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Clique clac #172

2021

Il y a quarante ans, dans la cour de l’Elysée, des photoreporters posaient en rangs serrés, bras croisés, matériel à leurs pieds, affichant ostensiblement leur refus de photographier les ministres à la sortie du conseil. Pourquoi cette fronde ? Vous le saurez en lisant ce fil Twitter d’Émile Kemmel qui fait évidemment écho à l’actualité des derniers jours. Cette série de tweets se termine sur l’image d’Hannah Nelson, jeune photojournaliste mise en garde à vue alors qu’elle couvrait la manifestation contre la loi de sécurité globale. Une expérience qui n’a pas refroidi l’intéressée, comme elle l’a expliqué à Reporterre.


Comme beaucoup d’entre nous, les gens de chez Reuters ont hâte de passer à 2021. Novembre n’est pas fini que l’agence a déjà mis en ligne son diaporama des photos les plus marquantes de l’année écoulée.


Interviewer ORLAN, artiste totale dont l’œuvre dépasse largement le champ de la photographie, n’est pas une mince affaire, mais Marie Misset s’en sort fort bien dans ce nouvel épisode de « Vieille branche », un podcast chaudement recommandé.


Exercer le métier de chauffeur de bus au Salvador relève du sacerdoce, surtout sur la ligne 30 qu’empruntent souvent les membres des gangs locaux. Depuis qu’il travaille sur cette ligne, Carlos Hernandez Castro a été mis en joue quatre fois : « Quand j’embauche, je remercie Dieu et quand ma journée s’achève, je le remercie à nouveau. » On peut le comprendre quand on voit le reportage de Gabriela Téllez.


Vous avez révisé votre histoire des États-Unis ? Interro surprise (ou comment le noir et blanc peut altérer notre datation des événements…).


En attendant la réouverture de la Maison de l’Image Documentaire de Sète, vous pouvez découvrir l’exposition « Zusammenleben » d’Ute Mahler en lisant la présentation qu’en fait Hervé Le Goff dans le dernier numéro de CI ou en visionnant les vidéos (1, 2, 3) mises en ligne par la MID.


Si certaines portent se ferment, d’autres fenêtres (digitales) s’ouvrent. Les 10, 11 et 12 décembre, le réseau Diagonale organise ainsi des lectures de portfolios en ligne et gratuites, à l’attention des photographes pros. Attention, la date limite des inscriptions est fixée au 29 novembre. Tous les détails ici


Comment occuper votre confinement ? Par exemple en photographiant des bulles de savon ou en pratiquant la macro à domicile (tout en révisant votre anglais).


EST-CE QUE CE MONDE EST SÉRIEUX ?
• Des postiches pour les vieux caniches.
• Quand le pape « like » une photo dénudée…
• Un univers bavé de bonnes intentions.
• 100$ pour caresser un tigre ou lui donner le biberon.
• Sur l’île de Groix, c’est la soupe à la grimasque.
• Comment elle va la petite ?


Après un Top 14 féminin, Adrien Coquelle propose un Top 21 des photographes animaliers français. Comme toujours, l’exercice est discutable, d’autant que la sélection semble donner la priorité aux photographes actifs sur les réseaux, mais l’auteur ne prétend pas détenir la vérité. D’ailleurs il laisse ouverts les commentaires à ceux qui veulent proposer d’autres noms.


Comment naissent les reportages ? Parfois bizarrement. Ainsi, c’est en suivant le cinglant humoriste britannique Ricky Gervais sur Twitter que Justin Mott a eu l’idée d’un projet documentaire au long cours sur celles et ceux qui consacrent leur vie au bien-être animal. Un projet qui l’a conduit au Vietnam, en Thaïlande ou au Kenya : «Ces gardiens font un travail sans fin et désintéressé. Certains risquent leur vie pour protéger ces animaux, comme les rangers qui protègent les rhinocéros, d’autres y consacrent leur vie. Pour reprendre les mots de Bam, l’un de mes sujets pour le projet travaillant sur la réhabilitation du gibbon, ils “donnent la parole aux sans-voix”.


Faire contre mauvaise fortune bon cœur : illustration avec Mathilde Duchêne, photographe à Arras.


Si vous n’êtes pas iconomécanophile, vous pourriez bien le devenir en regardant ce court documentaire sur David Chan, propriétaire d’un magasin photo à Hong Kong, devenu par la force des choses (et par goût des beaux objets) collectionneur d’appareils argentiques.


Triste semaine pour la photographie qui a vu disparaître Denys Clément, figure historique de L’Équipe, Hubert Henrotte, cofondateur des agences Gamma et Sygma, Nacerdine Zebar, photoreporter algérois, et Léon Herschtritt, plus jeune lauréat du Prix Niépce et pilier méconnu du courant humaniste.

« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images. Photo d’ouverture : Sortie du conseil des ministres, 11 juin 1980 © Pierre Guillaud/AFP