Peur d’enfance... enfin d’adolescence... enfin...

Démarré par Hector06, Avril 02, 2026, 22:15:49

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Hector06


Savez vous à quoi servent ces petits ronds qui ont l'air l'air d'être prévus pour stopper le vieillissement de la population et alléger le financement des retraites ?


R5 II (enfin, en rêve)

vernhet


philFAR

La recherche obsessionnelle des pareidolies peut tourner le photographe et le spectateur en bourrique c'est pour cela que je me limite à celles qui gardent pour moi un côté esthétique évident, je ne suis donc convaincu par cette démarche. 

Hector06

Citation de: philFAR le Mai 01, 2026, 22:40:20La recherche obsessionnelle des pareidolies peut tourner le photographe et le spectateur en bourrique c'est pour cela que je me limite à celles qui gardent pour moi un côté esthétique évident, je ne suis donc convaincu par cette démarche. 


Merci pour ton avis, qui se tient et démontre bien le côté personnel de la démarche, et aussi de la lecture de ce fil.

Comme raconté plus en arrière de ce thread, il y a une part de hasard, qui devient poétique au moment même où tu commences à te demander si c'est vraiment du hasard...

Poétique est à mettre en guillemets, afin de ne pas être taxé de délires divers.

Néanmoins, ces loups arrivent toujours lorsque je pense leur survenue en tant que lointain souvenir. À croire qu'après m'avoir poursuivi, tourmenté et dérangé pendant toute mon enfance - et bien plus - ils ont d'une certaine manière usé d'une mise à jour lente, proche du harcèlement ou tout simplement du clin d'oeil.

Alors oui, moi même je pourrais me lasser. Soit par le fait d'être, au final, habitué à leur insistance, soit au contraire en leur permettant de « se faire oublier ». Par des interventions de plus en plus espacées.



Mais même là, cet état de fait  - et d'esprit - qui fait que je vois ces formes, m'a permis de parfois sauver une vie.

R5 II (enfin, en rêve)

Hector06


Énorme coïncidence, je retombe sur cette vieille photo, pile le jour de la Pleine Lune.



R5 II (enfin, en rêve)

Hector06


1987, deux ans plus tard.


R5 II (enfin, en rêve)

Hector06



Désormais éveillé d'un intérêt nouveau pour « la camaraderie rigolote qui permet d'éprouver des papillons dans le ventre avec les filles », je me dote sans le vouloir d'une petite amie. L'inspiration est puisée dans les séries télés et les pubs, overdosées à outrance, dès que j'ai 2 minutes, et c'est donc une jeune fille honnête au grands yeux envahis d'intelligence qui partage mes sentiments.

Et de la même manière que j'embarque le forumeur de bonne volonté presque 40 ans plus tard dans mon récit photographique, je lui fait alors vivre un épisode lycanthropique de belle facture qui laissera des traces dans notre relation et des regrets immédiats de ma part.

Équipé d'un dentier aux canines démesurées, et d'un scénario alambiqué avec lenteur les semaines et les jours précédant l'attaque, je mettais en place ce qui allait faire de moi un Michael Jackson de farces et attrapes.

Après le bahut, et ce afin que ce mot face écho à tout boomer lisant ce récit, je l'accompagnais chez elle comme d'ordinaire.
Sauf que, déjà au courant des phases de la lune afin de mieux me protéger de créatures que personne dans mon entourage ne soupçonnait de réellement exister, je m'aidais de ce calendrier secret et obsessionnel pour rendre plus crédible l'épisode que j'allais faire vivre à mon aimée.

Dentier en poche, scénario paufiné et ne pouvant plus reculer, je faisais chemin avec elle, sa main dans la mienne, nos épaules se touchant régulièrement, et nos sac U.S fricotant dans notre dos sans que nous le sachions, sur un chemin assez long qui d'habitude nous évitait soigneusement de prendre un bus qui aurait raccourci notre mutuelle compagnie, mais qui ici me donnait le loisir de répéter mentalement le déroulé exact de mes mouvements et de mes mots.

Arrivé en bas de chez elle, un mini parc. Ombragé par les conifères en nombre, et donc assez bien protégé de tout éclairage citadin. Un vrai mini bois, dont je me servais honteusement au nom de ma blague, mais aussi par besoin d'expier la terreur qui ne m'avait jamais quitté.

C'est presque mot pour mot le scénario de Thriller que je lui récitais alors. Expressions, silences, regards et gestes.
S'enchaînèrent ses réactions, ses hochements de tête, ses réponses, calquées eux aussi sur le clip, sans qu'elle ne s'en rende compte.

Une fois rassuré qu'elle m'aimait vraiment, et qu'elle était prête à entendre la révélation que j'avais à lui faire, je lâchais prestement sa main, non s'en avoir donné un dernier et ostensible coup d'oeil en direction de la lune.

Une fraction de seconde plus tard, n'en pouvant plus, et pris d'une douleur si fulgurante qu'elle me cassa en deux à ses pieds, je sorti mon dentier de ma poche, dans une fluidité à la Majax, et l'emboucha comme un plongeur chevronné. Ma tête tourna brusquement sur le côté, et j'eu à peine le temps de distinguer la terreur commencer à investir son visage, lorsque je lui hurlais « VA T'EN ! » d'une voix déjà transformée.

Je me relevais, et déjà mes yeux exorbités et en pleines convulsions, lui arrachèrent un cri strident, qui monta distinctement de plusieurs paliers lorsque j'ouvris une bouche désormais pleine de crocs aiguisés et prêts à la mettre à mon menu.

Redressé maintenant, c'est tout mon corps qui fut pris de spasmes. Mon sac tomba bruyament au sol, comme devenu inutile à cette condition nouvelle d'animalité qui poussait de toutes ses forces en moi,  sous les yeux même de ma fiancée.

Je me redressais, ou plutôt je me retrouvais à demi courbé devant elle dont le visage était devenu jaune pale. Mes mains n'étaient plus que tensions et crispations, tordues comme des serres. J'avançais vers elle les yeux plissés, la gorge habitée d'un son que je ne reconnaissais pas moi-même, et ayant du mal à marcher. Il fallait que je la dévore, impérativement.

C'est ce qu'elle compris. Je la vis courir sans demander son reste, hurlant pour sa vie, mais peu importe j'avais déjà trop hesité et me mis à sa poursuite. À très grandes enjambées, rendues possibles par la mutation soudaine et qui me firent la rattraper en un rien de temps.

C'est là, à portée de griffes et de mâchoire, que d'un coup, son désespérément et sa course paniquée sous les yeux, je sorti sans le vouloir de l'influence de la lune et me mis à rire à gorge déployée.

Rire engendré par la perfection de la blague, sa réussite inespérée, mais aussi parce que cette métamorphose, bien que courte, m'avais moi aussi mis à rude épreuve. Je ne refis jamais cet exercice, qui est de faire cohabiter une bête sanguinaire avec soi, mais à l'instar de ce fil, elle me permis de sans doute trouver plus vite la porte de sortie de mes tourments.


R5 II (enfin, en rêve)

vernhet

Citation de: Hector06 le Hier à 18:25:15Désormais éveillé d'un intérêt nouveau pour « la camaraderie rigolote qui permet d'éprouver des papillons dans le ventre avec les filles », je me dote sans le vouloir d'une petite amie. L'inspiration est puisée dans les séries télés et les pubs, overdosées à outrance, dès que j'ai 2 minutes, et c'est donc une jeune fille honnête au grands yeux envahis d'intelligence qui partage mes sentiments.

Et de la même manière que j'embarque le forumeur de bonne volonté presque 40 ans plus tard dans mon récit photographique, je lui fait alors vivre un épisode lycanthropique de belle facture qui laissera des traces dans notre relation et des regrets immédiats de ma part.

Équipé d'un dentier aux canines démesurées, et d'un scénario alambiqué avec lenteur les semaines et les jours précédant l'attaque, je mettais en place ce qui allait faire de moi un Michael Jackson de farces et attrapes.

Après le bahut, et ce afin que ce mot face écho à tout boomer lisant ce récit, je l'accompagnais chez elle comme d'ordinaire.
Sauf que, déjà au courant des phases de la lune afin de mieux me protéger de créatures que personne dans mon entourage ne soupçonnait de réellement exister, je m'aidais de ce calendrier secret et obsessionnel pour rendre plus crédible l'épisode que j'allais faire vivre à mon aimée.

Dentier en poche, scénario paufiné et ne pouvant plus reculer, je faisais chemin avec elle, sa main dans la mienne, nos épaules se touchant régulièrement, et nos sac U.S fricotant dans notre dos sans que nous le sachions, sur un chemin assez long qui d'habitude nous évitait soigneusement de prendre un bus qui aurait raccourci notre mutuelle compagnie, mais qui ici me donnait le loisir de répéter mentalement le déroulé exact de mes mouvements et de mes mots.

Arrivé en bas de chez elle, un mini parc. Ombragé par les conifères en nombre, et donc assez bien protégé de tout éclairage citadin. Un vrai mini bois, dont je me servais honteusement au nom de ma blague, mais aussi par besoin d'expier la terreur qui ne m'avait jamais quitté.

C'est presque mot pour mot le scénario de Thriller que je lui récitais alors. Expressions, silences, regards et gestes.
S'enchaînèrent ses réactions, ses hochements de tête, ses réponses, calquées eux aussi sur le clip, sans qu'elle ne s'en rende compte.

Une fois rassuré qu'elle m'aimait vraiment, et qu'elle était prête à entendre la révélation que j'avais à lui faire, je lâchais prestement sa main, non s'en avoir donné un dernier et ostensible coup d'oeil en direction de la lune.

Une fraction de seconde plus tard, n'en pouvant plus, et pris d'une douleur si fulgurante qu'elle me cassa en deux à ses pieds, je sorti mon dentier de ma poche, dans une fluidité à la Majax, et l'emboucha comme un plongeur chevronné. Ma tête tourna brusquement sur le côté, et j'eu à peine le temps de distinguer la terreur commencer à investir son visage, lorsque je lui hurlais « VA T'EN ! » d'une voix déjà transformée.

Je me relevais, et déjà mes yeux exorbités et en pleines convulsions, lui arrachèrent un cri strident, qui monta distinctement de plusieurs paliers lorsque j'ouvris une bouche désormais pleine de crocs aiguisés et prêts à la mettre à mon menu.

Redressé maintenant, c'est tout mon corps qui fut pris de spasmes. Mon sac tomba bruyament au sol, comme devenu inutile à cette condition nouvelle d'animalité qui poussait de toutes ses forces en moi,  sous les yeux même de ma fiancée.

Je me redressais, ou plutôt je me retrouvais à demi courbé devant elle dont le visage était devenu jaune pale. Mes mains n'étaient plus que tensions et crispations, tordues comme des serres. J'avançais vers elle les yeux plissés, la gorge habitée d'un son que je ne reconnaissais pas moi-même, et ayant du mal à marcher. Il fallait que je la dévore, impérativement.

C'est ce qu'elle compris. Je la vis courir sans demander son reste, hurlant pour sa vie, mais peu importe j'avais déjà trop hesité et me mis à sa poursuite. À très grandes enjambées, rendues possibles par la mutation soudaine et qui me firent la rattraper en un rien de temps.

C'est là, à portée de griffes et de mâchoire, que d'un coup, son désespérément et sa course paniquée sous les yeux, je sorti sans le vouloir de l'influence de la lune et me mis à rire à gorge déployée.

Rire engendré par la perfection de la blague, sa réussite inespérée, mais aussi parce que cette métamorphose, bien que courte, m'avais moi aussi mis à rude épreuve. Je ne refis jamais cet exercice, qui est de faire cohabiter une bête sanguinaire avec soi, mais à l'instar de ce fil, elle me permis de sans doute trouver plus vite la porte de sortie de mes tourments.



.Excellent,Bravo!

Hector06

#58
Rhoo tu te moques encore  ;)

Il serait amusant de calculer ou d'hypothéser le nombre de membres du forum, atteints de cette malédiction, et qui n'arriveraient pas à finir cette page pour cause de transformation imminente.

Ces deux dessins précédemment, pour faire un pont vers la fin de ce fil, et un dernier écho à la pleine lune qui fait foi aujourd'hui il me semble.

...


Pour continuer sur le sujet de ce fil:

J'ai fait la connaissance d'un gars à la Fnac, un gars avec qui je discutais un peu lorsque je tombais dessus. Très sympa, à la discussion fluide et intéressante. Pas le genre à te servir du small talk pour meubler. Tres nature et rien à prouver.

On a fini par échanger nos adresses mail, et de temps en temps il envoie à ses contacts des suggestions de musiques et des photos d'anciens concerts, qu'il travaille ou retravaille à sa guise. Et honnêtement, le mec est très doué je crois qu'il s'en rend pas compte.

Parmi les nombreux mails qu'il envoie, il m'envoie un jour une photo anodine d'un lieu par lequel il est passé, dans la région.

Il m'envoie donc une photo de paysage. Sympa, très sympa à regarder, notamment le fait de l'imaginer se tenir là pour prendre la photo.

Seulement, problème... sous la forme d'une énième paréidolie lupine. 

Car dans la rivière, les rochers forment un loup, un loup menaçant, jusqu'aux détails, babines retroussées, yeux froncés, racines des moustaches, et une oreille en arrière, qu'on ne peut ignorer. Et qui illustre à son tour le thème de ce fil.

Je te laisse voir:





R5 II (enfin, en rêve)

bozart

Ah la la !...
Ça s'appelle une obsession, elle vient, revient, rerevient, rererevient etc, par une boucle soigneusement encéphalogrammée, entretenue et peaufinée.
D'où les "coïncidences".
Qui sont mathématiquement très nombreuses (comme au jeu de dés par exemple).

En sortir ?

vernhet

Citation de: Hector06 le Hier à 20:54:20Rhoo tu te moques encore  ;)





.    Ah non, pour le coup, je ne moque absolument pas et j'admire ton écriture et cette profusion d'images et de reviviscences!

Hector06

Citation de: bozart le Hier à 23:13:43Ah la la !...
Ça s'appelle une obsession, elle vient, revient, rerevient, rererevient etc, par une boucle soigneusement encéphalogrammée, entretenue et peaufinée.
D'où les "coïncidences".
Qui sont mathématiquement très nombreuses (comme au jeu de dés par exemple).

En sortir ?

En sortir je me suis résigné à son impossibilité  => cf: ces pareidolies, émergeant alors que je croyais que cette terreur obsessionnelle s'était guérie par l'âge et l'acquisition du bon sens qui va avec.

Donc au lieu d'en sortir je l'apprivoise, et trouve amusant qu'elle se mêle à la photographie.


Mais je reste curieux de savoir ce qu'une personne extérieure à tout ceci peut en penser. Car si j'avais été cuistot ou acrobate ce fil n'existerait pas. Pourtant le support photo permet pleinement de témoigner, et par exemple, on voit clairement la tête d'un loup, telle,que je la décris, comme posée dans le lit de cette rivière.




R5 II (enfin, en rêve)

Hector06

Citation de: vernhet le Hier à 23:34:50.    Ah non, pour le coup, je ne moque absolument pas e j'admire ton écriture et cette profusion d'images


Ah ;D

Une question, on voit bien un loup dans cette rivière n'est ce pas ?


R5 II (enfin, en rêve)

Hector06



Je trouve ça très étonnant.

Pour illustrer:


R5 II (enfin, en rêve)

bozart

Citation de: Hector06 le Hier à 23:36:15Une question, on voit bien un loup dans cette rivière n'est ce pas ?

Il n'est pas. Pas du tout !  ;D

vernhet

Citation de: Hector06 le Hier à 23:36:15Ah ;D

Une question, on voit bien un loup dans cette rivière n'est ce pas ?



.  heu...