Petits secrets d'oiseaux

Démarré par Roland Ripoll, Novembre 25, 2022, 08:58:37

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Jean-Jacques Groult

Toujours au top, toujours aussi passionnant. Merci Roland pour ce fil !
Amicalement. JJ

iago

Citation de: Roland Ripoll le Décembre 06, 2022, 09:13:04
Merci !
Il faut savoir que les canards colverts sont une des rares espèces d'oiseaux à posséder un pénis. Les autres espèces n'ont qu'un cloaque. Et ce pénis n'est pas banal, puisqu'il mesure plus de 20 cm en érection, qu'il est en forme de spirale et qu'il peut jaillir en une demi seconde


C'est bien connu des amateurs de contrepèterie... "l'aspirant habite Javel"...

Charly 84


Il faut savoir que les canards colverts sont une des rares espèces d'oiseaux à posséder un pénis. Les autres espèces n'ont qu'un cloaque. Et ce pénis n'est pas banal, puisqu'il mesure plus de 20 cm en érection, qu'il est en forme de spirale et qu'il peut jaillir en une demi seconde

Très impressionnant !!

ChrisC06

Encore une série très intéressante, Roland... avec des images superbes, en plus...  ;)
Chris

Ludo37

Citation de: ChrisC06 le Décembre 10, 2022, 19:01:20
Encore une série très intéressante, Roland... avec des images superbes, en plus...  ;)
Comme Chris ! Bravo Roland.
Amicalement.
Ludo

thieum

D'excellentes photos et des infos passionnantes, un grand bravo pour ce fil!! ;)  ;)

Roland Ripoll

Merci !

8. Vols au-dessus d'un nid de coucous...

Les oiseaux sont à l'origine de nombreux accidents aériens. 800 incidents sont au total dénombrés chaque année en France pour les avions civils et 400 pour les avions militaires. On appelle cela  « le risque aviaire ».

Les oiseaux  constituent donc danger permanent et notamment près des aéroports car  dans la plupart des cas, les collisions se produisent au décollage ou à l'atterrissage. Les services de l'aéroport de Nice ont ainsi ramassé 465 mouettes tuées lors de l'atterrissage d'un Airbus A-320 !



Les aéroports attirent de nombreux oiseaux parce que ce sont de vastes zones peu fréquentées par l'homme qui, de surcroît, sont  protégées, clôturées et où il n'y a pratiquement pas de prédateurs...

Tous les oiseaux ne constituent pas une menace directe pour l'aviation. Seules certaines espèces par leur comportement grégaire ou leur taille représentent un risque réel.
Des études statistiques ont été faites et ont montré que les rapaces  comme le Faucon crécerelle, la Buse variable ou le milan noir sont impliqués dans 33% des cas.







Les mouettes et les goélands causent 19% des accidents.





Les hirondelles et les martinets 13 %. Les vanneaux huppés en causent 10 %.



Les pigeons, perdrix et faisans sont responsables de 8% des collisions et occasionnent très souvent des dommages sérieux sur les appareils. Les corneilles ou les choucas  ne sont comptabilisés que dans  3% des impacts, surtout en juillet-août, au moment de l'envol des jeunes.

90 espèces au total, parmi lesquelles les étourneaux, les hérons cendrés sur les 350 présentes en France, ont déjà  été responsables d'un accident.
Etre simple pour être vrai

Charly 84

Une superbe série, comme d'habitude on va dire  :) tes explications sur l'impact des oiseaux sur le trafic aérien, je connaissais le problème, mais pas avec d'aussi petits oiseaux, sauf évidemment avec la buse ou encore le milan.

465 mouettes sur le même avion ??? incroyable

Seb65

Le portrait du royal est superbe !
Pour parfaire ce thème sur les collisions oiseaux/avions, on peut retenir qu'une telle avarie s'est produite avec un Vautour de Rüppell à11300m d'altitude, établissant ainsi le record du vol le plus élevé pour un oiseau !  :)

Ludo37

Oui encore une superbe série ! Un grand bravo.
Amicalement.
Ludo

Clic-Clac 51

C'est un régal pour les yeux et en plus on apprend
Merci Roland de partager
Amicalement Denis ;)

jmr87

Quelle belle idée que ce type de présentation avec ces images toujours remarquables!

ChrisC06

Encore très intéressant, Roland...  ;)
A côté de l'aéroport de Nice, à l'embouchure du Var, quasiment en bout de pistes, il y a une réserve ornithologique !
Chris

tidoud

Salut Roland,

Ton fil est exceptionnel !!

Tu nourris notre savoir avec le résultat d'études comportementales qui plus est accompagnées de magnifiques photographies.

Merci vraiment de partager tout ça, merci pour le temps que tu prends pour le faire.
Très sympa.


Jean-Jacques Groult

Citation de: Seb65 le Décembre 14, 2022, 09:23:55
Le portrait du royal est superbe !
Pour parfaire ce thème sur les collisions oiseaux/avions, on peut retenir qu'une telle avarie s'est produite avec un Vautour de Rüppell à11300m d'altitude, établissant ainsi le record du vol le plus élevé pour un oiseau !  :)

C'est ce que j'allais dire pour le milan.  Toujours des infos très utiles, merci Roland.
Amicalement. JJ

laverdure


DarkBlues

Très beau fil, textes et photos.
Celle du milan (entre autres) est superbe.
Olivier

Roland Ripoll

Merci à vous tous !

9. Les plaques incubatrices

Chez certains oiseaux, les plaques incubatrices nous renseignent précisément sur le nombre d'œufs pondus par la femelle. Les plaques incubatrices sont des zones dénuées de plumes et de duvets sur la poitrine ou l'abdomen et qui a pour fonction de permettre une meilleure transmission de la chaleur lors de l'incubation.

Une expérience tentée au XVII° siècle a consisté à retirer à une femelle d'hirondelle les œufs au fur et à mesure qu'elle pondait. Le résultat fut qu'elle en pondit 19 au lieu des 5 habituellement.





D'autres expériences menées sur d'autres espèces ont depuis donné des résultats similaires. Un moineau domestique, par exemple,  peut ainsi pondre 50 œufs au lieu de 4 ou 5 !





On a également découvert que pour certaines espèces, comme le  vanneau huppé, le retrait des œufs ne changeait absolument rien au nombre total d'œufs habituellement pondus.





Ces expériences ont permis de démontrer que ce sont les plaques incubatrices qui règlent la ponte. Si on ôte les œufs à mesure qu'ils sont pondus, il n'y a pas de stimulation tactile de ces plaques et donc aucun message n'est envoyé au cerveau de l'oiseau pour limiter la ponte.

Si les œufs restent en place, les récepteurs tactiles des plaques incubatrices décèlent leur présence et déclenchent un  processus hormonal qui ne va permettre que le développement du nombre "normal" d'œufs dans l'ovaire.

En ornithologie, on distingue donc les oiseaux en deux catégories; les pondeurs déterminés comme le vanneau huppé et les pondeurs indéterminés, comme l'hirondelle ou le moineau ou... la poule.

Tout le monde aura compris que c'est le même processus qui nous permet d'avoir des œufs au poulailler pratiquement toute l'année...
Etre simple pour être vrai

Jean-Jacques Groult

Ah c'est donc ça !!! Merci beaucoup Roland !
Amicalement. JJ

alanath77

Chapeau Roland pour ce fil
Merci pour les explications agrémentées de magnifiques images.

Seb65

Encore un mystère levé ! Merci Roland pour le partage !  :)

DarkBlues

Depuis le temps que je me pose cette question à propos des poules et de leurs œufs 😉
Toujours aussi intéressant !
Olivier

ChrisC06

Merci, Roland...  ;)
Je découvre... avec, en plus, de superbes images !
Chris

Roland Ripoll

Merci !

10. Les sudistes contre les nordistes...

Quand un oiseau se sent menacé, choisit-il de sauver ses plumes ou celles de sa nichée ? Tout dépend s'il est originaire du Nord ou du Sud. C'est la conclusion d'une équipe de biologistes des universités de Californie, du Montana et de Riverside aux États-Unis.

Ils ont en effet constaté que les espèces de l'hémisphère Nord (qui - phénomène encore non expliqué - vivent moins longtemps) s'exposent davantage aux prédateurs afin de les détourner. La nichée serait ainsi épargnée.

« Cette stratégie se retrouve également sous nos latitudes. Le gravelot, par exemple, feindra une blessure à l'aile et s'exposera directement à son ennemi dans le but de l'éloigner du nid », explique Philippe DUBOIS, ornithologue à la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux).







En revanche, dans l'hémisphère sud, les espèces privilégient leur survie à celle de leur nichée, préservant ainsi leur chance de procréation...

11.  La membrane nictitante

Cette membrane est souvent appelée la "troisième paupière" dans le langage populaire et palpebra tertia dans la terminologie scientifique. Contrairement aux paupières "classiques", elle est normalement translucide. Elle est cependant blanchâtre chez certaines espèces comme le cincle plongeur chez qui elle très visible quand il cligne des yeux, les protégeant  quand il est immergé.

Chez les oiseaux de proie, elle sert  à protéger les yeux des parents d'éventuels coups de leur progéniture lorsqu'ils les nourrissent ou bien lorsqu'ils s'abattent sur leurs proies.



Les pics rigidifient leur membrane nictitante une milliseconde avant que leur bec frappe le tronc d'arbre afin d'empêcher leurs yeux de quitter leurs orbites. Chaque fois qu'un pigeon baisse la tête pour picorer le sol, la membrane nictitante recouvre les yeux pour les protéger des feuilles piquantes ou des herbes.



Elle sert également au fou de Bassan lors de sa plongée dans l'eau. Pour le  grand cormoran lorsqu'il pêche, cette membrane nictitante lui sert de masque de plongée et lui confère une vision aquatique exceptionnelle.

Etre simple pour être vrai

Ludo37

Un grand merci pour toutes ces explications et ces superbes images.
Amicalement.
Ludo