Vieillissement comparé Ektachrome / Kodachrome

Démarré par bretoal, Janvier 21, 2015, 15:31:22

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bretoal

Bonjour,

N'ayant rien trouvé d'immédiat sur le Net, je pose la question aux moustachus fréquentant ces lieux : connaîtriez-vous un site présentant de "vieux" clichés Kodachrome et Ekta (années 40 et 50), et permettant de se faire une idée sur la façon dont ces deux émulsions subissent les outrages du temps ?

D'avance merci !

VOIJA

je ne peux pas te donner de différence, mais te dire en revanche que le kodachrome ne bouge vraiment pas au fil du temps et donne des couleurs super belles, même une soixantaine d'années plus tard pour les clichés familiaux retrouvés.
On  ne peut pas en dire autant de toutes les pellicules inversibles (perutz, agfa tiennent moins bien à ma connaissance).

parkmar

Citation de: VOIJA le Janvier 21, 2015, 15:58:42
je ne peux pas te donner de différence, mais te dire en revanche que le kodachrome ne bouge vraiment pas au fil du temps et donne des couleurs super belles, même une soixantaine d'années plus tard pour les clichés familiaux retrouvés.
On  ne peut pas en dire autant de toutes les pellicules inversibles (perutz, agfa tiennent moins bien à ma connaissance).

entièrement d'accord pour Kodachrome! pour Perutz, Agfa, cela dépend des pellicules (et des millésimes) :(

dioptre

Il y a eu une succession de procédés qui ont amélioré à chaque fois la conservation et ces procédés se chevauchaient
Cela va de E1 à E6 des années 40 à nos jours.
Et en plus cela dépend des conditions de conservation.
Tout ce qu'on peut dire c'est que moins c'est vieux plus ça a de la chance d'être bien conservé

Verso92

Citation de: JMS le Janvier 21, 2015, 22:35:22
Notons cependant que les programmes des scanners permettent de récupérer des couleurs plus réalistes, par contre pour la projection quand c'est mort c'est mort !

ROC aroun'd the clock !

;-)

bretoal

Merci à tous.

Je retiens essentiellement, pour revenir à l'esprit de ma question, que les Ekta se dé-saturent mais que les Kodachrome gardent leur densité.  Y a t'il aussi un virage tonal ?  Il me semble que les Kodachrome finissent par acquérir une légère teinte violacée ?

vernhet

Citation de: bretoal le Janvier 21, 2015, 22:51:47
Il me semble que les Kodachrome finissent par acquérir une légère teinte violacée ?
pas sûr
c'est plutôt que les Kodachrome, notamment les K64 présentaient d'origine ce genre de dominante désagréable en particulier en plein jour à l'ombre et même sur les peaux...

VOIJA

Une photo de famille de 1955 en kodachrome

bretoal

Oui, en effet. J'avais déjà noté la bascule "native" du Kodachrome vers le magenta lorsque je le pratiquais, mais comme mes clichés remontent au mieux à 1972, je me demande si sur une période plus longue la dérive s'accentue ?

La petite fille de 1955, qui a du bien grandir depuis, semble exempte de toute dominante, mais comme il y a toute une chaîne numérique qui nous mène de la diapo à l'écran, je ne sais si cela est caractéristique d'une stabilité chromatique.

photoaviateur

La Kodachrome était formidable pour l'époque et particulièrement pour son rendu des tons chairs, une tonalité difficile à reproduire encore de nos jours. Remarquez sur la photo ci-dessus la qualité de rendu de ce ton. Et quelle finesse de grain!!

Lechauve

La photo: que de la lumière...

VOIJA

Je viens de ressortir la diapo originale, sur l'écran de mon Mac, le rendu est très très légèrement plus chaud au niveau de la peau, mais vraiment pas grand chose à en dire de plus.
La petite fille a effectivement grandi, elle est grand mère et va sur ses 65 ans, c'est la vie, quelques événements se  sont passés depuis.
Quant au type de kodachrome, je viens d'autopsier une diapo de la série, il n'y a pas écrit la sensibilité sur celle que j'ai ouverte. Ne figure que la mention kodachrome.

VOIJA

Celle-ci date de 1959, à la Rochelle si je ne m'abuse:

AlexJ

Mes Kodachrome ne posent aucun problème de conservation depuis 1968.  Il est vrai que la KR64 avait une dominante magenta quand le film était " bien mûr" ou avait eu un peu chaud, et plutôt verte pour du film amateur trop frais. Pas trop grave.

Par contre mes Ekta des années '60 (E4) ont été "dévorées" par des taches orange sauf les Ekta HS (160 asa). Certains lots d'Ekta E6, surtout les 200 iso, ont présenté des goutellettes exsudant de la gelatine. Problème de traitement au labo??? Les Ekta 200 professionelles de la même époque et traitées par le même labo n'ont pas présenté ce phénomène.

Les Agfacolor CT18 des années '60 sont devenues légèrement brunâtres. Pas assez d'expérience pour d'autres marques des années '60. Pas de problème avec les Fuji, mais là mon expérience est plus récente...

Comme il est bien précisé dans les notices : les colorants peuvent changer avec le temps  ??? >:(

veto

  En ce qui me concerne , c'est plutôt la qualité du labo qui pèse le plus lourd dans la balance : 55 ans de diapos dans mes boîtes , certaines sont impeccables ( dont les Kodachromes ) d'autres sont parties à la poubelles... J'ignore totalement ce que vont devenir celles qui sont dans le Fm3a et le M7 en ce moment  :D  !

dioptre

Je connaissais un magasin  ( années 70) dont les ekta (les leurs et ceux des clients) étaient développées par un labo.
Pour plus de sureté concernant la conservation des films ils les relavaient. Pour eux le point faible c'était le lavage pas toujours satisfaisant.
Cela peut expliquer les différences constatées maintenant dans la qualité de la conservation.

Gilles

ca c'est le process E6:
1er révélateur: similaire à un révélateur N/B, il produit une image négative composée d'argent métal.
2.lavage: stoppe l'action du 1er révélateur
3.inversion: elle inverse l'image et la rend positive. Dans le temps réalisée par exposition à la lumière, elle plus couramment effectuée de manière chimique.
4.révélateur chromogène: il produit les couleurs de la diapositive. La pellicule contient des coupleurs ajoutés lors de sa fabrication avec lesquels le révélateur couleur va réagir pour produire des colorants proportionnels à l'image.
5.pré blanchiment: il stabilise les colorants pour la suite du traitement
6.blanchiment: il convertit l'image argent métal en halogénures
7.fixage: il enlève tout l'argent de la pellicule, ne restent que les colorants
8.lavage: enlève toute trace de fixateur.
9.stabilisant ou rinçage final: stabilise les colorants, possède une action biocide et contient également un agent mouillant pour faciliter le séchage sans traces.

Dites moi si un relevage en magasin avant livraison est crédible.

dioptre

Début année 70 c'est le procédé E4.
Le lavage préconisé : 6' à 27 - 32 °
Puis stabilisant : 1'
il est composé de
Formaldehyde (35-40% solution) 3.0ml
agent mouillant (10% solution) 10.0ml
eau pour 1 l.

Michel


Lechauve

La photo: que de la lumière...

Elgato94

#20
Une Kodachrome 25 de 1963, et scannée en 2003.
Pas mal, non ?
Foca Sport et exposition "au pif" selon les prescriptions à l'intérieur de l'emballage...  :D
On saurait plus faire ça aujourd'hui.. (enfin, pas tous....  ::) )

Elgato94

En 1939, "Gone with the Wind" à été tourné en Technicolor 3 couches.
Je serais curieux d'en savoir plus sur ce procédé...  ???

Jean-Claude

En dehors des différençes fondamentales de structures de films qui donnent des durées de Vie différéntes à ces deux types d'inversibles, Il ne faut pas oublier non plus que le Kodachrome ne pouvait se développer que sur des machines spéciales Kodak avec les produits spéciaux Kodak, en Europe seul Kodak en avait quelques unes ( une ou deux par pays)
Les Ektas ou autres inversibles pouvaient être développés par un tas de labos privés avec des chimies plus ou moins compatibles et çertains labos travaillaient comme des cochons en ne respectant pas scrupuleusement le process fabricant.

bretoal

Jean-Claude, merci de synthétiser ce qui a été exposé de façon latente plus haut : le traitement "maison" du Kodachrome générait de droit et de fait un résultat d'une haute fiabilité, alors que les E2/4/6 des Ekta étaient sujets à des variation locales importantes, induisant une stabilité bien plus aléatoire...

Merci aussi à ceux qui m'on ressorti de beaux exemples de clichés inversible couleurs vieux de 50 ans et plus... je note que tous sont des Kodachrome !

 

Col Hanzaplast

Colombie 1959 en kodachrome. Ma future femme dans les bras de sa maman  8)
"Le principal n'est pas que la machine fonctionne, c'est que le client croit qu'elle fonctionne."