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Clique Clac #220

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Pourquoi ne pas grouper plusieurs téléobjectifs photo pour observer les confins de l’univers ? Tel est le point de départ du projet Dragonfly, né de l’esprit fertile d’ingénieurs issus des universités de Yale et de Toronto. À son lancement en 2013, le projet avait des proportions raisonnables : trois 400 mm f/2,8 étaient associés. Huit ans plus tard, ils sont… 168 !

Time est pressé d’en finir avec 2021. Dès le 25 novembre, le magazine a dégainé son top 100 des photos de l’année.


« Dans les médias ou les arts, la tendance est de représenter de jeunes et minces personnes pour parler de désir, de sexualité, de sensualité (…). Une grande partie de la population ne se sent pas représentée à travers ces images qui sont pernicieuses et causent de grands dommages aux femmes et aux hommes qui se sentent obligés de lutter contre le vieillissement. » Plutôt que de s’arrêter à ce triste constat, Aurore Clément a souhaité prendre à bras le corps la sexualité des aînés à travers sa série « L’art de vieillir queer » qui, comme son nom le suggère, dépasse aussi les préjugés liés à l’identité.


Concentrez-vous sur le point bleu au centre, votre cerveau fera le reste.


Comment se porte le livre photo ? La question est vaste et, autant vous le dire tout de suite, le podcast Vision(s) n’y apporte pas vraiment de réponse. Pour autant, vous ne perdrez pas votre temps à écouter les invités de ce nouvel épisode : Marianne Théry (des éditions Textuel), Matthieu Charon et Rémi Faucheux (de RVB Books). On y apprend notamment que le click & collect a permis à ses éditeurs indépendants de traverser la pandémie sans trop de mal, Textuel s’offrant même un très beau et inattendu succès avec son Histoire mondiale des femmes photographes (plus de 11000 ventes !).


Sharbat Gula, l’Afghane aux yeux verts immortalisée en 1985 par Steve McCurry, a trouvé asile en Italie. Resté au pays, Rahmatullah Ezati se demande quant à lui si la salle de cinéma où il travaille comme projectionniste va pouvoir rouvrir un jour.


DANS LES ARCHIVES DE L’INA

• 18 octobre 1985 : « Réfléchissez bien avant d’acheter, et ne confondez pas faire des photo et de la photographie« 
• 18 octobre 2011 : Richard Bellia, pas peu fier de voir ses photos illustrer le livre célébrant les 20 ans de Nevermind
• 17 août 1993 : « En novembre sur la côte normande, y a pas de restaurant ouvert« 
• 9 janvier 1971 : de Daguerre à Kodak, visite chez un collectionneur nancéien
• 19 décembre 2001 : « Un livre, un jour », Ciné roman d’Eve Arnold
• 23 juillet 1953 : quand Fausto Coppi photographiait Louison Bobet dans le col de l’Isoard
• 4 décembre 1965 : « Ce sont des choses appelées à disparaître, mais qui sont toujours aussi marrantes, toujours aussi vivantes« 
• 1er janvier 1920 : au bon vieux temps du bélinogramme et de la photogravure
 

À trois mois de sa réouverture, le musée Albert-Kahn dévoile un peu de son ambitieux projet architectural (signé du Japonais Kengo Kuma) sur son nouveau site Internet. Mais vous pouvez déjà vous balader dans ses collections en passant par ici. Vous balader et même vous perdre vu la richesse de celles-ci : 72000 (!) autochromes. Quoi, vous ne savez pas ce qu’est un autochrome ?


La Chine ne se cache pas d’investir massivement en Afrique. Comment le pourrait-elle tant les projets qu’elle finance (barrages, voies ferroviaires, bases militaires) sont pharaoniques ? Depuis 2014, Davide Monteleone documente, à grands renforts d’images et de datas, cette emprise grandissante dans certains pays comme l’Éthiopie ou Djibouti.


Les Finisseurs, un de nos livres photo préférés de l’année, s’offre une réédition avec, en bonus, un DVD du documentaire produit par L’Équipe sur la Barkley, course à pied sans équivalent.


James Brouwer est un collectionneur de cartes postales du genre obsessionnel. Et c’est en classant ses 11000 pièces par catégories qu’il s’est rendu compte d’une bizarrerie : certaines avaient strictement le même ciel alors qu’elles représentaient des lieux géographiquement très éloignés. La Darkroom de Vox a percé le mystère.


Mi-novembre, HBO a sorti un documentaire alléchant (la bande-annonce du moins) sur la vie de Gordon Parks et sur l’influence du photographe et cinéaste sur les jeunes générations. Variety en profite pour revenir sur sept photos ayant marqué son parcours.


Vous éprouvez une forme de malaise lorsque vous observez les photos d’Antoine d’Agata ? Sachez que c’est le but recherché par l’auteur : « J’ai toujours la tentation de faire violence au public, je crois que c’est à ce niveau-là que je fonctionne. J’ai le sentiment que ma place n’est pas de le distraire ou de l’éduquer. J’ai la capacité, par le hasard des choses, de le provoquer, de le pousser dans ses retranchements. Et cette relation de violence, c’est celle qui est la plus cohérente avec mon rapport, d’une part, au langage artistique lui-même, et d’autre part, à ma place dans la communauté. » Ces propos sont tirés d’une interview vidéo mise en ligne par la galerie Les Filles du Calvaire, qui présente jusqu’au 4 décembre une rétrospective des photographies mexicaines d’Antoine d’Agata.


La témia vagabonde est un passereau du sous-continent indien qui entretient une relation particulière avec ses amis ongulés. On peut souvent la trouver perchée sur des cerfs et des antilopes, à l’affût de puces et d’autres ectoparasites pour remplir sa panse. Il arrive même parfois qu’elle s’aventure dans des zones délicates, comme a pu le constater Shashwat Mohapatra. Cette photo est issue du très chouette palmarès du Nature inFocus Photography Contest.



The Germans are laughing,
Ve’re all photographing,
Ve click the Hasselblad,
Ve click the Hasselblad,
Und jetzt ve’re unpacking.
If nothing is lacking,
Ve take a promenade,
Ve take a promenade…


« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.