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Clique clac #197

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Oubliez le « Big 5 » tel que vous le connaissiez. En avril 2020, le Britannique Graeme Green, soutenu par la fine fleur mondiale des photographes animaliers, a lancé un vote auprès des internautes pour rédéfinir les cinq espèces représentant le mieux le monde sauvage et surtout pour redorer une expression un peu trop associée aux trophées de chasse. 50000 votes plus tard, l’éléphant et le lion figurent toujours au générique, mais trois nouveaux emblèmes de la faune sauvage les accompagnent…

Dimanche c’est la fête des mères, l’occasion idéale pour partager cet article de The Cut, ode à l’amour maternel (avec ce qu’il faut d’irrévérence) signée par la photographe d’origine polonaise Magdalena Wosinska.


Il y a 50 ans presque jour pour jour sortait l’un des albums majeurs du XXe siècle : What’s going on de Marvin Gaye. La photo de pochette, nous apprend Newsweek, a été réalisée par Jim Hendin dans le jardin du chanteur alors qu’il commençait à neiger et elle a été choisie parmi une centaine d’autres réalisées ce jour-là. Curtis Mc Nair, directeur artistique de Motown à l’époque, confie cette anecdote qui laisse songeur : « Tom Schlesinger, mon superviseur, n’aimait pas la photo. Il trouvait que la légère contre-plongée montrait trop les narines de Marvin… » C’est finalement Marvin Gaye lui-même qui tranchera en faveur de ce portrait où il apparaît plus charismatique que jamais.


Bien connue des amateurs de noir et blanc vintage, la galerie Argentic (Paris 5e) annonce sa fermeture prochaine.


« Vers mes 13 ans, j’ai commencé à écrire des textes courts, que j’aurais aimé être des textes de chanson, mais je ne savais pas chanter. Ensuite, j’ai touché à la technique du collage car je ne savais pas dessiner. Puis, plus tard, à l’âge de 17 ans, je me suis lancée dans la photographie car je ne pensais pas être capable de peindre. » Dit comme ça, la photographie pourrait ressembler à un énième choix par défaut dans le parcours artistique de Clémence Losfeld. Et pourtant c’est ce médium qui lui a permis d’imposer sa patte. Patte que l’on peut, selon les circonstances, qualifier d’engagée (voir « Macadam », sa série brute de manif) ou de bienveillante (« Battre en retraite », sur le terne quotidien d’un Ehpad), ce qui n’exclut pas la drôlerie, comme le prouvent les citations et collages qu’elle distille sous le pseudo Ladactylo.


À son lancement à l’été 2019, Meero avait défrayé la chronique et suscité de vives réactions de la part des professionnels de la photographie. Deux ans plus tard, non seulement Meero est toujours là mais d’autres plateformes comme PhotoPresta l’ont suivi sur le créneau porteur de l’ubérisation. Autant de miroirs aux alouettes pour les débutants, comme le rappelle cet article d’Héloïse Pons pour Maddyness.


Lundi dernier, BBC Four a lancé « The Great British Photography Challenge », un programme de télé-réalité autour de la photographie animé par rien moins que Rankin — qui, avant d’accepter de prendre les rênes de l’émission, a exigé de la production qu’il n’y ait pas de candidat éliminé à l’issue de chaque épisode. On l’en félicite, tout comme on le félicite pour sa dernière campagne autour de la sexualité des séniors.


Le Dr Peyo a la faculté de détecter tumeurs et cancers simplement en s’approchant des patients, mais c’est sa capacité naturelle à apaiser les souffrances qui est louée par les malades et leur entourage. Certes ce n’est pas un médecin comme les autres, mais tout le personnel soignant de l’hôpital de Calais l’a adopté, comme a pu le constater Jérémy Lempin dans un magnifique et surprenant reportage logiquement retenu parmi les finalistes du World Press Photo 2021 (dont vous pouvez retrouver le palmarès dans le dernier numéro de C.I.).


Chouette idée de Camille Renard qui a fouillé les archives de l’INA pour en prélever quelques conseils photographiques dispensés par les maîtres d’hier et d’aujourd’hui : Brassaï, Robert Doisneau, Gisèle Freund, Raymond Depardon… On en redemande !


Son père est mort une nuit de mars 2007. Dans cette même chambre où il était né 71 ans plus tôt. La journée, il était monté sur son tracteur comme d’habitude. Il avait trait les vaches, lavé l’étable à grandes eaux, étalé la paille et donné du foin. Puis bu son déca, assis à sa place dans la cuisine, toujours la même. Le lendemain, Odile Meylan a pris cette tasse en photo.
Espérons que Christian Lecomte ne nous en voudra pas de reproduire ici l’introduction de son portrait d’Odile Meylan pour Le Temps, mais c’est à notre avis le meilleur argument pour vous donner envie de lire la suite et de découvrir le travail de la photographe suisse.


EN BREF…

• RIP Chi Modu.
• 17 ans sous terre pour finir en brochette : vis ma vie de cigale zombie.
• Une Shirley Card 2.0 contre les biais racistes.
• Une maison, deux ambiances.
• Comment exposer la photographie à l’heure du numérique ?
• Couvrez ces seins que je ne saurais voir !
Vers la bataille, ou quand un photographe tente de rejoindre le front mexicain.
• « Le selfie de vaccin est un selfie de soulagement. »
• Attaque martienne au large du Mexique.
• En Chine, on construit un parc à thème autour du Titanic… avec réplique grandeur nature.
 
« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images. Photo d’ouverture : capture d’écran de la vidéo de présentation du nouveau « Big 5 »