vous nous avez envoyées s’inspirent quasiment toutes de la photo exemple qui illustre notre appel, alors que le champ d’investigation est beaucoup plus large que les écorces. Pour bien comprendre de quoi il retourne, autant laisser la parole à un expert de la question, le neuroscientifique Christophe Rodo, récemment interviewé par Tous les jours curieux. Vous trouverez à la fin de cet entretien (ou ici) d’autres photos exemples qui montrent que la paréidolie peut se nicher partout, dans les éléments naturels comme dans les objets manufacturés, et qu’elle ne doit pas forcément représenter un visage humain. Maintenant, à vous de nous surprendre !


À propos de Tous les jours curieux, sachez que les créateurs du site se sont lancés dans l’édition d’un magazine papier, Like. Le premier numéro de ce trimestriel vient tout juste de paraître et son sommaire est consultable ici.


Comme chaque année, le CLEMI (Centre pour l’éducation aux médias et à l’information) a décerné ses prix aux médias scolaires. Dans la catégorie « Reportage photo », les lauréats s’appellent Clément Quibel et Solène Leroux. Ces deux élèves du lycée L’Institution (Saint-Malo) ont suivi l’hiver dernier les bénévoles du SAMU Social lors de leurs maraudes. Un travail dont le jury a salué l’engagement et l’intérêt journalistique. Tous les reportages finalistes sont accessibles depuis le site La France vue d’ici.


Lancée à la rentrée 1999, arrêtée en juin 2013, ressuscitée un an plus tard sur Internet, l’émission Les Mots de Minuit ferme définitivement ses portes. Une page se tourne, mais les archives restent accessibles. Parmi les formats courts récents, on citera la carte blanche laissée à la photojournaliste Anita Pouchard Serra, en confinement à Buenos Aires, ou encore les « Photos parlées » de Marie Bovo et de Christophe Airaud. Dans les formats longs, on se souvient de la série « Tripalium » qui a vu passer, entre autres, le photographe de presse Vincent Leloup et le fondateur de Profession Photographe Pascal Quittemelle. On n’oublie évidemment pas l’émission-titre ; l’ultime numéro mis en ligne (enregistré en février 2012) réunissait, comme toujours, un plateau éclectique où figurait, à côté de Pierre Joxe, Pierre Guillois, Benjamin Coriat et Henri Sterdyniak, la photographe débutante Dorothée Smith, connue désormais sous le seul nom de SMITH, et qui déjà interrogeait dans ses œuvres la question du genre (à partir de la 50e minute).


Les chiffres du CIPA sont tombés et, sans surprise, ils sont mauvais, très mauvais.


Notre petit doigt nous dit que Mélanie Wenger connaît ses classiques… mais cela n’enlève rien à la force de son reportage sur Dominique Spihlmann, médecin généraliste qui ne ménagea pas ses efforts durant le pic pandémique, battant la campagne alsacienne « de fermes en maisons de retraite, de prises de pouls en bavardages ».


ENNIO MORRICONE, LES INSTANTANÉS D’UNE VIE
• « Une fotografia » (L’Alibi, 1969)
• « Quelle foto » (Le Foto proibite di una signora Perbene, 1970)
• « Le Fotografie » (Veruschka, 1971)
• « Virage dangereux » (Gli scassinatori, 1971)
• « Photographic memories » (Il était une fois en Amérique, 1984)
• « Diapositive compromettenti » (Dimenticare Palermo, 1990)
• « Momento statico » (Il lungo silenzio, 1993)
• « Photos, fotografie » (Una pura formalità, 1994)
• « Ostinato ricercare per un’ imagine » (85th Anniversary live concert, 2016)


Réuni autour de Jane Evelyn Atwood, le jury du Prix Levallois 2020 vient de dévoiler ses lauréats. Le Grand Prix revient à Lionel Jusseret pour « Kinderszenen », travail de longue haleine (près du huit années) sur des enfants atteints d’autisme profond qu’il a photographiés dans le cadre de l’association « J’interviendrais ». Une mention spéciale a été décernée à Stanislava Novgorodtseva pour « The island of Crimea », reportage au réalisme sombre documentant le quotidien des habitants de Crimée. Enfin, Işık Kaya reçoit le Prix du public pour « Second nature », inventaire photographique des antennes-relais de Californie, dont la particularité est d’être grossièrement camouflées par du feuillage pour se fondre dans le paysage.  


Même si on peut lui reprocher une forme un peu sage, le documentaire Willy Ronis, les combats d’un photographe, visible actuellement sur le site d’Arte, a le mérite d’avoir un angle, celui de retracer le parcours de Ronis à travers ses engagements. Au fil des images, Vladimir Vasak raconte la relation du photographe au monde ouvrier, au Parti communiste français, ses voyages en Europe de l’Est, puis son retour en grâce au début des années 1980.


« J’essaye toujours de ne pas rester l’œil rivé dans le viseur. Il ne faut jamais oublier de regarder avec ses yeux. La photographie est un moyen pour moi pas une fin. Elle me sert à partager ma passion pour la nature. La photo en tant que seul moyen d’expression ne me suffit pas. » Ces paroles pleines de bon sens, on les doit à Julien Arbez, un Jurassien qui, en avril dernier, a pu assouvir un de ses rêves : immortaliser le lynx, qui plus est avec sa proie ! Si vous êtes friand d’histoires qui sentent bon le terrain, on vous conseille de visiter régulièrement le blog du photographe ou, mieux encore, de vous procurer le dernier numéro de Nat’Images dans lequel Julien Arbez raconte comment il a découvert un nid de torcol fourmilier dans les Hautes Combes.


Le saviez-vous ? La première photographie de reportage diffusée dans la presse est l’œuvre d’un certain Charles François Thibault. Elle date du 25 juin 1848 et représente des barricades, non pas constituées de barriques (comme le veut l’étymologie du mot) mais de pavés. Elle étaient dressées dans les rues de Paris pendant l’insurrection ouvrière qui suivit la fermeture des ateliers nationaux. 


« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.
Photos d’ouverture et haut de page : captures du site de L’Équipe