accueil Vie culturelle Clique clac #159

Clique clac #159

1052

Amoureuse du sténopé, Katia Kozińska pousse le procédé dans ses retranchements en pratiquant la solargraphie, une technique permettant de capturer la course du soleil (les photos répondant à ce principe sont en bas de la page). Pour arriver à ses fins, elle fixe ses sténopés maison (généralement de simples canettes de soda) sur des arbres, des fenêtres ou des panneaux de signalisation et patiente plusieurs mois avant de récupérer le papier photosensible : « Évidemment, parfois les canettes sont endommagées par des gens, mais avec un bon camouflage, elles peuvent rester intactes. » Vu le temps d’exposition, l’image serait totalement noire si on la révélait à l’aide de chimies, c’est pourquoi on utilise un scanner puis un logiciel de traitement d’image. Pour en savoir plus, on vous conseille ces deux vidéos qui expliquent (en français) le principe de la solargraphie et la fabrication d’une « solarcan ».


Depuis deux ans, Arseniy Neskhodimov tente de traduire en images son état de dépression chronique en cherchant dans d’autres villes que Moscou des échappatoires et en se mettant en scène dans des postures troublantes. « Prozac », la série d’autoportraits qu’il a tirée de ses expérimentations, a tapé dans l’œil du jury du Wellcome Photography Prize, un concours britannique qui récompense chaque année des travaux liés à la santé. Les autres photos lauréates sont présentées (et commentées par les jurés) ici.


Dans un registre plus tendre, c’est à Arianne Clément qu’a été remis, en catimini, le Grand Prix EquiLibre (concours pluridisciplinaire québécois qui vise à valoriser l’acceptation de la diversité corporelle) pour « L’art de vieillir », une série photographique qui s’intéresse à la beauté et à la sensualité après 70 ans. Un coup de cœur du jury a été décerné à The Womanhood project, projet multimédia (photos, interviews) dont on vous avait parlé il y a quelques mois.


Quel est le plus grand ennemi des estivants (et des êtres humains tout court) ? Le moustique, évidemment. Pour stopper la prolifération de l’insecte et mieux comprendre son comportement, des laboratoires mènent des recherches sur le sujet. Séquence immersion dans celui du Vectopole Sud, à Montpellier, à travers les photos de Patrick Landmann.


Pas besoin d’être un pro de la retouche et du photomontage pour créer des images de science-fiction, un retournement et hop !


« Ici s’arrêtent les rêves », peut-on lire sur le mur qui sépare le Mexique des États-Unis. La formule relève du doux euphémisme si l’on s’arrête à Ciudad Juarez où, sur fond d’inégalités sociales, la violence n’est que le reflet d’une aspiration à une vie meilleure. Cette étape constitue l’un des volets du très bon documentaire Le Mexique dans l’objectif, qui examine l’histoire récente du pays à travers le regard de plusieurs photographes.


Le Salon de la Photo aura-t-il lieu ? Éléments de réponse à deux mois et demi de l’ouverture.


Formé à l’école Louis Lumière, Gérard Gascuel entame une carrière dans la photo de mode et de publicité avant de changer complètement de vie. La bascule s’effectue en 1983, à l’occasion d’un voyage sur le mont Athos. Devenu frère Jean, ce barbu de 73 ans s’occupe aujourd’hui d’un ermitage orthodoxe dans le massif cévenol. Mais il n’a pas pour autant abandonné la photographie.


Et si vous profitiez des quelques jours de vacances qu’il vous reste pour enfin trier les images qui dorment dans vos disques durs ou vos tiroirs ? Slate vous propose une méthode vraisemblablement influencée par la papesse du rangement, Marie Kondo : « Rassemblez toutes vos photos en un seul endroit, une pièce ou un ordinateur pour les photos numériques. Ensuite, organisez des piles physiques sur le sol, « je garde », « je jette » et « peut-être ». »


Ce week-end, Le BAL innove en créant un festival singulier, « Les Ondes éphémère », qui proposera 6 impasse de La Défense (Paris 18e) tout un programme de rencontres, d’ateliers et de concerts autour de l’édition photographique et la jeune création. Où est l’innovation, nous direz-vous ? Eh bien, dans le partenariat avec la radio en ligne DUUU qui permettra aux non-Parisiens de suivre l’événement à distance. Dans la foulée du week-end, le festival se prolongera grâce aux vidéos des événements qui viendront alimenter une série d’épisodes réalisés par LE BAL Books sur le livre photographique, consultables par tous.


Comment nos préjugés influencent-ils notre lecture des photos de vacances des autres ? Le sémiologue André Gunthert analyse plusieurs exemples récents : les clichés de vacances partagés par Assa Traoré, Taha Bouhafs et Anasse Kazib sur les réseaux sociaux et les fausses paparazzades du couple Macron.

 

« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.
Photo d’ouverture : Solargraphy © Kasia Kozińska