accueil Vie culturelle Clique clac #165

Clique clac #165

1350

Dans le cercle des cabarets bruxellois, « Chez Maman » fait figure de référence. Depuis 22 ans, tous les week-ends, l’établissement propose des numéros hauts en couleur. En salle, la consigne est simple : « N’hésitez pas à photographier ou filmer nos artistes pendant le spectacle, mais merci de ne pas utiliser de flash. » Pour pénétrer dans les coulisses en revanche, il faut montrer patte blanche. Après avoir essuyé un refus, Deborah Gigliotti est allée écumer les autres cabarets de la capitale belge puis est revenue à la charge. Bien lui en a pris. Depuis six ans maintenant, elle photographie les backstages de Chez Maman : « Ce qui m’intéresse, ce sont les émotions. C’est quelque chose de très important pour moi. À leur arrivée, les artistes prennent le temps de s’installer dans les loges. Et puis petit à petit, ils rentrent dans un personnage et c’est toute leur gestuelle qui change. C’est cette transformation que je cherche à photographier. »


Photographe basé à Jaffna (Sri Lanka), Tharmaplan Tilaxan a documenté un phénomène aussi triste que troublant : à Oluvil, au sud-est de l’île, une déchetterie à ciel ouvert attire les éléphants.


Alors que sort une plantureuse réédition de Sign O’ The times, Jeff Katz revient sur sa collaboration avec Prince et notamment sur la conception de la photo de couverture de ce double album mythique : « Après deux jours de shooting ininterrompu, il s’est assis devant mon appareil, a mis son visage contre l’objectif et a dit : « Prends cette photo. » Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de lumière sur lui et qu’il était flou, et il m’a répondu : « Ok ». Après avoir pris deux photos, il a dit : « Super, c’est la couverture. »


Les gardiens du Top End Safari Camp ont un sens de l’humour très… australien.


Pour les 10 ans d’Instagram, Louis-Valentin Lopez répond à toutes les questions que vous ne vous êtes jamais posées sur le fameux réseau social (quelle photo détient le record de « likes » ? Quelle est la personnalité politique la plus suivie ? Quelle somme reçoit Dwayne Johnson à chaque photo sponsorisée qu’il poste ? Qu’ont en commun Jennifer Aniston et David Attenborough ?), alors que la seule question qui vaille est : la mort est-elle instagrammable ?


Révisez vos classiques avant de participer au nouveau Défi de C.I.


Retourner les perspectives, tel est le propos de Yushi Li, photographe chinoise installée à Londres où elle a recruté sur Tinder les hommes destinés à « My tinder boys », série inconfortable dans laquelle elle conjugue la nudité au masculin. Vous avez dit « female gaze » ?


L’ACTU EN CHIFFRES
6 : c’est le nombre de jours qu’il vous reste pour postuler à la Bourse des Amis du Musée Albert-Kahn.
8 : c’est le nombre de caméras infrarouges installées par deux chasseurs d’images au cœur des Pyrénées ariégeoises pour tenter de filmer l’ours… et avec quelle réussite !
11 : c’est la définition (en Mpix) du capteur 4/3 » de l’Alice Camera, un boîtier qui fonctionne en conjonction avec un smartphone (façon DxO One).
13 : c’est le nombre de photos qui composent le palmarès 2020 du concours organisé par le Scuba Diving Magazine.
17 : c’est le nombre de pays visités par Angélica Dass pour mener à bien son projet « Humanae », mosaïque de portraits conçue comme un nuancier.
30 : c’est le nombre de photos « étonnantes » exhumées de ses archives par National Geographic.
69 : c’est, en secondes, le temps qu’il faut à la voix robotique de la MEP pour présenter « Contemplation irrationnelle » de Philippe Ramette.
100 : c’est le nombre de portraits finalistes de l’édition 2020 du concours « Portrait of Britain ».
201 : c’est le nombre de photos issues du fonds L’Équipe mises aux enchères le 9 octobre à Drouot.
400 : c’est le prix de départ (en dollars) de la belle photo de Paula Bronstein « Rainbow man », vendue dans le cadre de l’opération caritative annuelle du Bronx Documentary Center.
500 : c’est le tirage minimum requis pour proposer votre livre photo au Prix Nadar 2020 (date limite d’inscription : 15 novembre minuit).
562 : c’est le poids (en grammes) de Photographica, nouvelle revue semestrielle racontant l’histoire de la photographie à travers des contributions de chercheurs et de chercheuses.
705 : c’est le nombre de requins gris croisés par Laurent Ballesta et son équipe dans la passe sud de l’atoll de Fakarava.
1993 : c’est l’année de naissance de Kamil Zihnioglu, le vainqueur du Zoom 2020 du Salon de la Photo (le prix du public revenant à Aurélien Gillier).
2500 : c’est (en euros) la somme à débourser pour s’offrir le Sumo d’Annie Leibovitz (lutrin inclus).
826 943 112 : c’est le nombre de pixels de l’image réalisée par Marcio Cabral dans une lagune de Jardim (Brésil), ce qui en fait le plus grand panoramique sous-marin du monde.


Le saviez-vous ? En décembre 1979, Warner Bros. Records recruta Helmut Newton pour produire les photos destinées à Women and children first, le troisième album de Van Halen. Un choix qui était du goût de David Lee Roth, le chanteur, mais qui ne passait pas du tout du côté des frères Van Halen. La session s’est passée si mal que la maison de disques a dû faire appel en urgence à Norman Seeff pour réaliser les photos de couverture et de dos de l’album. Du shooting d’Helmut Newton n’ont émergé que deux photos : celle d’un David Lee Roth torse nu enchaîné à un grillage (livrée en poster grand format avec les premières éditions du vinyle) et celle, plus rare puisque utilisée seulement dans le dossier de presse d’époque, d’un Eddie Van Halen visiblement ronchon… ce que l’on peut comprendre quand on connaît l’histoire (en anglais).

« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.
Photo d’ouverture : © Déborah Gigliotti