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Clique clac #184

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En ces temps de fermetures généralisées, pas un jour ne passe sans que l’on reçoive une invitation à visiter virtuellement une exposition. Entre les modélisations 3D impersonnelles et les vidéos télégui(n)dées, la galerie Bigaignon a, nous semble-t-il, trouvé un bon compromis en proposant une visite interactive de l’exposition « United ». La différence avec le tout-venant tient au fait que Thierry Bigaignon lui-même nous fait la visite et qu’il a invité deux photographes défendus par la galerie, Thomas Paquet et Rémi Noël, à présenter leurs œuvres. Le soin apporté au son et à l’image participe aussi au confort de visionnage.
Initialement prévue du 8 avril au 6 juillet 2020, reportée une première fois du 12 novembre au 4 janvier 2021, puis une seconde fois du 16 décembre au 1er février 2021, l’exposition « Noir & Blanc : une esthétique de la photographie » , qui devait se tenir au Grand Palais, est, elle, définitivement annulée. Néanmoins, le public peut la découvrir via des visites virtuelles (payantes) ou en regardant le mini-documentaire Les artistes du noir et blanc d’hier et d’aujourd’hui.
Elle aussi fermée, la Maison européenne de la photographie lance un cycle de masterclasses en ligne sur le thème, toujours porteur, de la photographie urbaine. Après une introduction historique du sujet, le programme mettra en lumière les démarches de trois photographes qui ont fait de la ville leur terrain de prédilection : Raymond Depardon, Lise Sarfati et Chantal Stoman. Les masterclasses se déroulent chaque jeudi à 18h30 à partir du 25 février sur la plateforme Zoom (réservation obligatoire). Eh oui, c’est payant pour les non-abonnés. Mais si vous voulez du contenu gratuit, la MEP propose aussi des podcasts, des entretiens et des analyses d’œuvres sur cette page


Petite-fille de Janine Niépce, Hélène Jaeger-Defaix raconte une photo d’elle et ses amis prise en 1985 par sa grand-mère. Une chouette séquence qui donne envie de se replonger dans l’œuvre de la photographe, qui aurait eu 100 ans en 2021.


C’est tous les jours la Saint-Valentin avec « L’Amour à l’œuvre », série d’émissions d’Arte qui raconte l’art à travers ses couples célèbres. Celui formé par Claude Cahun et Marcel Moore, lesbiennes, résistantes et surréalistes, n’est pas le moins emblématique.


En mars 2013, Felipe Alonso a eu l’idée de créer « Nos, why not ? », une agence photo un peu particulière puisque dédiée aux photographes atteints d’un handicap. Huit ans après sa création, NwNPhoto compte vingt-cinq membres, dont deux aveugles. Et les clients dans tout ça ? Principalement des municipalités, des universités et des fondations. « Il importe, explique Alonso, que le client potentiel ait envie de collaborer avec nous, qu’il ne pense pas que c’est un acte de charité. NwNPhoto a une valeur ajoutée que nous sommes les seuls à pouvoir offrir ».


CLIQUE CLAC EXPRESS
• Les ponts entre photographie documentaire et bande dessinée (par Vincent Jarousseau).
• Didier Bizet, du grand mensonge nord-coréen au spleen russe.
• Quand un fou de Lego rend hommage à Raymond Depardon.
• Grégory Rabejac, spécialiste de la photo en eau douce, au micro de Bixente Lizarazu.
• Femmes photographes, vous avez jusqu’au 20 février pour vous inscrire aux « Tête-à-Tête » organisés par les Filles de la Photo.
• « Big cocks », une série de Heji Shin gonflée d’orgueil.
• Plongée dans les archives de Gabriel Gély, Français tombé amoureux du Grand Nord canadien.
• Le groupe malien Songhoy Blues est entré en studio (mais pas n’importe lequel).
• Un 20e numéro pour la revue en ligne OpenEye.
• Des photographes nature parlent de leur cliché le plus difficile à prendre.
• « Baisse les bras, lentement. J’ai déjà vu ça avant. On l’a tous déjà vu. »


Formée à la photographie documentaire à l’Université des arts de Londres, Arianne Clément a parcouru le monde avant de revenir au Québec où elle s’est fait une réputation dans le portrait de personnes âgés... très âgées. Anik Moulin revient ainsi sur une récente séance pour laquelle la photographe a fait poser son oncle de 99 ans, Roland Breton, un homme qui a « l’esprit vif et de la jasette. »


En janvier 2014, la Royal Photographic Society annonçait la numérisation des anciens numéros de sa revue, tâche titanesque puisque le n°1 remonte à… 1853. Il aura fallu six ans mais c’est aujourd’hui chose faite : les archives du plus ancien magazine photo britannique (soit plus de 30000 pages) sont désormais en libre accès sur le site de la RPS (derrière chaque couverture vous avez tous les numéros parus cette année-là).


Réminiscences ou citations volontaires ? Il y a quelque chose de Moebius dans les couleurs extraterrestres des paysages de Paolo Pettigiani et quelque chose de Miyazaki dans les instantanés pastel d’Akine Coco.


Les couronnes lunaires sont un des rares effets colorés quantiques visibles aisément à l’œil nu, mais pour photographier le phénomène il faut que plusieurs conditions soient réunies. Après de nombreuses tentatives, Alberto Ghizzi Panizza y est parvenu depuis son domicile d’Émilie-Romagne.


Sous un titre dont seul Libé a le secret, Ève Beauvallet raconte comment la belle série réalisée par Michael Bennet en 1979 dans les stations balnéaires du Pays de Galles fut retoquée à l’époque par son commanditaire avant de renaître aujourd’hui sous la forme d’un livre et d’une exposition.


« Black hole sun, won’t you come and wash away the rain… » Ce tube de l’été 1994 signé Soundgarden sert de fil conducteur à une nouvelle revue photo, Tropical Stoemp, dont le premier numéro vient de sortir aux éditions Le Mulet. Cette revue belge réunit 18 photographes sur 60 pages et fait le choix du tout photo (pas de textes), du tout argentique et du (presque) tout noir et blanc. En sera-t-il de même pour le prochain numéro, dont le fil conducteur, nous apprend la RTBF, sera cette fois-ci « Les sunlights des tropiques » de Gilbert Montagné ?

« Clique clac », c’est chaque jeudi le résumé d’une semaine sur la Toile en dix entrées et quelques liens sélectionnés par la rédaction de Chasseur d’Images.
Photo d’ouverture : capture d’écran de la visite interactive de l’expo « United » à la galerie Thierry Bigaignon