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Clique clac #105

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Que peut le photographe face à la disparition, semble-t-il inéluctable, des abeilles ? Eh bien, à l’image de Clay Bolt, il peut immortaliser les rares spécimens de certaines espèces, ou encore, comme Régis Hahn, sonner l’alerte quand des nids d’abeilles terricoles sont menacés de destruction. Plus investi encore, Éric Tourneret réalise depuis quinze ans un véritable travail de fond sur le sujet, documentant la relation qui unit l’homme aux abeilles aux quatre coins du monde. Ses images sont à voir en ce moment au Muséum d’histoire naturelle du Havre ainsi qu’au Haut-du-Tôt dans le cadre du festival « Les Sentiers de la photo ».


C’est Reiko Nonaka, photographe japonaise installée en France depuis 14 ans, qui signe l’affiche du prochain Salon de la Photo (à Paris, du 7 au 11 novembre). Ceux qui connaissent son travail y verront un prolongement de sa série sur la gémellité, « Double vie ».


Le premier épisode de « What the foot ?! » (projet du collectif Huma dont on vous parlait la semaine dernière) a été publié par Le Monde. Ce photoreportage de Johanna de Tessières nous emmène en Jordanie, où les jeunes filles s’adonnent aux joies simples du football en dépit du regards des autres et de la société.
En complément, on vous invite à (ré)écouter la chronique de la RTS sur la photo emblématique prise par Robert Beck lors de la séance de tirs au but qui conclut la finale de 1999.


De son passage à Pékin en juin 1989 Nicolas Righetti n’a pu rapporter qu’une poignée de photos, arrêté qu’il fut par les autorités chinoises. Après 18 heures de détention, il est relâché non sans avoir signé auparavant une déclaration stipulant que « s'[il] meur[t], ce n’est pas la faute du gouvernement chinois ».


À intervalles réguliers, la photographe et voyageuse Céline Jentzsch jette en pâture sur son blog une de ses images, sans indication sur le lieu ou la date de prise de vue. Libre à ceux qui la suivent d’inventer l’histoire qui va avec et de la poster dans les commentaires. Une belle façon de stimuler l’imaginaire et de rappeler qu’une photo n’existe qu’à travers les yeux de celui ou celle qui la regarde.


Le jeudi 20 juin, la maison De Baecque (Lyon, 70 rue Vendôme) organise une journée de vente aux enchères qui devrait attiser la curiosité des amateurs de matériel et d’épreuves vintage. Entre autres belles pièces, on citera une chambre verticale pour portrait de Louis Scrambach, une montre appareil photo « Magic Photoret » de 1894, un ensemble de 12 épreuves couleur (procédé trichrome) des frères Lumière et de nombreux clichés signés Roger Parry. Retrouvez la liste détaillée des 697 lots dans le catalogue.


“Personne n’appréhende de manière objective le corps qu’il donne à voir”, ce qui explique la réticence de certain·e·s à se laisser prendre en photo.


Travailleuse du sexe et photographe, Romy Alizée a coutume d’utiliser les réseaux sociaux pour partager ses images, mais ces derniers temps elle constate que ses publications sur Instagram ont perdu en popularité. La faute à une politique de censure insidieuse. Face à ce « shadowbanning » (qui ne touche pas qu’elle), elle appelle à créer d’autres espaces de visibilité.
Spencer Tunick, lui, s’est attaqué à Facebook en faisant poser une centaine de femmes nues devant le siège de la firme américaine. Ses modèles d’un jour brandissaient des photos de tétons masculins, les seuls tolérés sur les réseaux sociaux.


Paris à portée de clics…
Tireur professionnel établi à Montréal, Laurent Gloaguen a restauré et numérisé des centaines de vues du Vieux Paris qu’il met à disposition sur le site vergue.com. Chaque photo, librement téléchargeable, s’accompagne d’explications sur le lieu (cartographie) et l’auteur. Une mine pour les chercheurs… et pour tous les amateurs d’images vintage.
Le collectionneur Leon Constantiner a choisi Christie’s-Paris pour mettre aux enchères le 19 juin prochain quelques-uns de ses clichés signés Horst P. Horst, Louise Dahl Wolfe ou Herb Ritts.
Durant deux mois, Beaubourg met à l’honneur non pas la muse mais l’artiste Dora Maar à travers une rétrospective de plus de 500 de ses œuvres (photographies et peintures). Une exposition immanquable qui s’accompagne d’un podcast librement écoutable sur le site du Centre Pompidou.
Sur son site, la Mairie de Paris fait le point sur ce que l’on peut ou ne peut pas photographier dans la capitale. La question des expositions temporaires n’est pas abordée, mais une récente décision de justice semble trancher en faveur des musées.
Jusqu’au 27 juillet, le studio Willy Rizzo célèbre le glamour éternel de la Ville Lumière, de Fred Astaire dansant à la terrasse du Fouquet’s à Jane Fonda prenant un café à la terrasse de Lipp.
L’avenir de l’agence Roger-Viollet/La Parisienne de photographie est plus que jamais incertain.
Après une première salve d’expositions plutôt bien reçues, Simon Baker, nouveau directeur de la MEP, passe la seconde et précise ses ambitions au Parisien : « Je veux en faire un lieu plus ouvert, plus accueillant et essayer de montrer au public qu’un musée est un lieu de vie dans lequel on peut passer du temps, boire un café, voir des livres… »
La rue Crémieux (12e) est envahie par les Instagrameurs, au grand dam de ses habitants.


Vous manquez d’idées pour la fête des pères ? Magnum reconduit son opération « Square print sale » et met en vente pour une durée limitée (jusqu’au 14 juin) des centaines de tirages 15×15 cm signés ou tamponnés au prix unique de 100$ (90€ environ).

 

« Clique clac”, c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.
Visuel d’ouverture : Abeilles, une histoire naturelle © Eric Tourneret / Muséum d’histoire naturelle du Havre