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Clique clac #173

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Profitons de la réouverture des librairies et de l’approche des fêtes pour faire un point sur les livres photo qui ont marqué l’année écoulée. Comme en littérature, les prix donnent le la. Si vous aimez la photographie d’auteur, vous pouvez feuilleter virtuellement le palmarès des « Book awards » des Rencontres d’Arles. Si vous avez des envies plus ciblées, consultez les résultats du Prix HiP, vous trouverez forcément votre bonheur parmi les nombreuses catégories (et vous pouvez même élargir le choix en cliquant sur l’onglet « Finalistes » à gauche). On aurait bien aimé conclure ce bref panorama par le Prix Nadar, mais l’annonce du 65e lauréat tarde à venir, en raison d’une organisation quelque peu perturbée par la pandémie. BREAKING NEWS, 03/11, 11h48 : le 65e Prix Nadar a été décerné à FLORE pour L’odeur de la nuit était celle du jasmin, paru aux éditions Clémentine de la Féronnière, et le jury a mis en ligne ses 10 livres préférés. À défaut, l’association Gens d’Images (qui en est à l’origine) propose une Mais que cela ne vous empêche pas de visionner la rétrospective vidéo des livres primés par l’association Gens d’Images depuis la création du prix, du Japon de Werner Bischof (1955) à So it goes de Miho Kajioka (2019).
Les derniers numéros de Chasseur d’Images et de Nat’Images accordent une douzaine de pages aux sorties récentes, mais vous trouverez aussi des idées chez nos confrères, à commencer par Tous Les Jours Curieux qui a consacré le deuxième numéro de sa revue Like aux livres photo. Vous pouvez également piocher dans les listes au Père-Noël de Télérama, GEO ou Jean-Matthieu Gautier de la nouvelle revue Epic.
Évidemment, vous avez aussi le droit de vous passer d’intermédiaire et d’aller vous fournir directement à la source, sur les sites des maisons d’édition. Vous y trouverez parfois des offres intéressantes et souvent des éditions limitées ou signées par les auteurs. On ne vous dresse pas la liste des éditeurs qu’on apprécie, on aurait trop peur d’en oublier ! Signalons quand même que LightMotiv, l’un des chouchous de la rédac, propose ce week-end toute une série d’activités en ligne (le programme détaillé est ici).
Et puis, songez enfin que l’édition photographique ne s’arrête pas aux beaux livres. L’un des ouvrages photo les plus passionnants qu’il nous ait été donné de lire récemment est Combattre, punir, photographier, un essai de Daniel Foliard sur l’iconographie de la violence pendant les guerres coloniales. Vous pouvez écouter l’auteur en parler ici.


Coup de tonnerre chez les amateurs de Schweinshaxe : la Photokina est suspendue sine die.


Raymond Depardon était l’invité ce jeudi de la matinale de France Inter pour évoquer son film 1974, une partie de campagne, documentaire longtemps invisible sur la campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing.


« Au moment où les policiers ont commencé à charger, je me suis demandé : je cours ou je reste? J’ai décidé de continuer à faire mon travail. Quelques secondes après, j’ai reçu un violent coup de matraque au visage et je me suis retrouvé au sol. Les gens couraient partout, me marchaient dessus… » Malgré ses 24 ans, Ameer al-Halbi est un reporter expérimenté qui a connu Alep sous les bombes mais a vécu à Paris samedi dernier l’un des pires moments de sa jeune carrière.


Jusqu’au 25 décembre, l’agence Haytham Pictures propose une vente de tirages dont 10% des bénéfices seront reversés à la Fondation Abbé Pierre.


Formation rocheuse située au nord de l’Arizona, The Wave attire de nombreux curieux, mais pour avoir le droit de visiter le site il faut se plier à la règle du tirage au sort (en ligne ou sur place). La fragilité des lieux a en effet conduit les autorités à limiter le nombre de visiteurs quotidiens à vingt. Tiré au sort à sa troisième tentative sur place, le photographe Todd Dominey partage son expérience et décrit ce qui rend The Wave si unique.


En matière d’imagerie rock, vous penchez plutôt pour l’austérité d’un Anton Corbijn ou l’exubérance d’un Mark Weiss ?


VOUS AVEZ DIT VINTAGE ?
• Juillet 1966 : 15 Anglaises pour un record du monde.
RoulottedelaScience convoque Etienne-Jules Marey et son fusil photographique pour expliquer les bizarreries de la mécanique animale.
• À la découverte du Calypso, l’ancêtre du Nikonos.
• L’expérience du noir et blanc à travers les mots de Man Ray, Boubat, Klein, etc.
• Mémoires de Daniel F. Hentscher, mitrailleur aérien.
• Galerie de portraits dans le métro new-yorkais par « Stalker » Evans.
• Zendaya rend hommage à Donyale Luna, premier mannequin noir de l’histoire, immortalisée par Richard Avedon, David Bailey ou David McCabe.
• Les obturateurs d’hier en version ASMR.
• Ah, les belles bacchantes !


Pour célébrer les 70 ans de Picto, Ericka Weidmann s’est entretenue avec des personnalités du monde de la photo (photographes, mais aussi galeristes, commissaires d’exposition, historiens) et les a interrogés sur leur rapport au laboratoire et au tirage. Une dizaine de vidéos est déjà en ligne sur la chaîne YouTube de Picto, parmi lesquelles on vous conseille celle de Clarisse Bourgeois, digital manager (sic) chez Magnum.


Ses formations au point mort, Alain Pons trompe l’ennui avec un petit quiz sur les bases de la photographie.


Soyons honnêtes, on ne comprend pas tout à fait ce qui sous-tend le travail de Kristine Potter, si ce n’est qu’il s’inspire des murder ballads et interroge la part sombre des folklores du sud des Etats-Unis, mais ses portraits comme ses paysages nous happent.


Les votes pour le Prix du public du Wildlife Photographer of the Year 2020 sont ouverts.


Considérée comme la première photographie de guerre, “The Valley of the Shadow of Death” ne montre pas des armées livrant bataille mais un chemin de terre en Crimée constellé de boulets de canon. L’authenticité de la photo, prise en 1855 par Roger Fenton, a souvent été mise en cause, par Susan Sontag notamment qui soupçonnait Fenton d’avoir déposé lui-même les boulets sur le chemin. Accusation d’autant plus plausible qu’il existe un second cliché pris du même point de vue par le même photographe quelques minutes auparavant… ou quelques minutes après ? Telle est la question à laquelle a tenté de répondre le documentariste américain Errol Morris.


Joue-la comme Zeus !

« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.