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Clique clac #171

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Aujourd’hui 19 novembre aurait dû être lancé le 24e Festival international de photographie animalière et de nature de Montier-en-Der. La pandémie étant passée par là, l’édition 2020 a hélas été repoussée à l’année prochaine, mais l’Afpan « l’Or vert », l’association organisatrice, s’est pliée en quatre pour proposer des événements virtuels. Dès demain, par exemple, sera mis en ligne le palmarès du concours photo organisé dans le cadre du festival, en partenariat avec Chasseur d’Images et Nat’Images. Le 20 novembre, de 11h à 12h, vous pourrez assister à une conférence sur la biodiversité dans le Grand Est (inscriptions ici). Pendant les quatre jours, Canon, partenaire historique du festival, proposera des lives avec des photographes (dont quelques chouchous de la rédac’ : Kyriakos Kaziras, Tony Crocetta, Denis Palanque & Nathalie Houdin, Maxime Aliaga, etc.). Même Jama a préparé un programme d’interviews et d’animations interactives sur sa chaîne Youtube. De quoi donner un bon bol d’air frais aux confinés que nous sommes !
Hors Montier, si votre soif de photo nature n’est pas étanchée, vous pouvez également vous inscrire à la conférence Hasselblad du 25 novembre (15h-16h) qui aura pour invité Ghislain Simard.


Examiné depuis mardi par l’Assemblée nationale, le projet de loi sur la sécurité globale suscite, comme on s’en doute, de vives réactions parmi les photojournalistes. Certains ont signé le texte collectif demandant la suppression de l’article 24, d’autres (les mêmes parfois) ont fait fleurir le mot-dièse #CettePhotoNExisteraPlus sur les réseaux sociaux et ont manifesté. On signalera aussi l’habile campagne d’Amnesty International qui pointe, de façon faussement drôle, le mal-fondé d’un texte de loi qui inquiète jusqu’à l’ONU. Big Brother n’est plus très loin


Comme l’amateur de champignons, le spécialiste de l’urbex ne donne pas ses bons coins au premier venu. C’est pourtant ce qu’a fait Isabelle Chapuis en conviant Baloji à se produire dans les ruines d’un ancien fort où elle a ses habitudes. Ce concert impromptu est en fait le cinquième volet des « Echappées sonores », une série d’émissions produites par Sourdoreille et France TV dont le point commun est de se dérouler dans des lieux d’urbex dénichés par la photographe. Si vous voulez voir Yael Naim faire vibrer les murs du Château des Singes ou Frustration pousser la chansonnette dans un orphelinat abandonné, c’est ici que ça se passe.


Aux États-Unis il y aurait plus d’armes en circulation que d’habitants. La preuve en images avec le nouveau livre de Gabriele Galimberti, Ameriguns.


PAROLES, PAROLES…
« Lorsqu’on regarde dans les magazines, dans les publicités pour les rasoirs, les épilateurs, etc. il s’agit toujours de corps de femmes complètement irréels et surtout sans poil. Je me suis donc dit : quitte à partir de corps qui n’existent pas, autant leur ajouter des poils multicolores de 2 mètres de long qui vont jusqu’au sol. » (Lisa Miquet)
«
En Inde, on ne parle pas des règles, de sexualité, ni de ce qui a trait à la vie reproductive. D’où la méconnaissance des femmes des phénomènes intimes. » (Chloé Sharrock)
« J’espère qu’il n’y a pas de perte d’une génération à l’autre car sinon maintenant il ne resterait plus grand-chose. Mais nous avons de la difficulté aujourd’hui pour trouver du papier de bonne qualité qui résiste à trois heures minimum dans l’eau. » (Jean-François Fresson)
« J’ai travaillé avec des modèles dans des situations qui peuvent être extrêmement éprouvantes physiquement. Cependant, je n’ai jamais demandé à un modèle de faire quelque chose que je n’avais pas essayé auparavant. » (Sam Cannon)
« Il n’y a pas de risque que [les pigments terrestres] se décomposent ou s’affadissent comme la plupart des pigments synthétiques. Il s’agit sûrement des photos couleur les plus durables du monde. » (Calvin Grier)
« Je ne veux pas sexualiser le corps, je veux le présenter comme un objet. Je crée un corps à partir de plusieurs corps, quels que soient le sexe ou la couleur de la peau. Au final il est toujours bon de le rappeler : on n’est rien d’autre que de la chair et du sang. » (Elke Desutter)
« Le Phase One XT n’est pas dix fois meilleur qu’un appareil photo coûtant un dixième de son prix. Mais les clichés que vous pouvez prendre avec sont merveilleux. » (Stephen Shankland)
« Je ne trouve plus les mots, je suis fatigué de tous ces actes stupides perpétrés par des imbéciles qui ne connaissent rien. » (Neil Villard)
«Je ferai 90% de mon CA en moins par rapport à l’an dernier.» (Modestie Mardi)
« Les décideurs manquent cruellement d’ouverture d’esprit et d’imagination, ils vont au plus simple, au carnet d’adresses, aux amitiés, quitte à parfois jouer le jeu de la carpe et du lapin. Et les femmes dans tout ça ? Les femmes pour ne pas changer, se heurtent au plafond de verre. » (Collectif La Part des Femmes)


Depuis la fin de son émission « Regardez voir » sur France Inter, on avait un peu perdu de vue Brigitte Patient. On la retrouve avec plaisir à Niort, où la journaliste a interviewé Olivier Culmann pour l’exposition « Selfies Ego/Egaux », dont il assure le commissariat (en plus d’y présenter quelques-une de ses œuvres). À voir en attendant que la Villa Pérochon rouvre ses portes.


La photographie est-elle un moyen de renouer avec le vivant ? Telle est la question que se pose l’émission de RFI « C’est pas du vent ! », avec l’expertise de deux invités : le photographe Alain Ernoult, auteur de La sixième extinction, le règne animal en péril, et Côme Girshig, préfacier de Nature humaine, ouvrage réunissant les images de 12 photographes de National Geographic.


Entre les deux confinements, Nancy-Wangue Moussissa est allée à la rencontre de jeunes habitants en banlieue parisienne pour leur tirer le portrait et aussi, un peu, les vers du nez, consciente que cette « jeunesse en mouvement, mobilisée de diverses façons, s’apprête à être une des premières victimes de la prochaine crise économique et sociale. »


Pendant ce temps, le Musée de l’Élysée de Lausanne fait son grand déménagement. Et les dates de cette opération d’envergure n’ont pas été choisies au hasard, comme l’explique le restaurateur Pau Maynés.


Pourquoi ne doit-on pas faire de photos de famille sur les rails ? Parce que.

« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.