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Clique Clac #256

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Cet été, sous l’intitulé « Mes photos les plus marquantes », L’Équipe a distillé les interviews de photographes versés dans les sports extrêmes. Le plus connu d’entre eux, Franck Seguin, a ouvert le bal avec ses images à couper le souffle (littéralement). Suivirent Dom Daher, le féru de freeride, Ewan Cowie, le voltigeur écossais, et Laurent Masurel, le figeur de vagues. Lena Drapella a fermé la marche (ou plutôt la voie) avec ses vertigineuses images d’escalade. Il n’est pas exclu que cette mise à l’honneur de la photo de sports de niche soit liée aux deux concours photo (l’un dédié aux pros, l’autre ouvert aux amateurs) lancés par le quotidien sportif. Mais s’en plaindra-t-on ?


Pour célébrer son cinquantenaire, le musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône aurait pu proposer un accrochage autour du génial inventeur du « procédé héliographique ». L’institution a préféré jouer la carte de la surprise en convoquant la figure d’un écrivain : Georges Perec. Intitulée « Penser/Classer », en référence à un recueil d’essais posthume de l’auteur de La Disparition, cette exposition anniversaire invite à l’exploration des collections du musée dans « une approche amusée et poétique de [s]es espaces ». Celles et ceux qui veulent en savoir plus sur le rapport (pour le moins ambivalent) de Georges Perec à la photographie en tant qu’objet se reporteront à l’essai de Christelle Reggiani sur le sujet.


Deux ans après l’explosion du port de Beyrouth, le chaos règne toujours au Liban. D’où l’envie de Rima Maroun de prendre de la hauteur pour sa série « Prise de terre » : « Le choix d’une vue en plongée vers le sol, prise à l’aide d’un drone, avait du sens car j’avais besoin de prendre de la distance. Comme les oiseaux qui, eux, ne vivaient pas enfermés. »


C’est toujours bon à savoir : jusqu’au 18 septembre, sur présentation de votre billet d’entrée à l’exposition « Henri Cartier-Bresson, l’expérience d’un paysage » (visible à la Fondation HCB), vous bénéficiez d’une entrée à tarif réduit à l’Institut Giacometti (Paris 14e). Et la réduction marche dans les deux sens


Créée en 1968, la Disabled Photographers’ Society a pour mission d’aider les personnes handicapées à pratiquer la photographie. Pour la plupart, les bénévoles qui gèrent l’association souffrent eux aussi d’un handicap, ils savent donc mieux que d’autres répondre aux attentes des aspirants photographes en fonction du mal dont ils souffrent (bras articulé pour un fauteuil, poignée de pilotage, télécommande labiale, etc.). Et le travail de la DPS porte ses fruits, comme le montre cet article de The Amateur Photographer. Pour d’autres images, on peut aussi se reporter à In Focus, le magazine trimestriel de l’association.


La citation qui sert d’introduction à l’avant-dernier épisode du podcast « Derrière l’objectif » plante le décor : « Pedro, tout ce que tu as vu et entendu, tu peux le dire. Par contre, si tu mens ou tu racontes des choses fausses, eh bien le couple d’assesseurs et ses deux filles on les tue. » Le Pedro en question, c’est Pierre de Vallombreuse, photographe internationalement connu pour ses travaux sur les peuples autochtones qui revient ici sur ses reportages en Colombie en 1999. Pris en étau entre les cartels paramilitaires et les FARC, le reporter tentera de photographier les deux bords en se faisant quelques sueurs froides. Au terme des 28 minutes du podcast, on comprend mieux pourquoi il a définitivement changé de cap après cette expérience.


Il y a un an à peu près, Arsenal battait avec autorité Tottenham dans le toujours électrique « NLD » (le derby du nord de Londres). Vu l’engagement des Gunners ce jour-là, on s’était dit que Mikel Arteta, l’entraîneur d’Arsenal, avait trouvé les mots justes pour galvaniser ses troupes. Une série documentaire, disponible depuis cet été sur Amazon Prime Video, rétablit la vérité. On y apprend que la causerie d’avant-match avait été confiée à Stuart MacFarlane, le photographe historique du club. 


DE TOUT ET DE RIEN

• À quelques jours de sa clôture, Visa pour l’Image a décerné ses prix.
• Boris Johnson a cédé sa place de « Prime Minister », laissant derrière lui une floppée d’images clownesques que The Guardian a demandé à leurs auteurs de commenter.
• Un minitel, une grande carte de France et du flair : il n’en fallait pas plus à Alex Hermant pour traquer les orages durant l’été 1992.
• Les conférences tenues début juin lors du 3e Parlement de la Photographie sont désormais disponibles sur la chaîne YouTube du ministère de la Culture.
• Le Mali a Seydou Keïta, le Ghana James Barnor, le Cameroun Samuel Fosso et le Bénin Rachidi Bissiriou.
• Si vous croyez encore en l’humanité, ne regardez pas « Instagram : la foire aux vanités »… ou alors limitez-vous aux dix dernières minutes.
• Vous voulez enfin comprendre ce que sont les NFT et la Blockchain ? L’UPP organise une conférence sur le sujet mardi prochain à 11h.
• Début août, Raymond Depardon a failli perdre l’ensemble de ses archives photo.
• Les murmurations de Daniel Dencescu ont remporté le Grand Prix des Minimalist Photography Awards. Rendez-vous ici pour le palmarès complet.
• Au cœur de l’histoire : « Et les Lumière furent » (partie 1, partie 2).
• Ce sont juste deux personnes chauves
 

Au portrait au ferrotype qui ornait la pochette de son précédent disque, on pouvait supposer que Tootawl (Richard O’Gorman de son état civil) avait un certain goût pour les procédés anciens. Mais on était loin d’imaginer que l’Irlandais consacrerait un album entier à un pionnier de la photographie, en l’occurrence Roger Fenton, qui est entré dans l’histoire pour avoir été l’un des premiers à couvrir une guerre. Missionné par le gouvernement britannique, Fenton a suivi dès mars 1855 la campagne de Crimée à bord d’une « roulotte photographique » aménagée par ses soins. C’est elle qui donne son titre à l’album concept de Tootawl, Roger Fenton’s wagon.

 

« Clique Clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images. Visuel d’ouverture : capture d’écran du site de L’Équipe