Depuis la mi-octobre, les cas d’influenza aviaire hautement pathogène se multiplient en France. Autour du lac du Der, par exemple, les cadavres de grues cendrées se comptent par milliers. Un arrêté interdépartemental limite l’accès au lac, mais la tenue du Festival de Montier, rendez-vous intiment lié à la migration de cet échassier, n’est pas menacée. La 28e édition ouvrira ses portes ce jeudi 20 novembre à 9h et aura pour parrains un duo de choc : Laurent Ballesta et Vincent Munier. Les deux hommes se connaissent bien et ont même collaboré en 2016 le temps d’un excellent documentaire, Antarctica, sur les traces de l’empereur, en accès libre sur le site d’Arte jusqu’à la fin de l’année. Dans la copieuse programmation (une centaine d’expositions et presque autant de projections et conférences), un nom a attiré l’œil de Faut pas pousser les ISO : celui de Pascal Bourguignon. Durant une bonne heure, l’auteur-photographe – qui est, avec d’autres, à l’origine de la création du Festival de Montier – a parlé de ses passions (la nature, le vol en paramoteur, le tirage) et évoqué son dernier projet en date, Les veilleurs de nuit, réalisé en collaboration avec Daniel Magnin (projet nocturne pour lequel Pascal Bourguignon a fait défiltrer son GFX !) . L’exposition éponyme est présentée sous le chapiteau, cœur battant du festival où la rédaction de Chasseur d’Images/Nat’Images vous attend également. N’hésitez pas à venir nous saluer et, pourquoi pas, nous présenter vos images. Vous ne vous rendez pas à Montier cette année ? Rattrapez-vous en acquérant le dernier numéro de Nat’Images : de Benjamin Pawlica à Christian Mariavelle, de l’ASCPF à Joël Brunet & Laurence Terminet, il fait la part belle aux exposants de cette 28e édition.
FLUORILÈGE
PHOTO SENSIBLE
Animal, on est bien...
verbatim
Quelqu’un a dit un jour à propos de ma pratique artistique que plus j’efface, plus je révèle : c’est vrai. Lorsque j’efface, c’est pour dévoiler. Lorsque je creuse les troncs de ces arbres en soulevant le papier photographique couleur avec mes outils de graveur ou de dentiste, pour faire apparaître le blanc sous-jacent, je les rends fantomatiques. Mais ce blanc, fantôme de la matière soustraite à l’image, saute immédiatement aux yeux.
la petite musique de fin
« Clique Clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile
à travers quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.







