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Auteur Sujet: Proposition pour enrayer la baisse du nombre d'espèces d'oiseaux et d'insectes  (Lu 2920 fois)

psbez

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Salut à tous,
En 20 ans, voici mon constat sur l’évolution de mon coin de Normandie :
1- Dans les zones cultivées l’effondrement des populations est réel. C’est dramatique
2- C’est dans la partie non cultivée qu’il se maintient encore une faune-flore qui est d’ailleurs en recul progressif ( forêts, champs abandonnés qui d’ailleurs vont être repris après 3/4 ans de jachère, prairies faiblement pâturées réservées aux chevaux etc )
3- Ayant été actif dans le secteur agricole, j’ai observé qu’un pourcentage important d’agriculteurs ( à mon avis plus de 1 sur 2 dans mon coin ) n’effectue pas ses traitements dans les conditions précises préconisées par les services agricoles et les fabricants des produits.
4- Je ne suis pas un vert, loin de là, mais je pense que ces traitements de produits phytosanitaires et d’herbicides ne doivent plus être faits par les agriculteurs. Ils pourraient être effectués par de petites identités techniques, privées et temporaires, dirigées et payées par les chambres d’agriculture locales financées par l’État et l’Europe. A mon avis, la régulation des espèces vivantes, qu’elles qu’elles soient, est une question TROP IMPORTANTE pour être laissée au bon vouloir des agriculteurs individuels qu’ils soient sérieux ou négligents..

KERARN

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Bonjour

Il semble que la baisse des oiseaux et insectes soit assez générale, tu peux sans aucun doute y rajouter les amphibiens et les batraciens....

A te lire, seuls les agriculteurs sont responsables ce que je trouve assez réducteur même si là aussi tu as en partie raison.

Il faut juste comprendre et accepter que la vie moderne est dictée par l'économie, les constructions d'habitations de voiries , de zones industrielles etc.

A cela tu rajoutes l'appât sans limite de l'argent.

Si les agriculteurs que tu vises produisent c'est parce que c'est hors "nature", ce sont juste des entrepreneurs qui vivent de leurs activités et comme pour toutes les activités humaines ça a un coût imposé à la nature....

Ta solution serait donc que les produits phytosanitaires soient pulvérisés via des structures externalisées payées par l'état donc avec les impôts des français ???

Il n'y a donc aucun organisme qui contrôle ?

Aux désirs de gagner de l'argent, tu peux aussi rajouter tous les inconscients qui jettent tout partout et ceux qui parce qu'ils l'ont décidés laissent divaguer leurs animaux domestiques....

Tu n'es sans doute pas un "vert" comme tu dis mais pourquoi faut il soit avoir une étiquette soit s'en défendre pour parler d'un sujet commun.

La nature, sans étiquette, ne fait que s'adapter aux modifications de son biotope, la destruction de ce dernier (peut importe la façon) doit être le socle de la réflexion naturaliste.

Ce travail doit s'axer sur les principales causes plutôt que de vouloir faire de l'image avec des minorités....

Pour avoir vécu des marées noires, vu le pétrole arriver sur les plages, dans les marais, pour avoir vu le comportement de auteurs, pour avoir vu les condamnations, je suis très amer.... Quels impacts cela a t il eu sur  les pétroliers, leurs comportements ont ils changer???

Monnaie is monnaie  politique is politique

psbez

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Kerarn, je vais préciser mon propos :
1- OK, il n’y a pas que les agriculteurs qui polluent mais ils représentent la grande part. La preuve : dans mon village, 1500 hbts, il y a maintenant plus d’insectes de toutes sortes que dans l’espace alentour qui est très loin d’être totalement cultivé. Mais il y a de nombreux champs qui sont « traités ». Ce sont les traitements qu’ils reçoivent qui « débordent » dans l’espace environnant.
2- C’est la société, toute entière, qui doit assumer la protection de la nature. Ce n’est pas aux agriculteurs de décider, par obligation technique, de faire des traitements avec tel ou tel produit. Je les vois, pas tous effectivement, faire des traitements qui ont des conséquences fortes sur la biodiversité : cette responsabilité est trop importante et dépasse celle de l’individu isolé.
3- Ces petites structures, externalisées comme tu dis, pourraient tout à fait être mises en oeuvre par les organismes agricoles cogérés avec l’État et aussi les agriculteurs eux mêmes grâce à leurs représentants.
4- Il s’agit, tout simplement, de bien choisir les produits, contrôler leurs dosages et les dates d’épandage, tenir compte des conditions météo etc.. C’est à l’État d’organiser, dans la concertation, une telle organisation. Il doit y en avoir d’autres pouvant remplir la même mission. L’agriculteur n’aurait plus qu’à payer les produits et un part raisonnable des coûts totaux..
Voilà, cette proposition technique découle de mon constat et de mon état d’esprit...

KERARN

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Pas de soucis, puisque si tu compares l'emprunte de zones urbanisées et celle cultivées la "part" des agriculteurs est factuellement plus importante.

En plus des produits phytosanitaires tu peux aussi rajouter les monocultures et la multiplicité de cultures brèves n'offrant jamais un biotope stable à la faune et excluant toute la flore.

Seulement on interdisant ou en modérant ces paramètres les entrepreneurs agricoles perdent du rendement et de l'argent, donc on reviens immanquablement à l'économie et à l'argent roi sans partage.

Je fais malheureusement le même constat que toi, j'ai la mauvaise impression d'avoir plus de diversité dans mon jardin que sur les hectares cultivés à proximité de mon village.

C'est aussi sans doute dû aussi au fait que je pense mon jardin pour la faune et aménageant la flore dans ce sens, sans impératifs de rendement économique (ça me coûte de l'argent) et que j'y suis aussi plus attentif.

Après lorsque je mets du grain et des abreuvoirs avec de l'eau régulièrement changée et que je vois une voiture écraser un hérisson devant chez moi et qu'il y a parfois une dizaine de chats a chasser les oiseaux et les lézards, j'avoue clairement mon énervement et mon incompréhension...

daguet

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4- Il s’agit, tout simplement, de bien choisir les produits, contrôler leurs dosages et les dates d’épandage, tenir compte des conditions météo etc.. C’est à l’État d’organiser, dans la concertation, une telle organisation.


 Ca existe déjà...
https://marne.chambre-agriculture.fr/environnement-et-reglementation/phytosanitaires/usage-des-produits-phytosanitaires/

 Tout agriculteur est tenu d’enregistrer les traitements phytosanitaires réalisés sur son exploitation, afin d’assurer la traçabilité des produits et d’en faciliter le contrôle. C’est le registre phytosanitaire.

Ce document peut être réalisé sur papier (carnet de plaine, fiche parcellaire) ou informatique (logiciel Mes P [at] rcelles). Il doit être conservé pendant 5 ans.

Un modèle de registre phytosanitaire est disponible en téléchargement.

Ce registre doit obligatoirement contenir les informations suivantes :

Identité de la parcelle (n° d’îlot ou nom de la parcelle)
Culture produite (variété)
Nom commercial complet du (des) produit(s) utilisé(s)
Quantité ou dose de produit utilisé
Date de traitement
Date(s) de récolte

psbez

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A daguet : penses-tu, sérieusement, que TOUS les agriculteurs remplissent honnêtement le formulaire ?

KERARN

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A daguet : penses-tu, sérieusement, que TOUS les agriculteurs remplissent honnêtement le formulaire ?

Si tu pars du principe que personne ne respecte rien, ça sera une généralité peu importe la structure qui en serait responsable....

kochka

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Tu peux également partir du principe que l'agriculteur survit à partir des prix imposés par la grande distribution, qui les étrangle chaque année davantage pour pouvoir augmenter ses marges tout en t'attirant par des promotions.
De tous les travailleurs, les agriculteurs sont probablement ceux  qui effectuent et de loin le plus d'heures pour le plus mauvais salaire à l'heure travaillée.
Il sont pris dans une mécanique infernale d'augmentation de la productivité avec des prix toujours plus bas et de traitements toujours plus chers. Ce n'est jamais de gaité de coeur qu'ils dépensent des fortunes  en balançant de la chimie dans la nature.
Les responsables sont les intermédiaires qui s'engraissent et le consommateur qui veut des prix.
Technophile Père Siffleur

daguet

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A daguet : penses-tu, sérieusement, que TOUS les agriculteurs remplissent honnêtement le formulaire ?
Est ce qu'ils respectent TOUS les zones non traitées, le mélange des produits, les contrôles technique des pulvérisateurs...je n'ai pas la réponse. TOUS sans doute pas ...comme pour toute réglementation, il y aura toujours une partie qui cherche à la contourner.
 Maintenant, je ne suis pas spécialiste, mais vu le prix de tous ces produits phyto, je pense que les agriculteurs recherche plutôt des solutions pour en utiliser le moins possible...mon côté bisounours sans doute.
 Après le système que tu préconisais existe, il suffit de renforcer les contrôles ...et là c'est le rôle des services de l'état. Sans doute pas la peine de créer d'autres structures ...qui existe elles aussi plus ou moins quand les agriculteurs font appel à des prestataires de services pour différents travaux, moisson, traitement etc.

psbez

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J'observe, et cela me conforte, qu'aucun d'entre vous n'a contesté ma phrase : << C’est la société, toute entière, qui doit assumer la protection de la nature. Ce n’est pas aux agriculteurs de décider, par obligation technique, de faire des traitements avec tel ou tel produit. Je les vois, pas tous effectivement, faire des traitements qui ont des conséquences fortes sur la biodiversité : cette responsabilité est trop importante et dépasse celle de l’individu isolé >>
Ensuite je suis d'accord sur le fait qu'on pourrait améliorer le système actuel. Mais j'ai un gros doute sur la capacité technique des agriculteurs eux mêmes à faire les choix des bons produits d'une part et réussir les traitements dans les bonnes conditions d'autre part. c'est pour cela que j'ai imaginé la structure technique ( légère ) étrangère à l'exploitation pour faire le travail afin d'être bien sûr que ce travail sera bien fait. 

daguet

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Je ne connais pas bien tous ces mécanismes, mais plutôt que rajouter une structure supplémentaire, je pense que l'argent public serait mieux utilisé en favorisant les conversions à l'agriculture biologique...

KERARN

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KOCHKA

Je ne vais surtout pas dénigrer le travail en règle générale et encore moins celui des agriculteurs, cependant, nous sommes de moins en moins dans « l’agriculture / terre nourricière » et de plus en plus dans des « entreprises / exploitants agricoles ».

Il y a un grand nombre d'entrepreneurs qui travaillent énormément pour des retours financiers faibles mais je ne crois pas que ça soit une obligation mais plutôt un choix professionnel et de vie; les agriculteurs que je connais et ceux avec qui je peux discuter ne voudraient pour rien au monde quitter leur mode de vie.

C'est sans doute dans certains cas un choix entre deux maux mais c'est un choix.

La grande distribution est une entreprise de quasi-monopole (pour moi) qui a pour objectif de faire de l’argent dans la vente mais est-elle la seule intermédiaire à se servir au passage ?

S’agissant des consommateurs, c’est le 5 fruits et légumes par jour, oui tous sont pour des produits français de qualité mais est ce à la hauteur du pouvoir d’achat de plus grand nombre ?

Enfin nous sommes hors sujet...

KERARN

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Je ne connais pas bien tous ces mécanismes, mais plutôt que rajouter une structure supplémentaire, je pense que l'argent public serait mieux utilisé en favorisant les conversions à l'agriculture biologique...

Et pourtant certains agriculteurs pointent déjà les problèmes de pollution bio liées au cuivre par exemple...

KERARN

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PSBEZ

Personne ne peut dire que la protection de la nature n'est pas l’affaire de toute la société, mais, ça ne se limite pas aux seuls agriculteurs loin s’en faut.

Pour autant je ne suis pas d’accord avec le fait que leur activité bénéficie de structures payées par les impôts publics à des fins entrepreneuriales d’agriculture où alors il faut que cette part financière prise par la société soit retranchée sur le prix final et ça tu peux toujours rêver!!!

Je te trouve un peu blessant; tu écris en préambule que les agriculteurs font n’importe quoi avec les produits phytosanitaires, puis, qu’ils vont outre ce qui est déjà mis en place en ne respectant pas les normes et maintenant qu’ils n’ont pas les capacités techniques pour le faire ….

Ce n’est sans doute pas une généralité, ni dans un sens ni dans l’autre, mais les agriculteurs modernes utilisent les technologies de pointe pour gérer au mieux et à moindre coûts leurs exploitations (carte et profils GPS, collier des vaches laitières, robotisations traire et autres…) car ils y sont gagnants.

Je n’ai pas de chiffres mais au final y a-t-il peut-être moins de produits phytosanitaires qu’il y a 10 ans ?

La multiplicité et le nombre de cultures différentes (certaines uniquement justifiées par la subvention) avec des mises à nue du biotope sont certainement un très gros problème qui influent plus que les produits employés.

psbez

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A tous, Je n’ai jamais dit que tous les agriculteurs font mal leur boulot mais il y a un bon pourcentage de négligents par habitude et depuis longtemps : je l’ai vu, de mes yeux. Le choix des bons produits, leur concentration dans le solvant ( eau ou autre liquide ), toutes les modalités d’épandage ( vent, vitesse stabilisée du tracteur ou de la machine par exemple ) sont des conditions difficiles à bien maîtriser et certains le font plus sérieusement que d’autres.
- La culture bio est peut-être valable pour la vente à des acheteurs proches ( cultures maraîchères et fruitières en circuits courts ) mais impensables pour les cultures industrielles d’exportation ( blé, colza etc et aussi certains fruits de consommation en masse ) Les sols de ces grandes cultures comme ceux de la Beauce maintiennent leur bonne fertilité sur le long terme grâce à l’agriculture « RAISONNEE » qui est un équilibre intelligent entre les apports de matières organiques comme le fumier et les engrais chimiques. Notons que les engrais chimiques se sont beaucoup améliorés : ils n’ont presque plus de métaux lourds et de métalloïdes. Leur nocivité n’est plus à l’ordre du jour et je ne comprends pas les bio-écolos qui maintiennent leur interdiction alors qu’ils acceptent la culture hors sol sous serre ( cas de la tomate )
- La France a bien perdu en parts de marché international ces dernières années, à cause des nombreuses contraintes imposées à nos agriculteurs dont la compétitivité a bien baissé car nos prix de revient ont trop augmenté.
- Je trouve donc normal que la nation aide les agriculteurs à mieux protéger la diversité des espèces
Merci pour vos interventions intéressantes

psbez

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Je n'ai pas fermé ce fil : il peut continuer, bien sûr

Cheps

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Je n'ai pas fermé ce fil : il peut continuer, bien sûr
C’est un débat  sans fin, les causes sont connues mais lutter contre ou améliorer on ne peut ou veut pas.

kochka

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Pour améliorer il faudrait garantir un prix à la production, en imposant les importation de pays qui utilisent des produits interdits chez nous.
Qui va oser le faire? 
La grande distribution est dans un position d'oligopole, impose sans vergogne ses prix et ses ristourne aux producteurs. Il faut s’appeler Nestlé pour pouvoir se défendre; pour les petits c'est perdu  d'avance.
Aucun gouvernement n'a osé mettre le holà à cette situation inadmissible.
Technophile Père Siffleur

psbez

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Je suis d’accord avec Kochka pour que notre pays, dont le règles imposées aux paysans sont sévères, soit si laxiste avec les productions importées, taxe enfin ces productions étrangères qui « tuent » nos paysans. Mais j’ai des doutes sur notre capacité politique à le faire et aussi sur notre capacité à contrôler ces productions. En fait notre pays est faible sur de nombreux plans, hélas !
Notre blé, et notre vin, il y a 20 ans, sauvaient notre commerce extérieur : pourquoi n’est-ce plus le cas aujourd’hui ?
Je suis d’accord aussi avec Kochka pour que l’État impose des règles plus sévères aux grandes surfaces. Il faudrait que les syndicats paysans ( fnsea et consorts ) fassent aussi leurs propositions à l’État pour que celui-ci impose des conditions d’achat et de vente acceptables aussi bien pour les producteurs que pour les consommateurs. 

daguet

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A tous, Je n’ai jamais dit que tous les agriculteurs font mal leur boulot mais il y a un bon pourcentage de négligents par habitude et depuis longtemps : je l’ai vu, de mes yeux. Le choix des bons produits, leur concentration dans le solvant ( eau ou autre liquide ), toutes les modalités d’épandage ( vent, vitesse stabilisée du tracteur ou de la machine par exemple ) sont des conditions difficiles à bien maîtriser et certains le font plus sérieusement que d’autres.
- La culture bio est peut-être valable pour la vente à des acheteurs proches ( cultures maraîchères et fruitières en circuits courts ) mais impensables pour les cultures industrielles d’exportation ( blé, colza etc et aussi certains fruits de consommation en masse ) Les sols de ces grandes cultures comme ceux de la Beauce maintiennent leur bonne fertilité sur le long terme grâce à l’agriculture « RAISONNEE » qui est un équilibre intelligent entre les apports de matières organiques comme le fumier et les engrais chimiques. Notons que les engrais chimiques se sont beaucoup améliorés : ils n’ont presque plus de métaux lourds et de métalloïdes. Leur nocivité n’est plus à l’ordre du jour et je ne comprends pas les bio-écolos qui maintiennent leur interdiction alors qu’ils acceptent la culture hors sol sous serre ( cas de la tomate )
- La France a bien perdu en parts de marché international ces dernières années, à cause des nombreuses contraintes imposées à nos agriculteurs dont la compétitivité a bien baissé car nos prix de revient ont trop augmenté.
- Je trouve donc normal que la nation aide les agriculteurs à mieux protéger la diversité des espèces
Merci pour vos interventions intéressantes

Du coup  pour enrayer la baisse de biodiversité, comme seule proposition, tu as le contrôle plus sévère des quelques agriculteurs qi n'utiliseraient pas correctement les produits phyto sanitaire... Le bio on oubli, les engrais chimique en fin de compte, c'est pas mauvais... Ca me semble bien léger!
Et la nation les aiderait pour ne rien changer en fait??


psbez

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Mon cher Daguet, un petit effort svp :
- Pourquoi la diversité des espèces se maintient-elle,  ou baisse moins vite, dans les agglomérations ?  Alors que la pollution y est plus importante.
- J’habite dans un village de l’Eure, et je ne mange que très peu de pommes provenant de mes deux pommiers : elles sont presque totalement ravagées par la tavelure d’un côté et les mouches de l’autre. Elles pondent dessus et pourrissent les fruits car je ne fais pas de traitement. Dois-je continuer comme cela ? Le vrai bio demande énormément de travail et de technicité. Dans les conditions actuelles, la culture bio n’est pas encore adaptée à un monde de 8 milliards d’habitants. 
- Il est clair que ce sont les traitements phytosanitaires des agriculteurs qui sont la cause n°1 de la baisse tragique de la biodiversité dans notre pays. J’avoue que je ne connais pas l’impact mondial réel du réchauffement climatique sur la biodiversité. Ce sont les activités humaines qui font baisser la surface des milieux naturels qui ont un impact fort sur la baisse mondiale de la biodiversité : que pouvons nous faire, nous, pauvres français, pour combattre cette tendance mondiale ?
- En ce qui concerne notre agriculture, enlever aux agriculteurs la responsabilité des traitements phytosanitaires ne sera pas une petite affaire, loin de là. C’est une grande bataille politique à mener et elle ne sera pas forcément gagnante, hélas.
- Je suis convaincu que c’est à la société de prendre en charge la politique phytosanitaire du pays et de faire barrage, en même temps, aux productions importées, surtout si on n’est pas capable de les contrôler sérieusement, ce qui est le cas pour l’instant.

daguet

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- La culture bio est peut-être valable pour la vente à des acheteurs proches ( cultures maraîchères et fruitières en circuits courts ) mais impensables pour les cultures industrielles d’exportation ( blé, colza etc et aussi certains fruits de consommation en masse ) Les sols de ces grandes cultures comme ceux de la Beauce maintiennent leur bonne fertilité sur le long terme grâce à l’agriculture « RAISONNEE » qui est un équilibre intelligent entre les apports de matières organiques comme le fumier et les engrais chimiques.

- Il est clair que ce sont les traitements phytosanitaires des agriculteurs qui sont la cause n°1 de la baisse tragique de la biodiversité dans notre pays.

Je veux bien faire un effort en reprenant tes deux affirmations;) et en les mettant en relief avec le fait que la SAU en céréale en France occupe 9 millions d'hectares et que la moitié de la production part à l'exportation.
 
D’où ma proposition :
N'exportons  plus de céréale  et les surfaces ainsi libérées (4,5 millions d'hectares) seraient entretenus par les agriculteurs avec comme objectif la restauration d'une biodiversité. Cela bien entendu subventionné par l'état.
 Qu'en penses tu ?


kochka

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On peut ajouter qui payera la perte de nos exportation, et le subventions aux agriculteurs?
Technophile Père Siffleur

daguet

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Nous

psbez

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A Daguet : ton irréalisme me laisse pantois..

daguet

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Irréaliste...il existe pourtant un système proche... les MAEC  (mesure agro-environnementale et climatique ) mais basé sur le volontariat.

Exemple pour les grandes cultures :
 Diversité des cultures sur les terres arables :
■ la culture majoritaire ne peut représenter plus de 60 %
en année 2 et 50 % à partir de l’année 3 ;
■ quatre cultures différentes au moins en année 2 et 5 cultures différentes à partir de l’année 3
Limitation des traitements phytos

Rémunération : dépend des régions (paramètres régionaux pris en compte pour le calcul) et du niveau d’exigence dans lequel l’agriculteur souhaite s’engager.
■ Niveau 1 : de 100 €/ha à 131 €/ha
■ Niveau 2 : de 162 €/ha à 244 €/ha

il faudrait peut être juste rendre le système obligatoire?

January

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Bonjour,

C'est trop tard, nous sommes dans le phase de non retour.

 [at] +

daguet

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Comme dirait psbez, ton optimisme me laisse pantois...

KERARN

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Bonjour,

C'est trop tard, nous sommes dans le phase de non retour.

 [at] +

Bah, comment dire, tu as vraisemblablement et surtout malheureusement raison......

wll92

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Bonjour,

C'est trop tard, nous sommes dans le phase de non retour.

 [at] +
Je pense qu'il faut au contraire se battre. TOUT n'est pas perdu.

psbez

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Salut à tous,
Après quelques "digressions" ne serait-il pas intéressant de revenir au sujet principal que j'avais soulevé ? Le voici :
<< C’est la société, toute entière, qui doit assumer la protection de la nature. Ce n’est pas aux agriculteurs de décider, par obligation technique, de faire des traitements avec tel ou tel produit. Je les vois, pas tous effectivement, faire des traitements qui ont des conséquences fortes sur la biodiversité : cette responsabilité est trop importante et dépasse celle de l’individu isolé. >>

SPOTMATIK

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quand les électeurs responsables n'ont pas été foutus de lire en entier les 2 traités européens dont le dernier , pourtant refusé nous fut quand même vaseliné pour soit disant les bonnes causes , il ne faut pas s'étonner d'en subir les conséquences néfastes pour la biodiversité qu'essaye de survivre aux incendies ,marées noires , algues vertes , inondations , etc .... entre autres éruptions volcaniques incontrôlables  ;D

KERARN

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Salut à tous,
Après quelques "digressions" ne serait-il pas intéressant de revenir au sujet principal que j'avais soulevé ? Le voici :
<< C’est la société, toute entière, qui doit assumer la protection de la nature. Ce n’est pas aux agriculteurs de décider, par obligation technique, de faire des traitements avec tel ou tel produit. Je les vois, pas tous effectivement, faire des traitements qui ont des conséquences fortes sur la biodiversité : cette responsabilité est trop importante et dépasse celle de l’individu isolé. >>

Pardon .....

Monte ton entreprise épandage industriel de produits phytosanitaires que la agriculteurs ne savent pas faire, avec mes impôts et tout ira bien, bon vent !!


psbez

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Je pense qu'il vaut mieux clôturer ce fil..

heneauol

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  • les hommes, les anges, les vautours...
On sait tous ce qui est plutôt favorable ou néfaste à la biodiversité. Malheureusement certaines choses sont devenues presque impossible à changer. Le problème c'est qu'à moyen terme, nous allons dans un mur.
L'agriculture intensive est l'un des problèmes mais autre chose est possible...
https://www.bing.com/videos/search?q=ferme+de+cagnolle&&view=detail&mid=AE07ED03BEEB31DE75EFAE07ED03BEEB31DE75EF&&FORM=VRDGAR&ru=%2Fvideos%2Fsearch%3Fq%3Dferme%2Bde%2Bcagnolle%26FORM%3DHDRSC3
Il faut faire avec dame nature, jamais contre elle sinon un jour ou l'autre elle envoie sa facture.
Pour en venir à l'agriculture intensive, oui jusqu'à présent cela a permis de nourrir la quantité déraisonnable d'humains habitants notre trop petite terre. jusque-là...
voir aussi Alain Peeters agroécology
https://www.facebook.com/100063596911553/videos/738217913707767
les hommes, les anges, les v..

kochka

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On sait tous ce qui est plutôt favorable ou néfaste à la biodiversité. Malheureusement certaines choses sont devenues presque impossible à changer. Le problème c'est qu'à moyen terme, nous allons dans un mur.
L'agriculture intensive est l'un des problèmes mais autre chose est possible...
https://www.bing.com/videos/search?q=ferme+de+cagnolle&&view=detail&mid=AE07ED03BEEB31DE75EFAE07ED03BEEB31DE75EF&&FORM=VRDGAR&ru=%2Fvideos%2Fsearch%3Fq%3Dferme%2Bde%2Bcagnolle%26FORM%3DHDRSC3
Il faut faire avec dame nature, jamais contre elle sinon un jour ou l'autre elle envoie sa facture.
Pour en venir à l'agriculture intensive, oui jusqu'à présent cela a permis de nourrir la quantité déraisonnable d'humains habitants notre trop petite terre. jusque-là...
voir aussi Alain Peeters agroécology
https://www.facebook.com/100063596911553/videos/738217913707767
Exactement, et encore elle nourrit très mal.
Technophile Père Siffleur

mb25

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    • michel balanche photographe de nature
Dans ma region  la rémunération des agriculteurs est tres élevée. A 65 centimes d'euros le litre de lait en zone comté celà laisse des bénéfices appréciables  auxquelles s'ajoutent des primes pac montagne.
Pourtant la biodiversité est en péril. Pourquoi / parce que ce n'est jamais assez et s'il reste quelques metres carrés de friches, d'affleurements rocheux ou de zone humide il faut passer le casse cailloux et grignoter la zone humide etc.
Chez nous ce n'est pas un problème de revenus mais de volonté des acteurs du monde paysan et des politiques.  Et là rien ne bouge.
Personnellement je ne demande pas grand chose / Juste de  ne pas aller plus loin et de laisser les quelques zones encore sauvages en l'état.
mb

KERARN

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Dans ma region  la rémunération des agriculteurs est tres élevée. A 65 centimes d'euros le litre de lait en zone comté celà laisse des bénéfices appréciables  auxquelles s'ajoutent des primes pac montagne.
Pourtant la biodiversité est en péril. Pourquoi / parce que ce n'est jamais assez et s'il reste quelques metres carrés de friches, d'affleurements rocheux ou de zone humide il faut passer le casse cailloux et grignoter la zone humide etc.
Chez nous ce n'est pas un problème de revenus mais de volonté des acteurs du monde paysan et des politiques.  Et là rien ne bouge.
Personnellement je ne demande pas grand chose / Juste de  ne pas aller plus loin et de laisser les quelques zones encore sauvages en l'état.
mb

Je te rejoints sur le problème de la destruction des biotopes, la terre n'est plus qu'un support "hors sol", cependant tu es hors sujet (comme moi d'ailleurs) puisque la question de l'auteur porte sur les produits phytosanitaires mal utilisés et pour lequel la création d'une entreprise privée d'épandage payée avec tes impôts semble être la solution......

""Salut à tous,
Après quelques "digressions" ne serait-il pas intéressant de revenir au sujet principal que j'avais soulevé ? Le voici :
<< C’est la société, toute entière, qui doit assumer la protection de la nature. Ce n’est pas aux agriculteurs de décider, par obligation technique, de faire des traitements avec tel ou tel produit. Je les vois, pas tous effectivement, faire des traitements qui ont des conséquences fortes sur la biodiversité : cette responsabilité est trop importante et dépasse celle de l’individu isolé. >>""

Jean-Pierre_22

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Ici en Bretagne  comme dans toutes les régions françaises  les cultures de betteraves fourragères pour le bétail ont totalement disparu au profit d'énormes surfaces de maïs (ce que j'appelle désert vert) . Sur ces déserts verts il n'y a aucune biodiversité ; y compris  lorsque le maïs est en fleurs ; ces fleurs ne reçoivent aucune visite d'insecte .
Alléger le traitement phytosanitaire de cette plante revient à accepter un rendement moindre

Je me souviens d'un agriculteur qui me disait voici quelques années : je cultive très peu de maïs et mes bovins sont très heureux avec mes betteraves. Mes vaches laitières en raffolent !!!  Ce raisonnement est rarissime !!!

 

kochka

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C'est une simple question de rentabilité minimale et souvent de survie.
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Katana

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C'est une simple question de rentabilité minimale et souvent de survie.

Peut être, mais j'aimerais savoir si c'est aussi rentable que ça, par rapport à tout ce que demande le maïs (eau, traitement, etc...) par rapport à d'autres choses comme la betterave par exemple.

Pour la question de survie, il faudra bien que le monde agricole évolue, car les cultures actuelles ont un énorme besoin en eau, et je ne t'apprendrais pas que cette ressource va se faire de plus en plus rare et chère. Alors il va bien falloir réfléchir à des cultures moins gourmandes, parce que ça commence à coincer à droite et à gauche sur l'utilisation (sur utilisation) de l'eau.
La survie des agriculteurs passera aussi par là, qu'ils le veuillent ou non.

kochka

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Peut être, mais j'aimerais savoir si c'est aussi rentable que ça, par rapport à tout ce que demande le maïs (eau, traitement, etc...) par rapport à d'autres choses comme la betterave par exemple.

Pour la question de survie, il faudra bien que le monde agricole évolue, car les cultures actuelles ont un énorme besoin en eau, et je ne t'apprendrais pas que cette ressource va se faire de plus en plus rare et chère. Alors il va bien falloir réfléchir à des cultures moins gourmandes, parce que ça commence à coincer à droite et à gauche sur l'utilisation (sur utilisation) de l'eau.
La survie des agriculteurs passera aussi par là, qu'ils le veuillent ou non.
Il faudra certainement évoluer, mais il faudra également que les acheteurs évoluent aussi.
Contrairement aux salariés les agriculteurs ne peuvent pas se mettre en grève pour améliorer leur situation et demander en plus le paiement des jours de grève.
 S'ils veulent que leurs revenus ne diminuent pas chaque année, il leur faut produire plus et travailler plus.
C'est au consommateur de bouger en exigeant la réduction des marges de la distribution et la fin du racket permanent dont ils sont les victimes.
Technophile Père Siffleur

heneauol

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pour rester dans le domaine agricole : autre chose est possible et faisable. non au lieu de produire toujours plus, on peut produire mieux, meilleurs, ne plus gaspiller, etc.
Par contre la qualité a un prix.  il faut arrêter de vouloir pleins d'objets inutiles, consommer pour consommer et râler de devoir payer 1 e de plus pour de la nourriture de qualité (+ nutritif, meilleur pour la santé, plus de goûts, etc)
https://www.youtube.com/watch?v=T6cFPxLRkTs&t=1917s
il faut faire avec dame nature, jamais contre elle. On a fait bcp de conneries et bousillé bcp de choses.
avant l'agriculture intensive, les rendements étaient certes pas toujours très bons, mais on a maintenant des connaissances que l'on avait pas avant
les hommes, les anges, les v..

kochka

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Certes ce serait bien, mais difficile .
En très, très gros, multiplier le prix du blé par 7.

« Entre 1815 et 1940, le rendement moyen national du blé montre une progression régulière mais modeste, passant de 8-10 q/ha avant 1850 à 12-14 q/ha avant 1945. L’essentiel de cette progression est attribuable à la mécanisation des tâches, à l’amélioration des machines, à l’introduction de variétés sélectionnées, d’engrais et d’amendements minéraux.
Entre 1945 et 1995 environ, le rendement moyen des blés français a connu près d’un demi-siècle de hausse continue, passant de 14-15 q/ha à 70 q/ha. On peut rattacher cette progression considérable à la génétique qui bénéficie d’un emploi cohérent des fertilisants, des produits de protection (herbicides, fongicides et régulateurs en particulier) et du perfectionnement des méthodes de travail du sol, de semis ou de moisson.
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CHENEROSEAU

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Nous devons :
1. diviser la population mondiale minimum par 2 ;
2. Arrêter l'étalement urbain ;
3. abandonner le modèle de la révolution industrielle ;
4. cesser de dire que nos enfants sont l'avenir de nos retraites ;
5. avoir le courage de renoncer.

Cheps

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Ne plus se laisser influencer par les lobbys de l’industrie chimique et ceux de la chasse, les 2 grands responsables de la disparition des insectes et avifaune pour le premier et les oiseaux pour le second.

kochka

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Ne plus se laisser influencer par les lobbys de l’industrie chimique et ceux de la chasse, les 2 grands responsables de la disparition des insectes et avifaune pour le premier et les oiseaux pour le second.
La chasse est certainement responsable de la disparition des insectes.
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heneauol

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Le Monsieur a pourtant été clair : les oiseaux pour le second.
oui la chasse est une pression négative de plus (le plus souvent parfaitement évitable) sur l'avifaune ou la faune.
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