La disparition

Démarré par LeLamaFou, Novembre 19, 2025, 13:19:16

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LeLamaFou

#125
Citation de: Tomzé le Novembre 27, 2025, 16:47:21Non Raymond, le travail de Walker Evans montre et ne raconte pas. Jamais vous aurez de narration dans les photos de Walker Evans. Il ne voulait surtout pas que ses images racontent une histoire de manière littérale ou illustrative. Pour lui, une photo ne devait pas expliquer, mais montrer. D'ailleurs, il critiquait les photographes qui racontent trop et réduisent la complexité d'un sujet à un message clair. Dans son travail à la FSA, il a surtout cherché à produire une description de ce qu'il photographiait proche d'un inventaire et a toujours essayé d'être le plus neutre et le plus objectif possible. W.Evans pensait qu'une bonne photographie doit susciter des questions, et ne pas donner de réponses. Il a toujours affirmé que ses sujets, comme les maisons, les enseignes, les façades, et les gens du metro, étaient leur propre récit, sans avoir besoin de rajouter du narratif. Il laissait sa photographie, ouverte à l'interprétation. Vos comprendrez, Raymond, que je ne peux être d'accord avec vos affirmations concernant Evans. Je ne suis peut-être qu'un modeste petit photographe amateur, mais un petit amateur qui a potassé pas mal sur l'oeuvre d'Evans.

Quant aux propos du LLF, volontairement je n'y répondrais pas, je crains qu'il ne puisse une fois de plus ne pas comprendre. Il n'en vaut pas le coup. Je le laisse volontiers se jeter sur wikipedia.

W. Ewans montre : nous sommes d'accord
En tant que spectateur, nous nous racontons une histoire.
Il y a bien eu narration, mais pas à la manière d'un livre.
Et il serait facile d'écrire ce que nous raconte ces photographies.

A propos de la "neutralité" de W. Ewans, je pense aussi que ce mot aurait besoin d'être défini.
Un jour un participant d'un club photo me confiait qu'il désirait photographier la nature sans y apporter quoi que ce soit de sa part. Il visait une objectivité parfaite. J'ai un peu de mal avec cette idée.
On met toujours un peu de soi-même lorsque l'on photographie.
W. Ewans photographie sans affect, de façon directe mais cette simplicité qui donne de la force à son travail. Et c'est aussi pour cela que finalement l'ensemble raconte une histoire.

bozart

Citation de: raymondheru le Novembre 25, 2025, 21:59:13Je vous conseille cet article intéressant (traduction facile en ligne)
https://blog.artsper.com/en/a-closer-look/narrative-photography/

La notion devient un fourre-tout dans cet article. Ce n'est pas très sérieux comme approche.

Et concernant l'auteur de ce post :
Citation de: Tomzé le Novembre 27, 2025, 14:27:49D'ailleurs Bozart avait essayé de te le faire comprendre, en pure perte.

Je laisse tomber.  ;)
Une définition amenée sur le mode « MOI JE définis le terme comme ça » indique sans ambiguïté l'impossibilité d'aller plus loin et de discuter sur une base solide.
(Si chacun crée SA définition de chaque notion, c'est du grand n'importe quoi).


Citation de: Pichoun le Novembre 27, 2025, 16:54:23Est-ce que l'on peut « raconter » à nos dépens via la photographie?

Non, on ne raconte rien.
Ce sont les autres qui « se racontent » des trucs ! Et ça s'appelle de l'interprétation.


poc128

Citation de: Verso92 le Novembre 20, 2025, 21:14:05J'ai la ref' !

;-)

J'espère bien pour toi, c'est culte !
 ;)
Take a walk on the wild side..

egtegt²

Ca me semble pourtant assez simple : soit on raconte soit on décrit. Certaines photos sont effectivement purement descriptives, elles ne montrent qu'une situation figée. D'autres montrent une situation en mouvement, d'autant plus s'il y a plusieurs photos, je vois mal comment on peut éviter d'utiliser des termes relatifs à la narration quand une photo ou un ensemble de photos ne sont pas purement descriptives.

AlvahGoldbrook

Et si on disait : une photo ne raconte pas quelquechose elle même, mais le permet, est un support, un medium pour ?
Peu importe la photo il y a toujours matière à décrire, exposer, inventer...

C'est jouer sur les mots mais le terme "raconter" semble lié à la parole ou l'écrit, donc à l'imagination/ressenti du spectateur.

Bon, j'ai survolé, ça a peut-être été dit d'une manière ou d'une autre.